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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Maîtriser les écrits du social : Nathalie Mathieu

Maîtriser les écrits du social : Nathalie Mathieu

Nathalie Mathieu à orienter son ouvrage comme un guide méthodologique en six chapitres, dans un premier temps elle en pose le cadre en nous décrivant finement le cadre légal qui régit l’obligation d’écrire dans diverses situations où est engagée la responsabilité du travailleur social dans la législation en vigueur ( repérage de situation de maltraitance, évaluation des différents projets des structures et des usagers, communication de certains écrits à des tiers ou dans un fonctionnement interne etc.)

Tout au long des six chapitres Nathalie Mathieu s’attachera à nous présenter un grand thème et nous en décrire les modalités de pratique méthodique et précise, l’ouvrage est donc déterminé par une mise en forme particulière où chacun des chapitres se termine par une note synthétique qui récapitule les éléments essentiels du chapitre. Nous aurons l’occasion d’étudier certains chapitres dans la suite de cet écrit en mettant en lien l’ouvrage de Joseph Rouzel et les apports théoriques véhiculés par le livre de Nathalie Mathieu. La pratique des écrits professionnels en éducation spécialisée

Cet ouvrage a été écrit à l’attention des travailleurs sociaux, qu’ils soient en formation ou non, avec l’esprit d’un manuel pratique qui recouvre plusieurs dimensions de lecture : - Une lecture riche d’apport théorique et historique (d’où vient l’écriture, comment s’utilise-t-elle, identification des sujets supposés recevoir l’écriture etc.) - Un étayage pratique (Comment débuter un écrit, conseil pratique, aide méthodique etc.) - Un approfondissement sur les contraintes liées à l’écriture (grammaire, orthographe, syntaxe …)

En somme tout ce qui incombe de près ou de loin à ces écrits si particuliers qui sont ceux de nos lieux stages. Par le biais de cet écrit Joseph Rouzel vise à donner réflexion sur le sens des écrits sur nos terrains professionnels, sur la méthode de chacun à se mettre au « travail » et à écrire mais par-dessus tout il s’applique à donner, selon moi, le goût de l’écriture. La grande partie sur l’étayage théorique permet au lecteur de se fondre dans la complexité du sujet et de comprendre la portée de « l’écriture ». Nous allons maintenant procéder à la mise en lien de ces deux ouvrages. Pour cela j’ai sélectionné certains chapitres de l’ouvrage de Joseph Rouzel qui me serviront de support à l’énonciation de différentes problématiques et concepts retenus par l’auteur.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Le jeune, l'éducateur et la loi : Jean-Marie PETITCLERC

Cet ouvrage se divise en 3 grandes parties. Dans la première partie, l’auteur étudie le rapport de l’enfant et de l’adolescent à la loi. Il y inclut les difficultés croissantes rencontrées par les enfants, pré-adolescents et adolescents dans le rapport à la loi. Il évoque également le concept d’éducation et fait le point sur l’interférence qui peut exister entre amour et loi.

Dans la seconde partie, il évoque les principales déviances dans le rapport à la loi en abordant la délinquance, la toxicomanie et le suicide. Il tente ensuite une analyse des conduites de fuite puis termine sur les modes d’actions éducatives en mettant l’accent sur la relation éducative. Pour finir il construit une 3ème partie sur les différentes fonctions de l’internat dans l’éducation à la loi. Ces 3 parties sont issues de plusieurs conférences auxquelles Jean-Marie PETITCLERC a participé et qu’il a ensuite retranscrit.

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

Les représentations : repères historiques et théoriques

La notion de représentation a une histoire aussi vieille semble t-il que l’histoire de l’humanité. De sorte que, s’attacher à décrire ce qu’est une représentation, nous oblige à faire un détour sur les chemins empruntés par l’évolution même de la pensée humaine, mise en situation de se penser dans son rapport à l’autre, à soi, à son environnement. Mais pour se représenter ne faut-il pas avoir été présenté, diraient nos psychanalystes aujourd’hui ? C’est donc dans l’évolution des conceptions de la connaissance, marquée par le temps, l’espace et le progrès des sciences que notre réflexion va s’engager.

On observera qu’à la faveur de la révolution copernicienne introduite par Kant , affirmant que notre pensée est prisonnière de nos structures mentales, ce qui nous rend la réalité “en soi” inaccessible, le rapport à la vérité, à la connaissance va se trouver ré-interrogé en profondeur. Et si la représentation, comme nous le verrons, " s’accole " toujours à l’objet et au sujet sur et par lesquels elle inter-agit, c’est qu’une représentation doit être considérée, nous apprend Denise Jodelet, en tant que processus qui établit la relation entre le sujet et l’objet.

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