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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Journal d’Etude Clinique dans une MECS

Journal d’Etude Clinique dans une MECS J’ai choisi d’étudier une intervention socio-éducative de l’équipe concernant le jeune Emile, 14 ans, accueilli sur le groupe des préadolescents depuis le 6 avril. Ce jeune est placé en MECS depuis qu’il a neuf ans suite à une OPP . Au mois de septembre, Mme C, la maman d’Emile, qui vit seule, a été trouvée dans la rue, en robe de chambre, en train de regarder sous les voitures, et criant « il y a des bombes ! Des bombes ! On nous attaque ! ». Mme C a été immédiatement placée à l’hôpital psychiatrique M.

L’intervention socio-éducative présentée dans ce dossier fait apparaître, d’une part les différents acteurs qui interviennent dans le dispositif de protection de l’enfance, dans le cadre d’un placement judiciaire confié à l’ASE ; et d’autre part, la place d’une équipe éducative dans cette organisation, à la fois son rôle formel et son niveau de fonctionnement informel. Il est important de se rendre compte que des enjeux de pouvoir sont présents dans toute structure. Dans cette situation, c’est l’équipe éducative qui, à un moment donné, a pu prendre le pouvoir sur sa hiérarchie, par des jeux stratégiques.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Etude de cas clinique
J’ai effectué mon stage long à responsabilité dans un service de l’Aide Sociale à l’Enfance du Conseil général de la Haute-Vienne. Les éducateurs travaillant pour ce service ont pour mission de mettre en place et de suivre l’exercice d’actions éducatives en milieu ouvert. Les mesures peuvent être d’origine administrative. Dans ce cas les mesures sont dites préventives. C’est un parent ou le tuteur légal de l’enfant qui demande aux services sociaux du département l’intervention d’un éducateur. Les mesures peuvent avoir également une origine judiciaire. C’est le magistrat qui par un jugement, au titre de l’article 375 du code civil, ordonne la mise en place d’une mesure dite d’AEMO judiciaire quand “la santé, la sécurité, la moralité d’un mineur sont en danger, ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises”. Dans les ceux cas il s’agit d’apporter une aide et un soutien à la famille et à l’enfant pour que leurs conditions de vie évoluent au point que le risque de danger (ou le danger avéré) diminue voire disparaisse. C’est dans le cadre d’une mesure d’AEMO judiciaire que j’ai rencontré la famille Julien Jonas que j’ai décidé d’évoquer dans cet écrit. Les noms évoqués dans ce travail sont fictifs, dans le but de préserver le secret professionnel. En revanche la situation est bien réelle.
DPP : Le soutien à la parentalité en CHRS
Avoir une « bonne pratique professionnelle » est un questionnement et une inquiétude pour chaque travailleur social, amplifiée pour les travailleurs sociaux en formation sur leur lieu de stage. Je ne chercherais pas dans cet écrit à donner une définition de « la pratique professionnelle », car je pense que les pratiques professionnelles sont propres à chacun et qu’il n’en existe pas de définition exacte. Néanmoins, je présenterais dans cet écrit, les questionnements générés par mon lieu de stage de troisième année ainsi que l’analyse et les actions menées, et donc la pratique professionnelle que cela m’a amené à mettre en place, en collaboration avec l’équipe de cette structure.
Réseau et Partenariat au Québec
Actuellement en formation d’éducateur spécialisé, j’ai pu repérer, lors de mes différentes expériences quelques bénéfices du travail en partenariat : L’ouverture des établissements permet d’abord de ne pas stigmatiser les personnes accueillies en institution. Ces dernières peuvent l’être sur un territoire, par le lien direct à la structure. Si l’on ne donne pas l’occasion à la population de rencontrer les personnes accueillies, cela n’impulsera pas leur inclusion dans la société. Or, c’est une des missions du travailleur social que de participer à cette inclusion. Ensuite, cela permet de compléter les compétences de l’équipe pluridisciplinaire de l’établissement. Un professionnel ou une équipe ne peut pas répondre à elle seule à l’ensemble des besoins et désirs des personnes accompagnées. Il est donc nécessaire de faire appel aux ressources du territoire pour garantir un accompagnement complet des personnes. Enfin, ce travail conjoint amène à prendre du recul par rapport aux situations ou populations accueillis pour mieux répondre à leurs besoins et donc, favoriser une possibilité d’accompagnement complète de la population. De plus aujourd’hui, s’unir avec les autres acteurs du territoire est devenu une obligation légale à travers différentes lois. Par exemple, celle du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale « marque la volonté explicite des pouvoirs publics de favoriser le développement des réseaux en leur accordant une légitimité accrue ». L’intérêt du réseau et des partenaires est donc à mon sens, facilement justifiable, néanmoins, il ne suffit pas de connaître ces potentiels bénéfices pour mettre en pratique ce travail ensemble. Il faut comprendre les dynamiques des relations entre les personnes ou les institutions afin d’être capable, par la suite, de s’adapter et d’être efficace avec les différents acteurs du territoire. En ce sens je débuterais mon travail en définissant ce qu'est un partenariat, ce qu'est un réseau, et mon lieu de stage de deuxième année. Ensuite, en m’appuyant sur des observations de cette expérience au Québec, j’analyserais un partenariat plus en détail afin d’étayer ma réflexion sur ce sujet. Enfin j'apporterais des propositions d'amélioration et d'évaluation liées à ce travail conjoint. L’accueil très hétérogène de l’organisme explique en grande partie la diversité du réseau et des partenaires. En effet, les partenaires seront différents entre un jeune qui rencontre des problèmes d’addictions et une mère de famille qui est suivie par la Direction de la Protection de la Jeunesse. De plus, cette diversité est induite par le fait que les acteurs du réseau peuvent devenir des partenaires et inversement selon les situations des jeunes accueillis. Par exemple, une crèche est dans le réseau car l'organisme a déjà travaillé avec elle et les deux institutions sont membres de la même table de concertation. Elle devient partenaire lorsqu'un des enfants du volet jeune parent y est inscrit et qu'il y a un besoin de suivi du développement de ce dernier ou de suivi de la relation mère-enfant. C'est d'ailleurs peut être cela qui peut expliquer la vision du réseau et du partenariat de mes collègues. En effet, ces notions ont engendré un échange intéressant entre les idées québécoises et françaises. Les membres de l'équipe que j'ai interrogé sur ce sujet m'ont renvoyé que la différenciation n'était pas présente au sein de l'organisme. Il est plutôt évoqué différents niveaux de réseau : l'un très large qui rassemble tous les organismes communautaires de l'île à qui on peut s'adresser en cas de besoin sans nécessairement les connaître. Le deuxième niveau de réseau selon eux, concerne les organismes avec lesquels les liens sont plus étroits, aussi les partenaires selon ma définition que les membres du réseau, sans différenciation. Ce travail ensemble est très présent dans le quotidien des professionnels de cet organisme, il est en effet rare qu’un jeune soit accompagné uniquement par nos services.
La dynamique de groupe
Il faut une fiabilité commune dans une équipe pour un résultat collectif. Dans un groupe, on fait bloc pour faire quelque chose ensemble (cohésion), cela implique un sentiment d'appartenance. Pour passer du groupe à l'équipe, il faut passer de la cohésion à la cohérence. Différence entre le travail d'équipe et le travail en équipe : - le travail d'équipe (projet individuel) → collaborer - le travail en équipe, c'est « dans », « ensemble » → coopérer.

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