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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le chateau des chercheurs de sens

Le chateau des chercheurs de sens

J. J. MARTIN, dans l’un de ces cours, nous fait part de la maladie des Hommes : celle d’être un Homme au sens où chacun doit maintenir un équilibre en son intérieur pour pouvoir vivre et s’intégrer dans notre société. Dans la mesure où chaque Homme est malade, certains se sentent capables seuls de gérer leurs conflits internes et d’autres ont besoin d’aide. Dans la plupart des institutions spécialisées, la demande d’aide vient rarement de la personne en difficulté. Ceux sont les différents professionnels du social qui placent ou déplacent ces personnes en fonction de leurs pathologies et en fonction de ce qui leur semblent mieux et non en fonction du choix de la personne.

Je n’envisage pas mon travail d’éducateur sans l’affect. Dans la plupart des institutions on m’a demandé de m’investir mais de ne pas m’attacher. Pourtant, dans chaque rencontre l’affect est présent, de façon négative ou positive, encore une fois le paradoxe est que dans certaines structures on nous demande de ne pas ressentir d’affect et de travailler avec distance. Le fonctionnement de ces structures institutionnelles sont alourdies par un système de type administration où les procédures, les règles ont pris le pas sur l’humain. On se soucis davantage que le repas soit pris dans le calme et dans les règles que du jeune qui ne mange pas son assiette ou de celui qui ne parle plus depuis 2 jours

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Le livre noir de la jeunesse de Michel FIZE

Au travers de son livre, Michel Fize nous fait part de la situation actuelle des jeunes concernant leur rapport avec la société et plus particulièrement avec les adultes. Le jeune bien qu’il soit un être en soi avec ses propres capacités et sa propre richesse intérieur, il est aujourd’hui considéré comme un être « inachevé », dominé par les adultes. L’infériorité sociale de l’adolescent est présente partout. Bien que la jeunesse fait rêver, elle aspire une crainte de part les adultes.

Sous le signe du lien Boris Cyrulnik

Si mon choix s’est porté sur cet ouvrage, c’est que la notion de lien, dans une optique de travail auprès de personnes désocialisées, souffrant de maladie mentale ou de troubles du comportement, m’est apparue comme primordiale dans une tentative de compréhension des origines de la défaillance. Le processus d’attachement imprègne la manière dont nous menons nos vies. Il me semble donc important de prendre en considération la forme qu’a pu revêtir cet attachement, de voir comment se sont tissés les liens, afin de regarder de façon un peu plus distanciée certains comportements qui peuvent dérouter ou être mal interprétés.

L’angle adopté pour étudier ici ce concept d’attachement, l’observation éthologique m’a vivement intéressée et c’est une des raisons qui m’a poussée à me plonger dans cet ouvrage.

« Handicap mental et majorité : rites de passage à l’âge adulte en IME » d’Eric Santamaria

Cet ouvrage a été conçu dans le cadre d’une thèse de science de l’éducation, il a pour étude une structure particulière : l’Inter-Unité des Jeunes Majeurs (IUJM) au sein de l’IME Louis le Guillant de Villejuifs, pour travailler sur le changement de statut de mineur à majeur à partir de ce que l’auteur appelle les rites de passage à l’âge adulte. Cette étude a été menée d’un point de vue ethnologique pour permettre à l’auteur comme aux professionnels d’avoir une réflexion sur la prise en charge des personnes handicapées mentales mais aussi d’interroger la manière dont la société perçoit et intègre ces jeunes.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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