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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le curseur comme outil relationnel

Le curseur comme outil relationnel

Après avoir effectué des recherches sur la bonne distance relationnelle, je me suis rendu compte qu’un outil comme le curseur était très utile dans une relation. En effet, ayant fait une partie de mon stage sans ses connaissances, j’avais du mal à me situer dans la relation avec l’enfant et à fixer les limites. Comme je l'ai dit dans l’introduction, mon but était de trouver un équilibre dans la relation où je pouvais fixer un cadre sans pour autant être rejetant.

Le pôle accueil était celui vers lequel j’avais le plus de facilité à me tourner et mon but, à travers ces recherches, était de voir l’intérêt des deux pôles mais surtout de comprendre comment fixer des limites et bien les fixer. Ce n’est pas quelque chose de naturel chez moi que de poser un cadre fixe et d’être autoritaire. J’ai donc trouvé à travers cette méthode un moyen d’être plus respecté, tout en sachant à quoi servent ces limites mais également comment les poser dans de bonnes conditions afin de ne pas nuire à la relation.

Bien évidemment, mon application de cette méthode n’est forcément pas parfaite et il me faudra du temps et de la pratique pour jongler plus habilement entre le pôle cadre et le pôle accueil. Mais le fait d’avoir fait ces recherches m’a permis de réaliser des projets afin de m’approcher le plus possible de la « bonne distance ».

Et pour répondre à ma question « comment trouver la bonne distance ? », je dirais que c’est avant tout savoir être à l’écoute de soi et de l’autre. Je n’ai toujours pas trouvé cette distance idéale, cependant je pense avoir des pistes pour la détecter.  Le fait d’être à l’écoute et de ne pas se dire que nous avons la science infuse permet, à mon sens, de mieux entrer en communication avec l’autre. Le fait d’écouter va nous aider à savoir quel pôle nous devons solliciter, et non pas quel pôle nous avons envie de solliciter.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Le travail de l’éducateur de rue : un travail de la relation
La relation éducative entre l'usager et l'éducateur spécialisé ne va pas de soi. C'est tout un parcours que chacun effectue vers l'autre, pour se rendre disponible. Cette relation va permettre de mettre en place un accompagnement, et de développer le projet de l'usager. Le premier pilier de cette relation d'aide est l'écoute. L'éducateur, pour con-naître l'usager avec qui il va travailler, va mettre en place une écoute particulière avec une « disponibilité attentive », ce qui va permettre de connaître la personne. C'est par cette attitude attentive aux demandes et sollicitations qu'il va pouvoir répondre de façon adéquate, donnant à l'usager une place où celui-ci va sentir qu'il est entendu. L'usager ainsi reconnu comme personne va être ouvert au changement. Le second niveau d'écoute est lié à l'interprétation des demandes où il existe un niveau sous-jacent. C'est par son analyse et l'acceptation de ces ressentis que l'éducateur va pouvoir entendre ce qui ne s'entend pas directement. « Travailler dans la rue, c’est être disponible pour écouter, observer sans insistance et avec discrétion. Sans intention autre que d’aller à la rencontre ; proposer trop vite des solutions aux problèmes énoncés, sans connaissance des personnes et du milieu, se révèle souvent une erreur. » . Le besoin de concret et d’une action éducative sécurisante de l’éducateur, qui lui permettrait une certaine reconnaissance, doit être mis de côté et laisser place à l’observation active. L’éducateur est pratiquement en position d’ethnologue dans le milieu qu’il pénètre. « Il se doit d’accepter l’existence de modes de fonctionnements sociaux dont il est le témoin, préalablement à toute réaction visant une transformation des comportements. Cette position de réserve et de discrétion peut durer des semaines, voire des mois avant de faire place à plus d’engagement et de prise de position. La solidité de la relation est à ce prix. » Le travail de rue est avant tout un travail de relation : relations égalitaires entre personnes. Comme dans toutes les pratiques sociales, l’éducateur a la volonté d’aider les usagers ; cependant il lui est difficile d’accéder à cette envie tant la réalité du terrain diffère de ce que l’éducateur est en capacité de donner. Faire en sorte que tous les individus aient une vie sereine, sans violence, épanouissante, sans chômage, est irréalisable ; l’éducateur doit donc travailler avec la situation qui se présente à lui. Dans notre société actuelle, rapide, stressante, il est important de prendre en compte la demande des jeunes en souffrance. Si on ne s’occupe pas de leur avenir, on ne donne aucun sens à leur présent. Le travail de rue c’est aussi respecter inconditionnellement les personnes. Ce-la ne veut pas dire que l’on accepte tous leurs agissements, mais cela veut dire que l’on respecte les personnes pour ce qu’elles sont. Par la construction d’une relation, l’éducateur peut ainsi signifier à la personne que, tout en la respectant, de manière inconditionnelle, il n’est pas d’accord avec certains de ses agissements. Parfois il faut tolérer l’intolérable, ce qui ne veut pas dire que nous tolérons ou cautionnons l’acte auquel nous sommes confrontés : abus de drogue, fugues, violences, sont des réalités difficiles et complexes que nous rencontrons et avec lesquelles nous devons travailler en restant centrés sur la personne pour mieux comprendre les enjeux dans lesquels elle se trouve.
Le role de l'éducatrice dans un ITEP
Tout au long de ce stage de 3ème année, je me suis longuement questionnée sur la place, le rôle que l’éducatrice pouvait avoir, en tant que professionnelle féminine, à l’ITEP, dans l’accompagnement éducatif des adolescents. Du fait de la constitution des équipes, qui sont majoritairement masculines, je me suis demandée quelle était la place que l’on pouvait faire aux éducatrices, et plus spécifiquement celle qu’elle pouvait avoir dans l’accompagnement des jeunes. En effet, celles ci étant minoritaires, j’avais l’impression qu’il existait des stéréotypes de genre dans la fonction éducative. Je ne comprenais pas pourquoi, et voulais en donner du sens. Le travail de recherche m’a permis d’élargir ma vision, et de mettre du sens sur ma pratique. C’est pourquoi, dans un premier temps, je présenterai l’institution, ses missions, son cadre législatif et administratif, ainsi que les dispositifs d’accompagnement et le public accueilli. Après quoi, dans une première partie, je poserai les observations et les constats que j’ai pu faire durant ce temps de stage, pour alors élaborer une question de recherche. Dans une seconde partie, je définirai ce que j’entends par concept de représentations sociales sur le genre féminin. A la suite de quoi, je tenterai de voir comment celui ci se construit chez les sujets.
L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

S'entendre pour agir et agir pour s'entendre
Il est vrai, que tout au long de mon cursus de formation, je me suis questionné sur la place laissée à l’accompagnement de la personne dans les structures, associations ou services. Ces différents contextes institutionnels m’ont conduit à revenir sur ma vision de la profession et à réfléchir sur mon positionnement professionnel. Ce parcours professionnel où je me suis engagé dans la relation où j’ai établi des diagnostics éducatifs, accompagné des groupes, conçu des projets d’actions socio-éducatives ou encore travaillé dans une équipe, a montré mon implication dans l’exercice de la profession. Pour cette dernière année de formation et de professionnalisation, j’ai effectué mon stage dans un Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile (S.E.S.S.A.D.), qui dépend de l’Association Prévention Autisme Recherche (A.P.A.R.). Ce terrain m’a permis de diversifier mes compétences et de m’ouvrir à de nouvelles réflexions. J’ai tenté de comprendre la fonction de l’éducateur et de percevoir les modalités éducatives qu’il entreprend au quotidien. Différents éléments quant à sa pratique m’ont interrogé et c’est l’idée de travailler avec la famille qui a retenu mon attention et orienté mon choix d’étude et de recherche.

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