LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La mission des CHRS

La mission des CHRS

Le chômage qui frappe les pays occidentaux n’est pas principalement le fait d’une mauvaise conjoncture économique mais avant tout la conséquence de modifications structurelles propres à nos sociétés développées. On compte ainsi un nombre croissant de jeunes chômeurs de longues durée, dont l’incorporation au marché du travail nécessitera du temps, des méthodes adaptées et donc une mobilisation importante de la part des différents intervenants. Toutefois, les jeunes qui sont accueillis ne sont pas uniquement et simplement victimes de la crise économique. Ils sont en rupture familiale, parfois dès l’enfance, en échec scolaire pour l’essentiel, d’autres sont issus de l’immigration. Ils présentent aussi des troubles du comportement liés à divers types de pathologies. Certains ont connu l’hôpital psychiatrique, d’autres la prison... Ainsi, ces jeunes, déjà fragilisées, sont les premiers touchées par la crise économique. L’action d’accompagnement et de soutien doit tenir compte de cette structure psychosociologique propre à la majorité des jeunes accueillis.

INTRODUCTION 1. LA MISSION DES CHRS 2. PRÉSENTATION DE L’ÉTABLISSEMENT 2.1. PRÉSENTATION DE L’EQUIPE 2.2. ORGANISATION PRATIQUE 3. OBJECTIF 4. UNE PÉDAGOGIE POUR LE PROJET 4.1. LE PROJET DE LA PERSONNE 4.1. LE RÔLE DE L’EDUCATEUR 5. LES MOYENS 5.1. LE SERVICE ÉDUCATIF 6. ACTIONS MENÉES LORS DE CE STAGE 6.1. EN TANT QUE RÉFÉRENT 6.2. ACCUEILLIR ET PROCÉDER A UNE ADMISSION 6.3. EFFECTUER UN SUIVI ET UN SOUTIEN DANS LES DÉMARCHES 6.4. AIDER A LA RÉALISATION DU PROJET 6.5. RÉPONDRE QUOTIDIENNEMENT A LA DEMANDE D’ECOUTE, D’ORIENTATION, DE CONSEIL, DE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE ET MORAL 6.6. ACCOMPAGNEMENT A LA RECHERCHE D’EMPLOI 6.7. ACCOMPAGNEMENT DES JEUNES EN SITUATION DE FORMATION OU D’EMPLOI 6.8. ANIMATIONS CULTURELLES 6.9. LES ÉCRITS INSTITUTIONNELS CONCLUSION 1. LA MISSION DES CHRS “La diversité des handicaps sociaux dont souffrent les personnes susceptibles d’être accueillies dans les centres d’hébergement appelle une intervention elle-même extrêmement diversifiée. La qualité d’une telle intervention sera fonction d’une bonne identification des besoins d‘une part et d’autre part de la qualité du projet pédagogique, en particulier de son caractère promotionnel et des équipes chargées de la mettre en oeuvre.” Les besoins auxquels les centres d’hébergement peuvent être appelés à répondre sont, ensemble ou séparément, les suivants : - Accueil personnalisé - Hébergement de nuit - Entretien et nourriture - Action socio-éducative et culturelle générale (permettre aux personnes accueillies de réfléchir sur leur situation, de s’identifier et de pouvoir maîtriser leur vie, apprentissage de la solidarité et des responsabilités individuelles et collectives par une action d’animation communautaire afin de pouvoir se situer au sein de la société). - Action spécialisée de lutte contre l’alcoolisme, la drogue, la prostitution. - Assistance administrative (démarche en tout genre pour le logement, l’emploi, l’accès au droit à la santé.) - Réinsertion professionnelle” C’est donc sur ces bases qu’un projet pédagogique a été élaboré afin de mieux répondre à la mission d’insertion sociale des jeunes qui sont accueillis. L’objectif du CHRS où j’ai effectué mon stage long est l’accompagnement de jeunes (18 - 28 ans) dans leur projet de réinsertion. Cette aide doit se situer dans une perspective d’apprentissage de l’autonomie. Cet accompagnement doit être adapté à chaque personne. Il se situe dans le cadre d’une relation à l’autre qui constamment pose la question de la distance. L’éducateur ne doit être ni trop près, ni trop loin. La “bonne distance” varie suivant les moments, les situations et les personnes. L’accompagnement se situe au niveau des démarches administratives, de la prévention, de la santé, de la gestion budgétaire, de la formation, de l’emploi et du logement. Il est donc mis en oeuvre une action sociale et éducative pour ces jeunes privés momentanément de travail, de ressources suffisantes et de logement, qui tienne compte de leur histoire, de leur personnalité, de leurs difficultés pour arriver à l’élaboration du projet de chacun qui respecte la globalité de l’individu, sa dignité, sa liberté et ses droits. De plus, l’ensemble de l’équipe éducative, c’est-à-dire tout le personnel, en fonction de ses propres compétences, est là pour aider les usagers à trouver ou retrouver leur identité, leur personnalité, pour leur donner ou redonner la possibilité de s’intégrer dans le tissus social en respectant leurs propres choix. Ils doivent avoir le souci de participer à la création d’une dynamique positive, tant au niveau de l’équipe qu’au niveau du groupe de résidents, (tissage de liens, animation, sécurité de chacun, limites...). Ceci afin de créer un climat favorable à l’évolution des personnes. 2. PRÉSENTATION DE L’ÉTABLISSEMENT Le CHRS est situé à P. Il occupe des locaux prêtés par la Ville de P, ceux-ci abritaient anciennement une congrégation religieuse qui faisait oeuvre de charité auprès des démunis, c’est dire si ce lieu est imprégné d’histoire. La façade est d’ailleurs classée. 2.1. PRÉSENTATION DE L’ÉQUIPE Au sein du centre, l’usager est entouré et encadré par une équipe. Les différentes personnes composants celle-ci sont les suivantes : - Directeur - Administratif (1 secrétaire comptable mi-temps) - Éducatif (1 éducateur, 1 éducatrice) - Conseillère à l’emploi (mi-temps) - Social (1 assistante sociale mi-temps) - Veilleurs de nuit (2) - Animation (1 service ville) - Un bénévole retraité, logé dans un appartement jouxtant le centre, apporte son aide à l’entretien et la maintenance des locaux, le ménage et la cuisine. - Et dans la mesure du possible, un stagiaire éducateur spécialisé et assistant social. Le centre ne dispose pas de personnel des secteurs de la santé. A cet effet, il a été établi des partenariats avec le Centre de santé et le CMPP et d’autres professionnels de la santé de l’arrondissement. Le personnel est soumis à la convention collective de 51, le prix de la journée est payé par la DASS, et le centre n’est pas sectorisé en ce qui concerne les accueils. 2.2. ORGANISATION PRATIQUE Horaires d’ouverture du centre aux résidents : en semaine, de 16 h à 9 h 45, le week-enIours fériés toute la journée. Temps de liaison et réunions de l’équipe éducative : tous les soirs de 21 h 40 à 22 h, liaison éducateur “de jour” / auxiliaire de nuit. Les lundis de 15 h à 16 h, liaison assistante sociale / éducateur. Les mardis de 14 h 30 à 15 h 30, liaison entre éducateurs. Les jeudis de 12 h 30 à 17 h 30, réunion pluridisciplinaire. Les vendredis de 10 h à 11 h, liaison auxiliaire de nuit / assistante sociale. Un jeudi par mois pendant deux heures et demi, une consultante anime une réunion du supervision, elle nous aide à analyser les comportements des résidents, leurs interactions avec l’équipe éducative, leur problématique et les difficultés que nous rencontrons avec ceux-ci. L’hébergement des résidents se fait en chambres collectives, le plus souvent trois personnes par chambre. Une participation aux frais d’hébergement est demandée à ceux-ci, elle est de 30 % de leur revenu, avec un minimum de 300 Frs et plafonnée à 1300 Frs. Conformément à l’Art. 6 de la Loi du 20 décembre 1954, il est demandé aux résidents de participer aux tâches ménagères collectives. L’organisation de ces tâches est prévue en tenant compte des contraintes dans l’organisation inhérente à l’institution et à la disponibilité du jeune. A cet effet, au retour de ses recherches, de sa formation, ou de son travail, le résident doit se retrouver dans un lieu qui le sécurise, le soutient, et le responsabilise. Ce dernier objectif peut donc être atteint par la participation demandée à la vie collective (participation à tour de rôle aux tâches ménagères, préparation de certains repas ou choix de ceux-ci), mise en place d’activités de loisirs.

Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Partenariat et réseau : IME et Association d'Action Sanitaire et Sociale
Dans le domaine du social, le travail en partenariat et réseau sont apparus d'après les lois de décentralisation en 1983 puis révisées en 2004. Les travailleurs sociaux sont confrontés à des problématiques familiales ou professionnelles de plus en plus complexes et les dispositifs d'actions sociales requièrent de nombreux acteurs du secteur public et de la société civile. Ce travail de collaboration complexe a nécessité d'unir les forces : il s'agit de mutualiser les compétences, d'unir les ressources et les efforts afin d'assurer une qualité d'accompagnement vis-à-vis de l'usager. Ce n'est qu'à partir de la loi du 2 janvier 2002, rénovant l'action sociale et médico-sociale qui indique dans son article 21 que, "Favoriser la coordination, la complémentarité, garantir la continuité des prises en charge et de l'accompagnement dans le cadre de réseaux sociaux et médico-sociaux coordonnés" que se créé "une plus grande coopération entre établissements et services". On a alors vu la création de plusieurs outils : les conventions, les syndicats inter-établissements, les groupements (GIE, GIP), les Groupements de Coopération Sociale et Médico-sociale (GCSMS), les regroupements et les fusions. Le GCSMS, issu du sanitaire est fortement encouragé aujourd'hui par la direction générale des affaires sociales (DGAS) qui y voit la nécessité pour les établissements de développer des mutualisations de leurs moyens et de leurs ressources, de rendre plus efficace leurs modes de collaboration et d'évoluer vers un décloisonnement entre le secteur social et le secteur médico-social. Les missions des groupements sont élargies dans l'article 94 de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, modifiant ainsi le Code de l'action sociale et des familles. Lors de mon parcours de formation pour obtenir le diplôme d'éducatrice spécialisée, il m'est demandé d'élaborer un dossier contribuant à la validation du DC4 « Implication dans les dynamiques partenariales, institutionnelles et inter-institutionnelles » en lien avec mon stage « à responsabilité ». Au travers de ce dossier, je compte démontrer les complexités du travail en partenariat et en réseau, ainsi que sa mise en œuvre. Je compte, dans un premier temps présenter mon lieu de stage et son territoire. Redéfinir les notions de partenariat et de réseau afin de démontrer leurs complémentarités dans le travail social. Enfin, montrer les complexités de l'élaboration d'un partenariat, ses enjeux et son évaluation.
Stage à Madagascar

En 2017, à Madagascar, 82% des enfants de moins de 18 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté, un taux plus élevé que la moyenne nationale qui est de 76%. En raison d’un accès compliqué à la scolarité, dû notamment au prix des études, nombreux sont les jeunes qui errent dans la rue, partagés entre l’aide apportée aux parents dans leurs tâches quotidiennes et le vagabondage. C’est pour répondre à cette problématique qu’a été créé le Centre Social des Enfants Vulnérables de Mahajanga (CSEV) en 2011.

 Il est né des besoins qui ont émergé à la suite d’une enquête sociale menée dans le quartier de Tsararano Ambany, quartier très pauvre de Mahajanga. En effet, après de nombreuses visites à domicile, il est apparu que suite à la crise politique subie par le pays entre 2002 et 2009, une paupérisation importante s’est produite et par conséquent, le taux de scolarisation des enfants s’est extrêmement affaiblit.

