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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Présentation de l'AEMO

Présentation de l'AEMO L’Action Educative en Milieu Ouvert est née à la fin des années 1950. C’est le résultat d’une tendance préférant maintenir les enfants dans leur famille en leur proposant une aide éducative plutôt que de les placer en internat spécialisé. En effet, le placement en internat s’est déprécié au fil des années et l’idée que le développement de l’enfant devait se faire dans son milieu naturel s’est développée.

Souvent considérée comme une pratique intrusive dans l’intimité des familles, les mesures d’AEMO permettent de proposer un accompagnement individualisé qui doit répondre au plus près au besoin d’aide, dans le respect de la vie privée et des droits. Ces mesures s’inscrivent dans un objectif de maintien de l’enfant chez lui, en veillant à la cohérence des actions, et en garantissant la stabilité pour l’enfant. Dans tous les cas, il s’agit de prévenir la dégradation des situations, la détérioration des liens, d’accompagner les parents pour qu’ils trouvent ou retrouvent leur place et puissent exercer leurs compétences et leurs obligations vis-à-vis de leur enfant.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Dossier partenariat et réseau en CMPE (Centre Médico-Psycho-Educatif)
Pour tenter d’y parvenir, je présenterai le travail en partenariat et en réseau au CMPE à travers la présentation de l’institution, la définition du partenariat et réseau selon différents points de vue, puis les partenaires du CMPE. Une fois cet état des lieux réalisé, je m’intéresserai plus particulièrement à un des partenaires, à savoir l’association ASMAE Sœur Emmanuelle (Agir, Soutenir, Mobiliser pour l’Avenir des Enfants). A partir de la présentation de cette association et de la manière dont se structure le partenariat entre elle et le CMPE, j’analyserai les impacts de leurs différences culturelles, qu’ils soient une richesse ou un frein, dans la réalisation du projet mis en place par ces deux acteurs.
Le manque de places en structures spécialisée en Picardie.
J’ai effectué mon stage à l’Institut médico-éducatif de la Somme, officiellement habilité à accueillir des enfants, adolescents et jeunes adultes de 6 à 21 ans ( une prolongation du suivi est parfois envisagé jusque 25 ans et un enfant est rarement orienté à l’I.M.E de la Somme avant 9 ans ) présentant des déficiences intellectuelles légères à moyenne avec ou sans troubles du comportement et/ou de la personnalité. Dans les faits, les profils des populations accueillis à l’IME de la Somme sont plus diversifiés, les causes sont multiples. L’I.M.E se voit orienter des usagers aux profils divers, il faut pour l’équipe de professionnels pluridisciplinaire s’adapter, la cohabitation de ces usagers entraine différentes conséquences problématiques que j’ai pu constater au quotidien sur mon lieu de stage, certaines situations m’ont interpellé, ce qui m’a poussé à m’interroger sur la question de la place de certains usagers en Institut Médico-éducatif, et du manque de structures spécialisée en Région Picardie. Quelles sont les causes et les conséquences d’un manque de structure d’accueil spécialisée ? Qu’engendrent-t-elle au sein d’un Institut Médico-Educatif ?
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

Dossier de pratique professionnelle : Martine
C’est au foyer de vie sur le groupe V que j’ai effectué mon stage. L’accompagnement y est quotidien et personnalisé. Sur ce groupe, l'équipe éducative est présente pour assurer le maintien des acquis et accompagner les résidents en fonction de leur besoin. C'est d'ailleurs la volonté de découvrir cette dimension du métier qui m'a fait choisir ce lieu de stage. En effet, je souhaitais appréhender la personne en situation de handicap à part entière et me rendre compte de ses besoins. Je m'interrogeai aussi beaucoup sur la façon dont les éducateurs géraient le quotidien. Notamment en cas de crise de violence comment agir au mieux pour l'individu mais aussi pour le groupe? C'est pourquoi, j'ai choisi de présenter une situation qui m'a longuement interrogé. J'ai été confronté à une résidente qui peut par moment se montrer très violente lorsqu'un éducateur s'oppose à elle et j'ai agi de manière à anticiper la crise. Cependant, la réponse que j'ai apporté m'a questionné notamment au niveau de la place de l'autorité dans la relation éducative

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