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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La Prostitution de Malika Nor

La Prostitution de Malika Nor

A travers l’ouvrage : La Prostitution, Malika Nor -forte d’une vaste expérience sur le terrain en tant qu’éducatrice spécialisée- ne nous présente pas un discours dramatisant ou moralisateur de la prostitution, mais nous propose en revanche une approche multiple de celle-ci : sociale, psychologique et juridique. Pour cela l’auteur use d’idées reçues afin de nous apporter un éclairage distancié et approfondi sur ce que l’on sait ou croit savoir de la prostitution et tente de nous faire poser des questions : « Tous les besoins doivent-ils être assouvis ? », « Est-il si naturel de louer son corps à un autre ? », « Le droit à disposer de son corps implique-t-il celui de se prostituer ? »...etc. Ainsi pour Malika Nor l’indifférence de l’opinion au sort des personnes qui se prostituent est générale : la personne prostituée fait partie du paysage.

Cet ouvrage m’a vraiment beaucoup apporté tant au niveau personnel que professionnel. En effet abordant de nombreuses idées reçues sur la prostitution et les analysant Malika Nor à réussit à me faire interroger et à me donner des éléments et arguments sur tous les aprioris et préjugés que je pouvais avoir en tant que femme, mais également et surtout en tant qu’éducatrice spécialisée en formation. Son éclairage distancié et approfondi sur ce que je savais ou croyais savoir a été pour moi enrichissant, intéressant et formateur. Avoir lu ce livre avant de partir en stage dans une association accueillant des prostituées et leur entourage m’aura été d’une grande utilité. Ma principale question après la lecture de cet ouvrage serait : "Et le travailleur social dans tout ça , où est sa place ?"

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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"Soigner les toxicomanes" Alain Morel

La consommation des drogues remonte à la nuit des temps et a toujours été codifié, soit par des rites religieux, des pratiques médicinales, ou des rites sociaux. La drogue a toujours fait partie intégrante des sociétés, on constate que lorsqu'une société change, ses problèmes de drogues changent aussi. L'évolution du phénomène « drogue » est le plus souvent rapporté aux différentes manifestations de crises : économique, sociale et culturelle (augmentation du chômage, déracinement des populations, accroissement des inégalités et des marginalités etc.). De tout temps, les drogues ont été des agents déclencheurs et amplificateurs d'un discours latent que chaque société tient en réserve.

"Le rôle de l'éducateur" Daniel Roquefort

Daniel Roquefort est psychanalyste et membre de l’Ecole Lacanienne de Psychanalyse. Celle-ci s’est créée le 17 novembre 1985 à partir d’un double mouvement d’approbation et de refus : l’approbation de la dissolution de l’Ecole Freudienne de Paris, le refus du geste de Lacan désignant à ses élèves une école non distinguée de sa propre famille. En 1976, Roquefort est nommé directeur d’un Institut Médico-Pédagogique en Charente Maritime. Il assure sa direction pendant 17 ans. Il crée en 1987 un foyer d’adolescents à Royan qu’il dirigera jusqu’en 1992. Il organise en 1989 des cycles de formation pour les professionnels du secteur médico-social.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

Candide

Je pense que Candide est une œuvre de clairvoyance, de pessimisme et de résignation mais aussi d’espoir : Elle offre à l’homme un art de vivre et un moyen de donner un sens à son existence, car la vie, malgré tous ses maux, vaut la peine d’être vécue à condition de savoir goûter des satisfactions, modestes sans doute, mais réelles. Je veux dire qu’une satisfaction, aussi petite qu’elle soit, doit profiter a notre moral, à notre apprentissage. Tout les jours, en réfléchissant, je pense que je peux goûter à cela : même à propos de chose qui nous paraissent banales : le fait de vivre dans un pays en paix, le fait de manger à ma faim, le fait d’être en bonne santé...

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