Tsararano Ambany est en effet un quartier populaire ou les familles le plus souvent monoparentales élèvent leur enfant dans des maisons de taule. Ces mères célibataires, en précarité, n’ont pas les moyens de payer les frais demandés par les écoles privées du secteur. En ce sens, le CSEV a été mis en place pour permettre à ces enfants d’accéder à l’instruction. Ces missions diverses d’articulent autour d’une problématique centrale : la lutte contre le phénomène des enfants des rues. C’est dans cette structure intégré dans ce pays plein de contrastes que j’ai eu le privilège de vivre mon stage à travers ma formation d’éducateur spécialisé et mon immersion dans une culture nouvelle.

Mon rapport de stage met en lumière mon expérience durant ces deux mois, mon parcours alimenté par mes rencontres, mes interventions éducatives, les difficultés et les imprévus majeurs que j’ai rencontré.

Stage au centre pénitentiaire (quartier mineurs)
J'abordais ce stage avec quelques préjugés. C'est un univers que je ne connaissais pas et dont j'avais eu des échos pas toujours positifs. J'appréhendais donc ce stage mais en même temps j'étais curieuse de découvrir ce type de prise en charge de la PJJ notamment à travers le travail éducatif dans un lieu qui n'a rien d'éducatif! En effet l'incarcération n'est pas une sanction éducative; je restais donc sceptique et je trouvais que ce passage «obligé» par la case prison n’était peut-être pas la solution la mieux adaptée à des mineurs déjà bien abîmés par les aléas de la vie. Pourtant je suis bien consciente que l’incarcération est parfois incontournable pour des jeunes, en réponse à certains de leurs actes très graves.
Stage dans un foyer social : atelier calligraphie
Les différentes observations recueillies par les professionnels ont permis d’identifier que le public accueilli à la résidence sociale avait tendance à rester des journées entières au sein de leur structure. Le lien social que les bénéficiaires avaient avec l’extérieur se résumait aux courses au supermarché, effectuer quelques démarches administratives, ou se rendre à des rendez-vous médicaux. Les échanges entre personnes sont aussi peu nombreux. Lors d’une réunion d’équipe, nous avons pu constater qu’il était difficile de mobiliser de la résidence sociale à se rendre au café social pour profiter des actions collectives proposées. Dans le cadre de la mission qui m’est confiée, je dois mettre élaborer, mettre en œuvre et évaluer un projet qui va répondre au besoin repéré. Après avoir obtenu l’aval de la direction j’ai été chargé d’élaborer et de soumettre un projet réalisable pour validation. J’ai procédé par étape. Ma première démarche était d’évaluer la faisabilité du projet en termes de moyen.

L’insertion peut être définie d’un point de vue générique, comme la capacité d’un être humain à s’inscrire dans différents réseaux d’échange. L’insertion est tout d’abord une idée de présence par l’accès à un ou plusieurs groupes sociaux. Elle évoque une notion de participation, laquelle suppose une adaptation et une reconnaissance réciproque, sans pour autant exiger de ce groupe de trop grands efforts. Il s’agit pour la personne de trouver sa place au sein d’un ou plusieurs groupes sociaux qui tirent avantages de sa présences et auxquels elle apporte sa contribution dans le respect et la richesse de sa différence. Les compétences sociales ne peuvent se travailler et s’affiner que dans un espace collectif, animer par des tiers, pour étayer et renforcer l’accès à l’autonomie sociale. Si cette dimension m’apparaît importante, c’est parce que la personne adulte en situation d’isolement peut en effet présenter une plus ou moins grande vulnérabilité au regard de l’autre et de son éventuelle influence. Aussi, cette dynamique de groupe, pensée, aménagée, régulée par des professionnels en fonction des personnes concernées, peut (aussi) - elle favoriser une plus grande aisance dans les relations sociales ; elle fait vivre à ses participants des postures d’échange de ressources, de don et de contre-don, d’initiation à la prise de décision en groupe, de gestion socialisée des conflits et tensions qui peuvent émerger. Cela implique d’oser énoncer ses propositions et choix personnels, ses valeurs, ses goûts, opinions, refus …, autant de préalables indispensables à une insertion sociale assumée et à l’exercice de la citoyenneté.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche