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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

"Laisse-moi, je joue avec ma vie!" - La prévention spécialisée face aux conduites à risque.

« L’expression « conduites à risque » appliquée aux jeunes générations, s’imposent de plus en plus pour désigner une série de conduites disparates dont le trait commun consiste dans l’exposition de soi à une probabilité non négligeable de se blesser ou de mourir, de léser son avenir personnel ou de mettre sa vie en péril. » De cette définition des conduites à risque que nous propose David Le Breton, je me permets aujourd’hui d’affirmer que la prévention spécialisée tient un rôle clef dans la prévention des conduites à risque des adolescents qu’elle rencontre. Fort de ce constat, j’ai choisi d’interroger la place que pouvaient prendre les équipes de prévention spécialisée en la matière. Le cheminement, aussi bien personnel que professionnel, qui m’a conduit à entrer en formation d’éducateur spécialisé ne m’avait jamais amené à rencontrer ceux que l’on appelle les « éducateurs de rue ». Néanmoins, dés le début de ma formation, la prévention spécialisée a attiré mon attention. J’ai en effet rapidement perçu le cadre à la fois original et marginal offrant un intérêt considérable et une souplesse d’intervention qui permet aux éducateurs de répondre au mieux aux situations qu’ils rencontrent. Après un certain nombre d’hésitations dues, entre autre, à la méconnaissance empirique que j’avais de la prévention spécialisée, j’ai fait le choix d’effectuer mon stage à responsabilité éducative au sein d’un service de prévention spécialisée.

La question des conduites à risque est une constante dans le travail auprès d’adolescents. Correspondant à la fois à une recherche de limites personnelles et à une mise en jeux symbolique de la mort, les conduites à risque représentent pour eux une façon de se structurer. Cependant, ces conduites sont plus importantes chez les jeunes se trouvant dans des situations de mal-être. Mes différentes expériences, notamment auprès d’adolescents en foyer départemental de l’enfance ainsi qu’auprès d’adolescents et de jeunes majeurs en prévention spécialisée, m’ont permis d’appréhender ce que pouvaient être les conduites à risque. Elles m’ont aussi amenées à comprendre en quoi la souplesse du cadre de la prévention spécialisée faisait de la prévention des conduites à risque une question singulière pour les professionnels du secteur. Aussi, mon interrogation de départ questionnait la forme que pouvait prendre cette prévention et la place que pouvait y tenir les équipes de prévention spécialisée. Les hypothèses que j’avais alors formulées en la matière étaient de trois ordres. J’émettais d’une part l’idée qu’accepter ces conduites peut permettre de les travailler, d’autre part que les conduites à risque sont symptomatiques de problématiques plus profonde et, enfin qu’établir une relation de confiance avec les jeunes contribue à faciliter la prévention des conduites à risque. Le travail que j’ai pu effectuer dans le traitement d’une telle question m’a permis de mettre en lien mes différentes lectures, les acquisitions théoriques de formation, les expériences de terrain, comprenant à la fois les rencontres avec les usagers et avec les professionnels et enfin, des réflexions personnels qui ont cheminé tout au long de mon stage à responsabilité éducative.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

La médiation comme support à la relation éducative dans l’accompagnement à l’insertion.

Au vu de cette conception, je chercherai à répondre à cette question centrale : En quoi l’éducateur est-il un médiateur ? Pour travailler autour de cette idée, j’émets deux hypothèses : Premièrement, l’éducateur est un médiateur entre la personne et cette même personne en devenir. Cette médiation permet à la personne de se sentir en confiance, d’être en mesure de s’intégrer au sein de la communauté. L’éducateur se situerait donc comme médiateur entre la personne et son monde interne, autrement dit, il aurait à faire face aux conflits intra psychiques qui l’habitent, aux tensions internes qui peuvent faire obstacle à son insertion : contradictions, paradoxes, « blocages », inhibition, dépression, addictions etc. Deuxièmement, l’éducateur est le médiateur entre la personne prise en charge et la société.

C’est-à-dire que l’éducateur se doit de répondre, d’une part, à une commande sociale, qui pose son cadre de travail, son champ d’action et, d’autre part, à une demande de la personne en fonction de ses besoins, compétences, difficultés, limites. Afin d’approfondir et d’argumenter cette idée, je me propose de définir, dans une première partie, la médiation, la relation éducative et l’accompagnement à l’insertion. Dans l’objectif de cerner réellement le travail au quotidien dans un CHRS, j’en expliquerai les missions et le cadre juridique…

Le curseur comme outil relationnel

Dans ce TFE, j’ai décidé de parler du curseur relationnel car lors de mon stage, je me suis rendu compte que l’aspect relationnel et surtout l’aspect du cadre était très important dans ce métier. De plus je pensais ne pas avoir suffisamment de capacités pour fixer un cadre et me suis donc demandé comment m’améliorer sur ce sujet.

