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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Valoriser pour integrer

Valoriser pour integrer

Dans le cadre de ma formation d’éducateur spécialisé, j’ai effectué mon stage de seconde année dans le champ du secteur social en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale. Lors de ce stage, au foyer d’accueil d’urgence « Riquet », j’ai été sensibilisé par le nombre de jeunes adultes en errance qui s’y trouvaient. Pour la plupart, ils provenaient de structures sociales ou médico-sociales. Aussi, pour mon stage à responsabilité éducative de 3ième année, j’ai désiré me confronter à ce qui se faisait en amont. Mon choix s’est porté vers une Maison d’Enfants à Caractère Social où des adolescents s’apprêtaient à accéder à la majorité. Je souhaitais observer, analyser, comprendre afin de les accompagner à leur devenir d’adultes.

Je me posais la question de savoir pour les jeunes issus de MECS si ce que je relevais du déficit identitaire, du sentiment d’échec, de dévalorisation n’étaient pas une problématique présente et à l’origine de leurs difficultés d’intégration sociale. Dans un contexte environnemental dont familial souvent fragile et chaotique, un certain nombre d’indicateurs nous alertent : échec et rupture avec le scolaire, problèmes relationnels et comportementaux, dépression et ou pathologie mentale, passage à l’acte, délinquance, toxicomanie, prostitution. Chacun d’entre eux peut être pris dans cette primo délinquance, ou dans des tentatives de suicide, de mutilation, voir de scarification. Tous ces actes posés sont toujours à décrypter pour nous éducateurs, car ils constituent autant de signaux de leurs difficultés à venir pour s’insérer dans la société.

Dans ce mémoire, nous avons pu voir que, face aux changements tant physiques que psychiques, l’adolescent a un réel besoin de se sentir en confiance, de s’autoriser à être, à faire et à prendre une place, la sienne pour s’intégrer en tant qu’acteur au sein de la cité. Pour l’accompagner dans ce changement, l’éducateur dispose dans sa pratique au quotidien de « petits riens » qu’il va utiliser comme médiation ; l’accompagnement éducatif va alors prendre sens. Par l’utilisation de la valorisation comme outil de ces petits riens, il autorise l’adolescent à grandir, à se connaître ou se reconnaître et à acquérir une certaine identité. En référence à un regard autre, il va prendre position dans l’accession à sa vie d’adulte. En cours de placement, l’adolescent va véritablement faire expérience. Valorisé, capable de réflexion et de distanciation, le jeune pourra toujours faire appel à ces repères pour rebondir et continuer d’avancer.

J’ai pu vérifier au travers des exemples de ma pratique, que la valorisation est un préalable à l’émancipation affective, sociale et personnelle des adolescents. Le fait de valoriser leur identité singulière, de pointer leurs efficiences face à des situations difficiles leur font prendre conscience qu’ils sont capables de prendre des décisions, d’agir pour eux-mêmes parfois au prix de mettre à mal les liens de leur enfance, quels qu’ils soient.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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L'autisme le silence

L’autisme aujourd’hui, grâce en partie à l’action d’associations de parents puissantes, jouit (pourrait-on dire) d’une certaine notoriété. Aux côtés des personnes souffrant d’un traumatisme crânien, les autistes bénéficient d’une loi particulière (et d’une circulaire) qui vient compléter les lacunes, en terme de prises en charge, de la loi du 30 Juin 1975. Le choix de mon stage est à inscrire dans cet engouement, qu’aujourd’hui, suscite la personne autiste. Son caractère éminemment énigmatique participe à cette explosion récente du souci qui lui est porté. Durant cette année passée auprès d’un tel public, je me suis efforcée de comprendre quels pouvaient être les besoins spécifiques et quels outils éducatifs je pouvais mettre en place afin d’y répondre.

Dès le mois de Mars 1999, mon intérêt s’est tourné vers les difficultés de communication dont les autistes pouvaient souffrir. Ainsi, dans cet écrit de fin d’étude, j’aspire à présenter un outil éducatif, pour le moins original, le silence, qui tente de répondre à cette difficulté particulière dont souffre la personne autiste : celle d’une impossible communication. Or, tout au long de ma formation, (et de mes différents stages plus particulièrement), je me suis interrogée sur les qualités de la parole dans l’acte éducatif et aussi sur les difficultés qu’elle engendre bien souvent. Comment, en effet, aider des adolescentes murées parfois dans un certain mutisme à dire quelque chose de leurs souffrances ? Qu’en est-il aussi de la compréhension de notre parole qui, parfois, sanctionne, auprès d’enfants lourdement handicapés mentaux ? Et enfin, quel sens à notre parole auprès d’adultes autistes ?

Les violences urbaines
Les derniers événements qui ont touchés les banlieues, et pris une ampleur nationale, appelés médiatiquement : « violences ou émeutes urbaines », ont suscité en moi plusieurs interrogations. Questionnement, non pas sur les causes exactes de ces émeutes, mais sur la condition de vie de ces habitants. Il est facilement remarquable, que ces événements « ultra médiatisé », sont du « pain bénit » pour les politiques, en basant leur fond de commerce sur l’insécurité. On peut entendre moult jugements et idées préfabriquées, dans leurs discours sur les quartiers dits « difficiles ». En effet, il est aisé de remarquer que ces quartiers sont très médiatisés, mais toujours mis en relation avec une ou des situations problématiques. On relate toujours des faits divers, insinuant ainsi qu’ils font partis du quotidien de ces citoyens, habitants des « zones » toujours définis par des termes, tout aussi péjoratifs (difficiles, défavorisés, sensibles…).
Musicalement votre
Mon diagnostic de départ était le suivant : La personne en situation de handicap souffre d’une image négative qui freine considérablement son intégration. La citoyenneté est un concept très en vogue mais qui, dans le cas d’adultes déficients mentaux, ne peut être pleinement expérimentée faute du manque de valorisation de ces personnes. En effet, celles-ci sont inscrites, en général, dans une spirale d’échec scolaire, familial, professionnel et même parfois sentimental. Mon objectif était double au travers d’une activité un peu nouvelle : revaloriser ces personnes, c’est à dire leur faire prendre conscience de leurs capacités et non plus de leurs incapacités, mais aussi essayer de changer le regard d’autrui.
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Ce remplacement au sein de la protection de l’enfance a contribué fortement à la base de mon questionnement de ce mémoire de fin d’étude. Lors de cet accompagnement quotidien d’enfants en difficultés sociales et familiales, il m’arrivait ponctuellement de rencontrer les familles. Toutefois, avec le recul, j’ai parfois l’impression que je n’ai pas assez travaillée avec celles-ci, de ne pas avoir pris en compte la totalité du système familial. Je considère que le travail que j’effectuais à cette période était incomplet. Comment permettre à un enfant victime de négligence, de carence et diverses maltraitances de retrouver sa place au sein du système familial lorsqu’il en est retiré par placement judiciaire et que le travail avec la famille n’est que très succinct ou parfois très moralisateur ?

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