LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

UF 8 : Il était une fois, 5 cigarettes par jour

UF 8 : Il était une fois, 5 cigarettes par jour

Quels sens éducatifs y a-t-il à distribuer cinq cigarettes par jour, à des jeunes en CER ? Nous avons vu que cette pratique interrogeait l’éthique du travail éducatif ainsi que la loi. L’éthique et loi sont deux notions bien différentes dans leurs fondements, mais indissociables dans notre travail éducatif. Donner des cigarettes à des mineurs ne se fait pas n’importe comment, mais dans un cadre qui est la loi et au regard d’une déontologie contenue dans l’éthique de notre travail éducatif. C’est pour cela que cette pratique, même si elle peut paraître singulière à chaque CER, n’en reste pas moins une pratique réfléchie à tous les niveaux du système de prise en charge. Une réflexion générale organisée par la PJJ avec l’ensemble des CER, a pour objectif de fixer des prérogatives ainsi qu’un cadre d’action, tout en laissant une marge de flexibilité nécessaire, aux différentes spécificités des CER. Cette réflexion ne va pas sans l’avis de personnels médicaux, et bien sûr des personnels qui accompagnent ces jeunes sur le terrain.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Projet d'animation : comment faire avec son enfant
Ce projet s’adresse aux couples ou aux mères / pères célibataires d’enfants de moins de trois ans. A travers ce projet, je souhaite faciliter l’accès aux diverses démarches concernant leur enfant, ainsi que leur compréhension. J’espère pouvoir leur apporter une certaine autonomie dans la vie avec leur enfant. Par autonomie, j’entends la définition du terme qui signifie « la liberté de comportement d’un individu, sa faculté d’agir avec indépendance », définition tirée de l’encyclopédie Lintern@ute. C’est aussi en cela que ce projet rentre dans les missions d’accompagnement du CLLAJ. En effet, l’accompagnement se centre principalement autour d’un travail sur l’autonomie du jeune adulte, autonomie à tous les niveaux (logement principalement, mais aussi au niveau de la gestion d’un budget, du quotidien, de l’emploi…). Ainsi la grande finalité du projet serait l’indépendance des jeunes adultes que nous accompagnons, indépendance dans leurs démarches quelles qu’elles soient avec leur enfant présent ou à naître.
Le malaise des banlieues

L'Etat a pour mission de garantir l'unité du pays et l'égale intégration de chaque citoyen quelle que soit son origine et son lieu de vie. Or des problèmes perdurent dans certaines banlieues depuis près de quarante ans et les autorités publiques ne trouvent pas de solution satisfaisante. Il existe des périodes où les émeutes font la « une » de l'actualité,  d'autre où l'on en parle moins. Mais la ségrégation urbaine dans cet environnement dégradé témoigne de réels  handicaps sociaux freinant l'épanouissement individuel.

Alors, en quoi consiste ce malaise des banlieues, victimes ou coupables d'un climat de crainte et d'une politique sécuritaire, qui font partie des principales préoccupations des français?

Nous expliquerons tout d'abord ce thème grâce à des définitions, des chiffres et un bref historique des grands ensemble. Ensuite nous parlerons du malaise des cités en envisageant ses causes, ses différentes composantes et les remèdes proposés par la politique de la ville. Enfin, nous terminerons sur l'émergence de la « culture banlieue ».

 

Analyse de la pratique en MECS
La situation présentée dans cette première partie se déroule dans une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS). Cette institution est agréée au titre de l’article L 225-5 du Code de la Famille et de l’Aide Sociale pour accueillir 24 enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans. Les jeunes sont donc confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans le cadre de jugement d’assistance éducative ou d’accueil provisoire. L’établissement contribue à la mission de l’ASE du département qui peut être présentée sous quatre axes : « la protection des jeunes accueillis, l’éducation et la socialisation, l’autonomisation et la restauration des liens familiaux altérés. » L’équipe éducative est composée de 6 éducateurs spécialisés, 2 éducateurs spécialisés en formation et 2 surveillants de nuit. Les jeunes accueillis au sein de la MECS sont majoritairement des personnes en souffrance et qui rencontrent une ou plusieurs difficultés (tout comme leurs parents). Ils peuvent avoir vécu des carences éducatives et affectives plus ou moins importantes, et éprouvent un besoin de protection et de sécurité pour pouvoir s’investir ensuite dans leur projet d’avenir. Est nécessaire pour ces jeunes un cadre de vie serein, un environnement humain connu et rassurant et une attention particulière. Ils ont besoin d’appartenance, de faire partie d’un groupe humain, parfois d’améliorer leur estime, d’être « reconnus » et recevoir des observations gratifiantes valorisantes. Enfin, ils ont besoin de s’accomplir, et d’avoir le sentiment de pouvoir être utile à la société.

Durant ce stage de première année de formation, mes objectifs étaient simples : prendre connaissance des jeunes et leurs problématiques, travailler ma relation avec ces usagers et mon autorité, prendre connaissance de la mise en projet, son application et son évaluation. Mais aussi découvrir le fonctionnement de l’établissement, son partenariat et son réseau, découvrir le travail en équipe, les différents concepts du travail en équipe et ses outils de communication. J’ai choisi de présenter cette situation car elle m’a longuement posé question lors de mon stage. Ayant eu une prise de contact plutôt aisée avec le reste des jeunes présents au sein du foyer, Guillaume a été le seul enfant avec lequel le courant n’est quasiment jamais passé. C’est donc un élément qui m’a fortement questionné, de plus la situation que je vais présenter s’avère être la première situation conflictuelle que j’ai eu à gérer seule depuis mon entrée en formation, cela a donc été un réel tournant dans la construction de mon identité et mon positionnement professionnel.
La maltraitance institutionnelle
Si la violence parentale existe, on sait moins comme le souligne C. Eliacheff (1) : « que les professionnels et les institutions dont la fonction est précisément de protéger les enfants et de leur venir en aide peuvent, eux aussi, faire preuve de violence y compris envers les enfants, notamment en disqualifiant la fonction parentale ou en laissant les enfants dans l’attente interminable d’une décision qui les concerne au premier chef ». La violence ne résulte pas forcément d’un acte couramment repéré comme violent, bien que ceci puisse arriver, mais d’un état d’esprit qui transmet quelque chose de « violent ».

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche