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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Musique en Institut de rééducation : Une évolution à la clé ?

Musique en Institut de rééducation : Une évolution à la clé ? Pour les adolescents des Instituts de rééducation, le jeu semble envahi par la pulsion agressive. Frédéric était très énervé. C’était un retour de week-end et comme tous les lundi matin, il voulais jouer de la batterie. Pendant une heure, je l’entendis frapper sur les cymbales, faire des roulements de caisse claire etc. Cet instrument était investi par Frédéric qui trouvait là une médiation (un tiers) entre la réalité et ses pulsions. La batterie lui a permis d’expulser ses tensions, ses émois dans ce contenant qu’est l’activité musique. Béatrice Ang, psychopédagogue et psychothérapeute à Paris, considère que : « toute institution est d’abord un espace de scénarisation et de mises en actes, aussi les adolescents atteints de troubles du comportement vont-ils utiliser l’espace institutionnel comme un espace scénique. »

Il est difficile une fois encore de savoir quel rôle a pu jouer l’atelier pour ces garçons. Est-ce vraiment la musique qui est responsable de ce qui leur arrive ? La coïncidence est frappante, mais pour m’en persuader, il me faudrait faire une enquête avec tous les garçons ayant participé à l’atelier depuis sa création. Je pense tout de même que l’activité musique a contribué à développer chez ses garçons des potentialités sur lesquelles ils ont pu se reposer pour envisager le futur et leur (ré)intégration dans le monde social et du travail.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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La personne à la rue:attention fragile! L'ES entre ancrage social et repère dans la survie.

Comment je suis passée « de la rue à l’équipe » Mes premiers mois à l’antenne, j’étais vraiment dans l’émotion, l’émulation de la découverte et complètement conquise par cette apparente convivialité si simple, si accueillante des gens de la rue. Je me sentais plus proche d’eux que de l’équipe. D’ailleurs, je me sentais plus extérieure (sentiment d’être étudiante et observatrice, du à la formation toutes les matinées au siège de l’association) que membre à part entière d’une équipe et à ce titre responsable vis à vis de sa position avec les gens de la rue.

Avec du recul, je trouve cette période dangereuse tant pour le néophyte que pour l’équipe. Cette période a également été une période de tension car ma perception des situations étant faussée, je ne comprenais pas toujours les décisions d’équipe. Peu à peu, j’ai perdu mes illusions et mes idéaux (« Il suffit de les aimer pour que tout se débloque ») pour y gagner une attitude plus sereine, une humilité qui reconnaît son impuissance. J’ai notamment compris que protéger ces personnes était inutile. En vivant à la rue, ils ont déjà supporté l’insupportable. Ils peuvent vivre - survivre - sans nous. C’est à eux de faire des choix. De toute façon, il est inutile de les porter à bout de bras : au moindre relâchement de notre part, tout s’effondre. L’équipe et l’expérience m’ont appris à garder du recul par rapport aux évènements (positifs ou négatifs) qui leur arrivent et d’une manière générale, j’ai aujourd’hui plus de méfiance vis à vis de leurs propos et plus de distance vis à vis de leurs émotions.

L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

le contexte de l'emploi en france met une partie de la jeunesse en danger
J’ai mis à profit mes trois années de formation pour comprendre comment l’exclusion touche les individus, et cela dans une approche multidimensionnelle ; c'est-à-dire ne pas uniquement me focaliser sur les situations d’exclusion, mais sur les processus qui ont conduit les individus à ces situations. Pour cela les apports théoriques des différentes disciplines (économie, sociologie, droit, …) m’ont été nécessaires pour faire constamment un lien avec la pratique que j’ai pu exercer sur les terrains de stage, et ainsi mieux articuler le sens du travail éducatif dans une approche pluridisciplinaire. De ce fait, j’ai pu aborder ma première année de formation en effectuant mon stage de découverte au SAMU SOCIAL de Lille. Celui-ci s’inscrit dans un groupement d’association contre l’exclusion appelé CMAO (Coordination Mobile d’Accueil et d’Orientation) et intervient au titre de l’urgence sociale. Sa mission première est de résoudre la problématique de l’hébergement dans le cadre d’un accueil d’urgence.
Les stratégies des éducateurs face au paradoxe.
Il n’est pas nouveau de mettre en relief les contradictions et les paradoxes de l’éducation ou du travail social. Il reste, néanmoins, intéressant d’en décrypter de nouveaux, notamment au sein d’une institution éducative qui va au-delà de l’école et de la classe : l’éducation spécialisée. Cette forme d’éducation est récente et en constante évolution, notamment en ce qui concerne ses pratiques, ses lois et son organisation. Certains secteurs travaillent avec le corps et ses constantes ont stabilisé leurs fonctionnements (l’aide aux personnes âgées et handicapées) autour de structures médicalisées et de personnels spécialisés. Est-il possible d’étendre ces évolutions aux secteurs de l’intervention sociale n’ayant pas pour mission de soulager les douleurs du corps ?

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