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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

CHRS : centre d’hébergement et de réinsertion sociale

CHRS : centre d’hébergement et de réinsertion sociale

 Mission: hébergement, repas... et pour certains établissements, interventions éducatives et psychologiques adaptées aux personnes accueillies, en vue de les aider à accéder ou à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale.

Cadre  administratif et réglementaire: Ils sont régis par les articles L. 311-1 du CASF*, L. 312-1 du CASF*, et par le premier alinéa de l’article L.345-1 de CASF* (*Code de l'action sociale et des familles) qui traitent des missions et du public accueilli.

Public  accueilli: personnes et/ ou familles qui connaissent de graves difficultés, notamment économique, familiales, de logement, de santé ou d’insertion 

Modalité d’accueil et de fonctionnement: la décision d’admission appartient au préfet de département et/ ou au directeur de l’établissement. Cette décision tient compte de la capacité du centre, des catégories de personnes habilitées à recevoir ainsi que des activités d’insertion qu’il est habilité a mettre en œuvre.  Les CHRS peuvent organiser des actions ayant pour objet l’adaptation à la vie active par l’apprentissage des règles nécessaire à l’exercice d’une  activité professionnelle. 

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Place et rôle de l'éducateur: accompagner et assurer les prises en charges psychopédagogiques et les demandes de soins (interface avec le médico-social). Assurer un suivi au long de (ré) adaptation et de la  (ré) insertion des personnes en difficulté sociale, psychologique, et sanitaire.

Corrélation avec les domaines de compétence: Tous les domaines sont concernés.

Plateau technique et composition de l’équipe pluri professionnelle : les CHRS se composent d’une équipe éducative et/ou paramédicale plus ou moins importante (médecins, infirmiers, aides médico- psychologiques,  assistants de service social, éducateurs spécialisés…)

Mode de financement : les frais de fonctionnement des CHRS figurent parmi les dépenses d’aide sociales prise en charge par l’état. L’établissement tient des indicateur précis de son activité et les fournis a l’autorité de contrôle. Les dons reçus et la participation aux frais de séjour des personnes hébergées viennent en atténuation du coût de fonctionnement.

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Dans son ouvrage « Les formes élémentaires de la pauvreté », Serge Paugam, sociologue français contemporain étudie le phénomène de la pauvreté et tente de la définir en fonction de paramètres historiques et géographiques.

Etude de situation :" je vais me suicider ! "

Le jeudi de la troisième semaine de stage, j’étais avec l’éducatrice en récréation. Ce temps de pause rassemble tous les jeunes des différents groupes de l’IME. J’observe qu’au fond de la cour, il y a un jeune en retrait, seul, assis sur un banc. De loin, je ne distingue pas vraiment qui est ce jeune. Je marche dans la cour pour proposer le goûter et je tente de mieux identifier ce jeune.

Je réalise alors que c’est le « nouveau », Mathieu arrivé lundi pour la première fois à l’IME. Mathieu a 14 ans. Sa solitude m’intrigue, je me dis pourtant que c’est normal, qu’il n’a pas encore tissé des liens d’amitiés avec les autres. Je m’approche pour lui proposer le goûter et ainsi essayé de dialoguer.

Les représentations sociales

Nous développons tous une perception d’autrui, à partir de quelques repères qui nous servent à situer notre interlocuteur : son physique, sa démarche, ses vêtements, des signes distinctifs. Par exemple, la casquette ou les vêtements de marque pour le jeune adolescent des cités, l’attaché-case pour le cadre dynamique ou encore le collier de perles fines pour la bourgeoise. Ces éléments peuvent paraître caricaturaux et pourtant ils sont actifs dans notre perception d’autrui.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

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