J’ai donc fait des recherches sur le sujet, pour savoir comment trouver une bonne distance relationnelle tout en fixant des limites. Et après avoir trouvé plusieurs livres abordant ce sujet, je suis tombé sur celui du Dr. Catherine Deshays. Pour moi, cette méthode était la plus complète, regroupant toutes les autres méthodes que j’avais vues auparavant. De plus elle me semblait accessible à mettre en place, pratique et facilement compréhensible.

Pour moi c’était donc un condensé de plusieurs méthodes qui résumait bien l’objectif que j’avais en cherchant une méthode pour trouver une bonne distance relationnelle : « être attentif sans se faire envahir, ferme sans être rejetant ». C’est tout cet équilibre qui m’a poussé à comprendre cette méthode, à ajouter les éléments qui me semblent importants et à montrer comment j’ai pu la mettre en pratique et si elle est réellement utile dans ma pratique d’éducateur.

Désir et responsabilité une éthique pour le travail éducatif

Depuis plusieurs années, j’exerce la fonction d’éducateur spécialisé en Institut Médico Educatif. Ce travail auprès d’enfants déficients mentaux couplé à ma formation d’éducateur en cours d’emploi, me donne l’occasion à travers ce mémoire de parler de mon métier. Un métier passionnant ou comme le dit Jean François Gomez « malgré tout il y a souvent quelque chose qui vous meurtrit, minore le bonheur, sape la joie ».1 Ainsi, l’éducateur spécialisé dans sa pratique quotidienne est confronté à certaines réalités qui oscillent alors, entre l’impossible du métier et ce qui peut l’être. Ce qui revient de la part du possible dans l’acte éducatif, s’établit par ce qui mobilise à la fois l’éduquant et l’éduqué. Il me semble alors qu’il soit question de désir au cœur de la relation éducative. Seulement celui ci se voit souvent confronté à la limite, celle des autres, nos propres limites.

Dans l’exercice de son travail, l’éducateur spécialisé se doit aussi d’être conscient de la responsabilité qui l’engage. Celle ci s’élabore alors sur fondements éthiques de l’éducation et ce, à partir de deux axes : le droit et le devoir d’éduquer, et les finalités de la démarche d’éducation. Cette réflexion théorique, au regard du désir et de la responsabilité, prend tout son sens dans l’après coup d’un récit et son analyse. En effet, ce mémoire, prend d’abord son ancrage au regard d’un écrit relatant une situation éducative. Celle ci, rend compte alors d’une position que je tiens par rapport à un enfant. Pendant le temps d’un goûter, un morceau de pain est volé par l’enfant. Ce vol, va alors mobiliser une réponse de ma part. A partir de cette transgression, de la réponse, et par l’intervention que je lui donne ; nous verrons ce qui à la fois peut en ressortir de préoccupant et de pertinent pour l’éduquant et l’éduqué.

En écrivant cette histoire, point de départ de ce mémoire, j’étais à mille lieux d’imaginer qu’elle m’emmènerait, m’amènerait à réfléchir d’une part sur la problématique du désir, et d’autre part à celle de la responsabilité. L’analyse de ce récit déclinée en quatre chapitres, m’a amené d’une part, à repérer ce qui dynamise notre travail, le fonde, c’est à dire le désir d’éduquer. D’autre part, l’engagement que nous tenons envers les publics bénéficiaires est si important, envahissant, qu’il m’a semblé pertinent d’aborder la question de la responsabilité du point de vue de l’éthique éducative. Ce mémoire constitue non pas une réponse à des questions mais une réflexion permise sur mon métier et ma pratique.

Pour ceux qui ont le silence entre les oreilles

Au C.R.E.S.D.A, nous répétons souvent cette phrase: " Il faut apprendre à l'enfant sourd à communiquer " Mais lui permet-on de s'exprimer ? de naître à la parole ? Le langage entre nous et les enfants sourds doit-il être seulement utilitaire ? peut-il être authentique ? C'est à ces questions, que j'ai tenté de répondre dans ce mémoire. Mais les " réponses " engendrent presque toujours d'autres questions. Pour M. Jousse: Faire taire un enfant, c'est le brutaliser, on doit accepter l'exubérance. oui, mais il est vrai qu'accepter l'exubérance de l'enfant sourd n'est pas toujours facile à assumer et je suis souvent partagé entre: la conviction que l'enfant, parce que sourd doit s'exprimer le plus souvent possible, et celle que, parce qu'il va devenir un adulte, un être social, ce même enfant doit intégrer un certain nombre de règles qui régissent toute vie collective. Par exemple, lorsqu'un enfant sourd fait un geste obscène, il déroge aux règles de la politesse; ou encore lorsqu'au réfectoire Karine entame une conversation avec Béatrice qui est assise à l'autre extrémité de la table, cette conversation est importante, mais elle dérange d'une certaine manière " le bon déroulement " du repas. Ainsi, permettre l'expression de l'enfant sourd tout en maintenant l'esprit collectif du groupe n'est pas toujours aisé et quelque fois il faut en payer le prix.

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