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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Loi pour la cohésion sociale (dite loi BORLOO du 18 janvier 2005)

Loi pour la cohésion sociale (dite loi BORLOO du 18 janvier 2005)

Depuis la loi Borloo, l’agence nationale pour l’emploi n’a plus le monopole en matière de placement des chômeurs. En pratique les multitudes des agences intérimaires lui avaient déjà ravie un bon nombre de demandeurs d’emploi qui préfèrent passer par les services privés. La loi de 2005 confirme ce processus, voire l’encourage tout en établissant un cadre qui assure une garantie autant pour les demandeurs d’emploi, pour les employeurs que pour l’ensemble des acteurs.

De façon très succincte, la loi 2005 a prévu de doubler les subventions liées à la dotation de solidarité urbaine (DSU) pendant 5 ans aux communes. De plus et surtout il y a une modification du mécanisme de répartition de la DSU à savoir que les communes qui ont des zones urbaines sensibles et qui ont de ce fait de faible potentiel financier (principalement par rapport aux taxes locales) et confrontées à des charges socio-urbaines bénéficieront d’une bonification par rapport aux subventions de l’Etat.

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Documents associés

Le travail à deux en AEMO judiciaire

Alors que nous avons commencé de travailler à deux en A.E.M.O. sur l'antenne de M, dans le début des années 1990, aucun texte n'était écrit qui explicite cette pratique. Ecrire au sujet du travail à deux en A.E.M.O. suppose une élaboration de nombreuses réflexions et des confrontations de notre pratique avec d'autres équipes. Le travail à deux en A.E.M.O. judiciaire existe bien évidemment ailleurs, cette pratique se répand sur tout le territoire. Deux points font peut-être la spécificité de l'équipe de M : Ø Il ne s'agit plus d'intervention à deux pour assurer un moment dit difficile violence, placement ou autre, ni d’une intervention en fonction d’une catégorisation de la famille, mais bien d'un travail éducatif à deux. Ø Le travail à deux est choisi comme mode d’intervention afin de transcender les affects inhérents à la pratique éducative. L'appui de cette pratique sur une théorisation de la relation éducative et du transfert éducatif.

Les repas du dimanche soir ou l'apprentissage social de Adhil

La table, le temps du repas, activité ordinaire, sans cesse répétée, figure une société en mini-ature qui occupe un espace et un temps bien délimité. « Ce microcosme à ses règles, elles sont prégnantes, incontournables » [ Dortier, (1998), p.18]. Les pratiques les plus ordinaires recèlent tout un inconscient social. Dortier se réfère alors à Norbert Elias pour qui l'art de se tenir à table, les tenues vestimentaires, les règles de la politesse les plus communes résultent de normes sociales intériorisées au cours d'un long processus de socialisa-tion. A table, nous sommes sous le regard de l'autre.

Et notre humanité, avec ce qu'elle a de plus triviale, ne peut plus se cacher. Chacun va s'efforcer pendant le temps du repas, de donner l'image la moins « animale », la plus humaine possible : manger proprement, se tenir droit, ne pas faire de bruits incongrus, manger la bouche fermée, savoir tenir une conversation posée etc.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

Trois outils pour développer l'estime de soi

Développer l’estime de soi de nos élèves, quel vaste programme! Certains pourraient penser qu’un instituteur n’est là que pour dispenser un savoir à nos chères petites têtes blondes ou encore à les rendre autonomes ! Mais comment les enfants se sentent-ils en classe ? Osent-ils avouer qu’ils n’ont pas toujours compris ce que l’on vient de leur expliquer pour la « énième » fois ?

Osent-ils donner un autre point de vue que l’avis général de la classe ? Ce n’est pas si sûr. Certains leaders de classe ont, peut-être, plus de facilité à le faire. Néanmoins pour bon nombre d’enfants, la crainte des autres est trop présente que pour oser s’affirmer ! Bien sûr, on ne sait pas forcer nos élèves à donner leur avis et à exprimer envers et contre tout ce qu’ils pensent.

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