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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Loi pour la cohésion sociale (dite loi BORLOO du 18 janvier 2005)

Loi pour la cohésion sociale (dite loi BORLOO du 18 janvier 2005)

Depuis la loi Borloo, l’agence nationale pour l’emploi n’a plus le monopole en matière de placement des chômeurs. En pratique les multitudes des agences intérimaires lui avaient déjà ravie un bon nombre de demandeurs d’emploi qui préfèrent passer par les services privés. La loi de 2005 confirme ce processus, voire l’encourage tout en établissant un cadre qui assure une garantie autant pour les demandeurs d’emploi, pour les employeurs que pour l’ensemble des acteurs.

De façon très succincte, la loi 2005 a prévu de doubler les subventions liées à la dotation de solidarité urbaine (DSU) pendant 5 ans aux communes. De plus et surtout il y a une modification du mécanisme de répartition de la DSU à savoir que les communes qui ont des zones urbaines sensibles et qui ont de ce fait de faible potentiel financier (principalement par rapport aux taxes locales) et confrontées à des charges socio-urbaines bénéficieront d’une bonification par rapport aux subventions de l’Etat.

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
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Documents associés

Dossier de Pratiques Professionnelles : Résidence intra-muros

Le projet d’orientation de l’E.P.SO.M.S pour la période 2010-2015 définit le public du foyer d’hébergement en ces termes « Concerne les personnes les plus fragiles, dont les capacités ne permettent plus ou pas, momentanément ou durablement, d’être accueillis dans des dispositif extra muros, même avec un accompagnement plus soutenu. Ce public bénéficie alors d’un dispositif d’accompagnement plus rapproché dans les dispositifs intra muros de type hébergement, travail, activités sociales et culturelles adaptées à la situation de chacun »

J’ai vécu mon stage sur la scène du foyer d’hébergement intra muros de l’E.S.A.T Georges Couthon d’Amiens qui accueille un public de travailleurs en situation de handicap et qui dans ce cadre ont également bénéficié d’une orientation en foyer d’hébergement par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (C.D.A.P.H). La capacité de travail des travailleurs en situation de handicap est moindre par rapport aux travailleurs ordinaires et il est nécessaire pour eux d’évoluer dans un environnement protégé tant sur le plan de leur vie professionnelle que sur le plan de leur vie sociale.

Réflexion sur une analyse des pratiques en IME

Cela fait plusieurs années que l’équipe d’hébergement a demandé à ce qu’un intervenant extérieur, psychologue clinicien de préférence, intervienne dans nos temps de réunions et cela de manière très régulière : 1h00 toutes les semaines. Un petit nombre d’éducateurs ont porté ce projet à bout de bras et l’ont imposé au reste de l’équipe qui ne voyait pas réellement l’utilité de cette démarche et de cette intervention.

Je ne m’étendrais pas longtemps sur la mise en place de l’intervention, n’ayant pas encore intégrée cette équipe et ne voulant pas déformer ou mal reproduire l’historique. Supervision, analyse de la pratique, médiation…tous les termes y sont passés. Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Et que va faire ce psychologue clinicien et en plus psychanalyste ici, dans notre institution ? Et que va-t-on lui dire ? Et que va-t-il nous répondre ?

Le travail à deux en AEMO judiciaire

Alors que nous avons commencé de travailler à deux en A.E.M.O. sur l'antenne de M, dans le début des années 1990, aucun texte n'était écrit qui explicite cette pratique. Ecrire au sujet du travail à deux en A.E.M.O. suppose une élaboration de nombreuses réflexions et des confrontations de notre pratique avec d'autres équipes. Le travail à deux en A.E.M.O. judiciaire existe bien évidemment ailleurs, cette pratique se répand sur tout le territoire. Deux points font peut-être la spécificité de l'équipe de M : Ø Il ne s'agit plus d'intervention à deux pour assurer un moment dit difficile violence, placement ou autre, ni d’une intervention en fonction d’une catégorisation de la famille, mais bien d'un travail éducatif à deux. Ø Le travail à deux est choisi comme mode d’intervention afin de transcender les affects inhérents à la pratique éducative. L'appui de cette pratique sur une théorisation de la relation éducative et du transfert éducatif.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

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