LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

François Chobeaux : Les nomades du vide

François Chobeaux : Les nomades du vide

Dans cette action, les intervenants changent d'un festival à l'autre, d'une année sur l'autre. D'autre part, le temps d'intervention est restreint, un festival dure de deux jours à une semaine, c'est court pour se faire identifier. En effet, si l'on veut que relation puisse s'établir il faut connaître le jeune, son parcours, il faut qu'il se sente connu et surtout reconnu. J. ROUZEL propose une approche singulière de l'action éducative partant de la psychanalyse, laquelle comme l'éducation spécialisée, fonde sa pratique sur la relation et la parole.

Selon lui, « la relation éducative est le moyen d'agir dans le sens d'un changement des personnes en vue d'une meilleure insertion pour elles dans la communauté des citoyens ». Cette relation, loin d'être spontanée, est pour l'éducateur un outil privilégié. La souffrance du jeune est intime et il ne peut la livrer à l'éducateur au seul titre de ce dernier, il doit se sentir en confiance avec l'éducateur qu'il rencontre : « c'est dans cette rencontre humaine, ou chacun éducateur et éduqué, est appelé à soutenir sa vérité, que réside le cœur du travail éducatif ».

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Personnes handicapées, personnes valides ensemble, semblables et différentes : d’Elisabeth Zucman

Son ouvrage aborde le sujet du handicap et du polyhandicap. Il présente le handicap selon différents points de vue : celui de la famille, des professionnels, de la société et il met surtout en évidence l’importance du regard et de la place du handicap dans notre société actuelle. Et ce dans le but de trouver une harmonie et de vivre ensemble semblables et différents.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

La dynamique des groupes restreints : Didier Anzieu et Jacques-Yves Martin

Les auteurs font état de cinq catégories fondamentales de groupes. La première catégorie de groupe est la foule : il s'agit d'un grand nombre d'individus qui se retrouvent au même endroit sans avoir clairement cherché à le faire, ils sont là d'après une motivation personnelle (concert, concours, etc.). Puis il y a la bande : ce sont des personnes réunies volontairement, pour le plaisir d'être ensemble. Le groupement : il s'agit d'individus qui se réunissent à une certaine fréquence avec un objectif permanent.

Le groupe primaire ou groupe restreint : petit nombre de membres qui possèdent de nombreux échanges, des relations affectives, des sentiments, des normes, des rôles différents et une poursuite d'objectifs communs. Puis, il y a le groupe secondaire : on l'appelle aussi organisation, il s'agit d'un système social dont les rapports entre les membres sont froids et formels. De manière générale, il faut au moins trois individus pour former un groupe.

Des atouts pour une pédagogie en situation : François Hébert

Dans son livre, François Hébert nous dit que le travail de l’éducateur spécialisé est complexe et qu’il faut sans cesse répondre aux demandes des usagers. Parfois dans l’impossibilité d’y répondre et incapable d’anticiper les comportements et les réactions des publics accompagnés, l’éducateur doit s’appuyer sur « des petites astuces », « des bricolages » pour entrer en relation avec ce dernier. Sans cesse s’adapter à la situation rencontrée et innover au risque de ne pas y arriver mais d’avoir une piste dans laquelle retravailler et approfondir la prochaine fois.

L’éducateur doit être créatif, la situation singulière ne pourra pas être généralisé et nécessitera un renouvellement permanent. Car ce qui fonctionne à un moment ne sera peut-être pas efficace la fois suivante. Le métier d’éducateur spécialisé constitue la mise en œuvre de savoir-faire adaptée à chaque situation.

Dans ce livre, l’auteur propose des petites astuces pour appréhender les publics afin de déclencher une relation éducative. Tous les éducateurs durant leur parcours ont rencontré ces situations et ont trouvé des « petit rien » pour débloquer la situation mais ils n’ont pas partagé l’acte éducatif avec ses pairs et c’est ce que fait François Hébert dans cet ouvrage ; un partage de savoir être et de savoir-faire.

 Il présente une série de stratégies à mettre en œuvre pour contourner les difficultés rencontrées. Dans le livre trois séries sont expliquées, il préconise de sortir du tête à tête en utilisant les ressources extérieures comme par exemple s’intéresser au milieu familial, à la culture, puis utiliser les médiations tels les ateliers, le jeu ou l’imaginaire et enfin sur la rencontre directe par l’écoute active, la reformulation positive ou le contrat.,

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche