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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Stage découverte

Stage découverte

La plupart des jeunes hébergés en secteur ALT semblent manquer de repères quand à des choses simples ou en ce qui concerne la question de l’emploi par exemple. Il s’agit donc de réinstaurer un cadre en les informant sur les règles de vie en société. Par exemple, un matin ou j’arrivais au foyer, je m’étonnai de voir Mr R. discuter dans le hall avec d’autres résidents à cette heure où il était censé se trouver à son travail, qu‘il avait commencé quelques jours plus tôt.. Comme je lui demandais si son contrat était fini, Mr R. me répondit que non, mais qu’il n’irait pas travailler aujourd’hui car il était fatigué. Je lui demandai si un médecin lui avait fourni un certificat médical, ce qui sembla le surprendre. En poursuivant la conversation, j’appris donc que Mr R. n’avait pas prévenu son employeur de son absence, car il pensait que cette absence serait simplement déduite de son salaire. Mr R. sembla très surpris d’apprendre que l’on ne pouvait pas agir comme cela. Nous avons donc fait ensemble, au cours d’un entretien, un travail de réajustement où il prit connaissance des règles de fonctionnement du monde du travail. Dans le même registre, au cours d’un entretien avec une jeune fille, je fus amenée à lui apprendre des choses simples concernant les entretiens d’embauche. Melle Z. semblait ignorer des règles de base telles qu’arriver à l’heure, avoir les cheveux et les mains propres, être soigné, faire attention à son vocabulaire. La méconnaissance de règles aussi simples constituent un véritable handicap pour ces jeunes qui passent ainsi à côté de la chance d’obtenir un emploi ou de le conserver. Un simple travail d’information peut-donc se révéler très utile pour eux.

La population accueillie au FJT XXXXXX est très hétérogène, le seul critère d’accueil étant celui de l’âge: -jeunes déplacés par un travail ou une formation, pour lesquels un problème de logement est à résoudre immédiatement et qui ont besoin d’un certain temps pour obtenir un logement autonome -jeunes déplacés par une formation ou un travail pour quelques mois et qui, pour cette raison, n’envisagent pas de s’installer -jeunes déplacée par un travail dont l’emploi n’est pas sûr et qui cherchent une solution provisoire de logement -jeunes qui ont quitté le domicile parental par désir d’indépendance ou qui ont été contraints de le faire, et qui n’ont pas de revenus stables suffisants pour s’installer dans un appartement -jeunes isolée de leur famille ou en rupture familiale totale -jeunes qui connaissent des problèmes graves d’insertion et que les services sociaux placent dans le foyer -jeunes sans difficultés particulières mais qui redoutent de vivre seuls et pour qui un logement autonome signifie isolement -jeunes sans ressources rencontrant de graves problèmes de socialisation -étudiants. Mais l’accueil se détermine principalement au cas par cas. Ainsi, le foyer peut exceptionnellement accueillir des personnes n’entrant pas dans le cadre d’un FJT. Prenons l’exemple de Mr B.: Mr B. est âgé de 44 ans, souffre d’un handicap physique lourd est a été placé sous la tutelle de l’Union Départementale des Affaires Familiales (UDAF) du Gard. Il vit chez des amis depuis un an lorsqu’il se voit contraint de quitter les lieux. Sa tutrice fait alors la demande au FJT Gide d’obtenir un hébergement dans le studio aménagé pour personne à mobilité réduite, en solution d’urgence. Mr B. entre au foyer le 9 octobre 2000. Au fur et à mesure de son hébergement, l’équipe du FJT, se rendant compte que la tutrice de Mr B. est quelque peu défaillante, doit prendre en charge l’accompagnement juridique, médical et social de ce monsieur, bien que cela ne soit pas son rôle. Elle signale également au juge des tutelles les irrégularités de facturation de prestations repérées sur le compte de Mr B. et l’absence totale de comptes-rendus concernant sa situation financière. A la date de fin de mon stage, Mr B. entame son neuvième mois de présence dans le foyer.

Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
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Documents associés

Stage Educateur Spécialisé en CLIS (Classe d'Intégration Scolaire)

J’ai souhaité effectuer un stage dans une CLIS (CLasse d’Intégration Scolaire). Celle-ci n’entre pas dans le champ des établissements et services répertoriés dans la loi 2002-2 et ne peut donc faire l’objet que d’un stage hors champ. En outre, il s’agit d’une CLIS au sein d’une école élémentaire donc d’un désir d’intégrer ces enfants ayant une déficience à une école « normale ».

Cette expérience devrait me servir dans l’approche de l’enfance handicapée et plus particulièrement de la déficience intellectuelle puisqu’il s’agit d’une CLIS 1. Elle me permettra également, dans le cadre de ma profession d’éducatrice spécialisée, de faciliter les relations entre l’école et les équipes éducatives des institutions spécialisées et de maisons d’enfants. Par ailleurs elle m’a apporté des connaissances sur la pédagogie employée par ces professionnels que sont les enseignants spécialisés et sur les outils qu’ils ont mis en place (matériel scolaire adapté à leurs difficultés).

Rapport de stage en MAS : la déficience intellectuelle et l'autisme
En commençant ce travail de réflexion, j'ai d'abord eu beaucoup de mal à trouver des réponses car selon ce que j'avais observé durant mon stage de douze semaines, je n'avais pas vraiment constaté que les résidentes du groupe participaient énormément à la vie sociale. Je pense que cette représentation était présente car je comparais leur participation à la mienne. Or, en tant que personnes vivant en institution, je me suis rendue compte, grâce à cet écrit, que beaucoup de choses étaient mises en place afin que tous les résidents puissent avoir une participation à la vie sociale, à leur échelle, à leur envie. Certes, ils ne vont pas voter et ne vont que très rarement en sortie extérieure, mais à l'intérieur de l'établissement, beaucoup ont des responsabilités plus ou moins importantes, des choses à effectuer pour eux ou pour aider les autres. Je considère que c'est comme cela que l'équipe éducative les accompagne dans une réelle participation à la vie sociale. Le fait d'être en relation étroite avec les familles présentes, de répondre à leurs besoins et à leurs attentes dans la mesure du possible, de les considérer comme des personnes à part entière et non pas des personnes handicapées leur permet déjà de s'intégrer socialement. Tous les ateliers mis en place, les repas festifs, les différentes commissions, les goûters ou lorsqu'ils aident les hommes d'entretien, cela fait d'eux des personnes participant à la vie sociale d'une institution à part entière. Là où je trouve que l'accompagnement éducatif freine parfois la prise d'initiative et donc la participation c'est que l'équipe éducative fait « trop à la place » des résidents. En effet, bien trop souvent, pour gagner du temps nous leur rangeons leur linge au lieu de leur montrer, nous débarrassons et lavons la table à leur place et bien d'autres choses encore. Une semaine, nous avions tenté de leur montrer comment faire, de les accompagner réellement dans ces actes quotidiens, cela prenait du temps mais cela fonctionnait. Je pense que pour que leur intégration dans la société soit plus forte, il faudrait que l'équipe éducative leur laisse faire plus de choses par eux-mêmes, leur laisse prendre des initiatives et ainsi être acteur de leur quotidien.
Rapport de stage dans une maison d'accueil
Jacques (nom d’emprunt) est un homme âgé de 61 ans. Le CPAS de Florenville avait pris contact avec l’institution « Tremplin » en vue d’avoir un entretien d’accueil car Jacques se trouvait sans logement l’ayant perdu suite à des problèmes d’hygiène. Avant son entrée dans la maison d’accueil, Jacques a vécu seul de nombreuses années. Il n’a plus qu’une sœur qui elle, est atteinte d’un handicap et vit en institution également. Dans son passé et avant son entrée au « Tremplin », Jacques souffrait d’alcoolisme. Voilà maintenant plusieurs années qu’il est abstinent. Issu de l’enseignement spécialisé, Jacques a travaillé plusieurs années par le biais d’un atelier protégé à « La Gaume ». Comme chaque résident, Monsieur a un projet individuel avec donc des objectifs à atteindre. Son objectif étant de trouver un logement sur Florenville, l’hygiène est un gros point à travailler. D’après moi, Jacques ne prend pas vraiment soin de lui : régulièrement ses vêtements sont sales, il est déjà arrivé que l’on y trouve de la matière fécale et qu’il sente l’urine. En outre, le règlement d’ordre intérieur stipule que les chambres doivent être tenues « en ordre » et « propres ». Néanmoins, lorsque l’équipe fait le tour des chambres afin de vérifier les tâches, il arrive souvent que son lit ne soit pas fait, de sentir une odeur incommodante, de retrouver des déchets alimentaires sur son bureau,….

Jacques veut porter uniquement des joggings et tee-shirts (qui ne sont pas toujours adaptés à sa morphologie, il arrive fréquemment de devoir lui demander de remonter son jogging car on peut voir se « dessiner la lune en pleine journée ») avec des baskets. Il ne se rase pas souvent la barbe ce qui peut contribuer également au fait que l’on peut le percevoir comme étant une personne négligée. Son hygiène personnelle à un impact sur la vie en communauté. Par exemple, Jacques laisse souvent derrière lui les toilettes sales : matière fécale sur la lunette des WC, etc… ce qui a le don d’énerver les autres résidents qui se plaignent régulièrement. L’équipe et moi-même avions constaté qu’il avait du mal à voir, tout du moins dans certaines circonstances par exemple lorsqu’il devait lire quelque chose de près. Avec l’équipe, nous pensions que peut-être son problème de vue contribuait à son manque d’hygiène (ex : les toilettes, s’il ne voit pas correctement il aura du mal à les nettoyer de manière « nette »). L’ophtalmologue a confirmé le fait que Monsieur devait porter des lunettes mais Jacques ne l’entend pas de cette manière : pour lui, l’ophtalmologue est « une incompétente et il ne doit pas corriger sa vue ». Jacques est une personne sociable, selon lui, il aime particulièrement aller à la salle de sport de Florenville où il maintient le contact avec des amis à lui de longue date. Il s’y rend plusieurs fois par semaine en bus (2 à 3 fois). Il apprécie également jouer aux cartes avec des personnes du 3ème âge. Au sein du groupe de la maison d’accueil, l’entente avec les autres usagers varie, ces derniers expriment leur « ras le bol » face à l’hygiène de Jacques.
Rapport de stage dans un foyer d'hébergement d'urgence dédié aux mineurs.
Les éducateurs sont régulièrement en contact avec les référents de l’Aide Sociale à l’Enfance, puisque les usagers qu'ils accueillent leurs sont confiés par ce service, après décision du Juge pour Enfants. Le lien est essentiellement téléphonique : ils se tiennent au courant de l’évolution de la situation d’un usager, des éléments familiaux, du projet individuel de l'usager… Des rencontres ont également lieu dont trois sont formalisées par des synthèses.

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