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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

A la rencontre des usagers de drogues

A la rencontre des usagers de drogues

Mais comment amorcer un tel dialogue ? Autrement dit, quelle stratégie éducative peut-on mettre en place pour créer du lien avec les usagers de drogue ? Pour répondre à ces questions, nous nous interrogerons tout d’abord sur l’usager de drogue (comment est il perçu par les spécialistes et les médecins ? quels impacts la consommation a-t-elle sur ses relations sociales ? comment est il accompagné dans sa dépendance ?), puis nous évoquerons les CAARUD, un type de structure d’accueil tourné vers l’accueil à bas seuil d’exigence, qui s’inscrit dans une politique globale de réduction des risques et qui fut cette année le lieu privilégié de mes observations.

Ce mémoire m’a permis d’éclaircir et d’affiner ma position en tant qu’éducateur spécialisé. La question initiale était de réfléchir sur comment créer du lien avec des usagers de drogues. J’ai du tout d’abord définir ce qu’est un usager de drogue et quelles sont les problématique inhérentes à cette consommation. Cela m’a amené à concevoir un usager polymorphe qui aujourd’hui est bien loin des représentations que l’on pouvait se faire. Force est de constaté qu’en opposition à un durcissement de la loi envers l’usage, ce dernier est en constante augmentation et que la prolifération de l’offre fait diminuer la méfiance des personnes, et surtout des jeunes, sur ces produits.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Les violences urbaines
Les derniers événements qui ont touchés les banlieues, et pris une ampleur nationale, appelés médiatiquement : « violences ou émeutes urbaines », ont suscité en moi plusieurs interrogations. Questionnement, non pas sur les causes exactes de ces émeutes, mais sur la condition de vie de ces habitants. Il est facilement remarquable, que ces événements « ultra médiatisé », sont du « pain bénit » pour les politiques, en basant leur fond de commerce sur l’insécurité. On peut entendre moult jugements et idées préfabriquées, dans leurs discours sur les quartiers dits « difficiles ». En effet, il est aisé de remarquer que ces quartiers sont très médiatisés, mais toujours mis en relation avec une ou des situations problématiques. On relate toujours des faits divers, insinuant ainsi qu’ils font partis du quotidien de ces citoyens, habitants des « zones » toujours définis par des termes, tout aussi péjoratifs (difficiles, défavorisés, sensibles…).
L'illusion du père

En premier lieu et avant de rentrer dans le « vif » du sujet que traite ce mémoire, je souhaite faire une brève présentation de mon parcours et ce qui m’a amené à vouloir me pencher sur le thème de la fonction paternelle. Tout d’abord, j’ai trente-quatre ans et suis père de deux enfants, un garçon de onze ans et une petite fille de huit ans. Cette paternité précoce m’a long-temps interrogé et m’a souvent renvoyé à mes propres difficultés.

Au fur et à mesure de mon parcours et de mes expériences professionnelles, je me suis aperçu que je véhiculais naturellement ce comportement « paternant », pro-tecteur, quelquefois « surprotecteur ». Au point que cette attitude m’a sou-vent été reprochée dans le cadre de mon travail, dans la proximité qu’elle générait.

La vidéo comme vecteur d’une nouvelle image
Après avoir longuement échangé avec les différents protagonistes de la vie quotidienne du foyer (usagers, personnel accompagnant et direction) nous avons décidé de concevoir un projet contenant trois types d’interventions. Afin de donner l’opportunité aux résidents de communiquer de la manière la plus large possible leurs capacités et de mettre en valeur celles-ci nous avons convenu d’accompagner ces derniers dans la réalisation d’une fiction vidéo. Cette partie du projet fera l’objet de groupes de parole divisés en trois phases. Ces phases permettront dans un premier temps de faire émerger un thème qu’ils souhaitent développer à travers une histoire. La seconde partie sera l’occasion de rédiger un scénario. La dernière partie sera la partie technique de préparation du tournage, du tournage et du montage vidéo.
L'inceste, mieux comprendre, pour mieux intervenir.

Introduction Août 1998, je fais les derniers préparatifs avant de partir en camp d’été, avec quelques garçons de l’établissement et mon collègue de travail. La Directrice de l’époque nous demande de la rejoindre dans son bureau, car un changement doit se faire dans l’effectif des jeunes. En effet, elle nous signifie qu’un garçon de douze ans doit arriver dans quelques heures à la gare. Je lui demande tout naturellement quelques renseignements concernant ce garçon. Ses réponses me font l’effet d’une « douche glacée ». Ce jeune est admis en urgence, car les services de l’A.S.E. ont fait un signalement pour « abus sexuels sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur ledit mineur ». En d’autres termes, cet enfant a été victime d’inceste.

La situation est urgente et ne peut permettre la mise en place du protocole d’accueil habituellement usité. Un silence pesant s’est installé dans le bureau… Indescriptible, personne ne dit mot. Chacun est (peut-être) entrain de chercher ce qu’il va pouvoir dire… Mais que dire, à une victime de l’inceste ? Comment et faut-il aborder le sujet d’emblée ? Qu’allais-je faire avec lui durant ces dix jours de vacances à passer en sa compagnie ? Comment l’aider à « porter » ce poids ?… Je pourrais ainsi lister un répertoire de questions qui m’étaient venues à ce moment là. Mais c’est sur la route et en sa présence que j’ai compris que ce n’était pas tant de savoir quelles actions éducatives étaient à mettre en place qui me posait problème, mais qu’il s’agissait de moi, de ce que je pouvais ressentir face à cette situation. Les images qui venaient à mon esprit étaient insoutenables. Je ne savais pas comment « regarder » cet adolescent. Pour la première fois, je ne savais pas su me situer professionnellement car un « malaise profond » vis à vis de cette situation entravait mon action. Ainsi, ma recherche tentera-t-elle de cerner et de comprendre ce qui est en jeu dans la relation d’aide au public victime de violences sexuelles, avec pour objectif une utilisation de ces données, tant dans ma réflexion que dans ma pratique. De ce fait, mon étude, au delà de l’intérêt sociologique et théorique, met en évidence des enjeux professionnels qui méritent à la fois réflexion et approfondissement. Aussi, mes préoccupations d’ordre professionnelle constitueront-elles les tenants et les aboutissants de ma recherche.

A noter que le travail de théorisation est alimenté à chaque phase de mon travail par des éléments directement liés aux besoins des publics concernés et/ou à mes actions. De plus, ces apports théoriques permettront de « nourrir » des éventuels débats, réflexions, autour des pistes qu’elles suggère, pour une action plus efficace. Mon mémoire de fin d’études, n’est pas le lieu d’une évaluation du travail social, ni celui de plaidoyer ou de polémiquer sur telle ou telle institution, ou telle ou telle profession. Ainsi, tenterais-je à partir de ma propre expérience, d’identifier les raisons pour lesquelles un malaise « trouble et profond » surgi, face à une situation d’inceste. Il ne s’agit pas de savoir, uniquement ce qu’est l’inceste, bien que cela soit nécessaire de manière théorique, mais bien au delà de l’identification de ces situations, tenter de mieux me situer, pour mieux intervenir… Tenter de « balayer » mes a priori, mes préjugés.

Septembre 1986, le livre d’Eva Thomas, « Le viol du silence »·, est publié : témoignage émouvant et poignant d’une femme victime d’inceste à l’âge de quinze ans. Apporté par une victime, ce témoignage met à nu du ressenti et non une approche théorique à distance. Pour la première fois en France, le voile du silence est levé sur un sujet aussi tabou, les valeurs fondamentales sociales ébranlées et les discours forcément passionnels. Personne n’est indifférent, choqué, outré, curieux, compatissant, ce « séisme » provoque une résonance en chacun de nous. L’été 1988, meurtrier, on se souvient des enfants retrouvés assassinés après avoir été violés, n’a fait qu’amplifier cette prise de conscience collective et médiatique des dangers encourus par les enfants. En mars 1989, l’émission télévisée « Médiations », de François De Closets, est consacrée au thème de l’inceste, une première : de nombreuses femmes témoignent et livrent leur vérité au grand public, choqué, mais parfois incrédule, doutant d’une réalité insupportable. 

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