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Rapport de stage

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J’ai pu effectuer mon stage dans une résidence service appelée « Les Jardins d’Arcadie ». Cet établissement non médicalisé s’adresse à des personnes âgées de plus de 60 ans et autonomes. Ce stage m’a permis de découvrir le milieu professionnel d’une conseillère en économie sociale et familiale (CESF). J’ai donc pu valider de nombreuses compétences propres à ce métier. J’ai pu participer à toutes les activités de mon maître de stage, qui a son diplôme d’état de Conseillère en Économie Sociale Familiale. Dans cette structure, elle occupe un poste de coordinatrice.

Cette note de synthèse vise à évaluer la mise en pratique d’une animation au sein de ma structure de stage. Elle sera composée d’une première partie qui développera en détails la structure dans laquelle j’ai pu passer 6 semaines. En seconde partie, nous verrons l’analyse du poste de ma tutrice de stage et son ancrage dans la structure. Enfin, j’ai pu réaliser plusieurs activités, mais j’ai choisi de faire une analyse sur un atelier de remue-méninges.

Mon stage de 6 semaines s’est déroulé au sein du CAIO (Centre d’Accueil d’Information et d’Orientation). Cette association a pour mission d’assurer l’accueil, le logement, l’accompagnement et l’insertion sociale des personnes et des familles connaissant des difficultés, en vue de les aider à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale. J’ai eu l’opportunité d’être accueillie sein de deux pôles (ALT ASE : Allocation Logement Temporaire via dispositif de l’Aide Sociale à l’Enfance, et CHRS : Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale).

L’activité choisie s’est déroulée au CHRS du L, qui accueille donc temporairement des familles en situation d’errance. Des travailleurs sociaux tels que deux Conseillères en Économie Sociale et Familiale, une Monitrice Éducatrice, et une Assistante sociale, mettent en œuvre leurs compétences afin d’accompagner les personnes tout au long de leur séjour.

Le CHRS est « éclaté », c’est à dire composé de plusieurs logements dispersés dans plusieurs quartiers de B dont celui de L B. L’équipe accompagnante travaille au cœur des habitations, dans un appartement qui est aussi un lieu convivial et d’accueil. On y rencontre les familles en entretiens individuels, ou sur des temps collectifs. L’intérêt présenté est aussi celui d’une vie de quartier, pour préserver le lien social. Cet appartement est disposé de façon à montrer aux familles comment aménager son intérieur (« son chez soi »).

Par exemple, on dispose un salon avec une table pour un coin repas, des rangements et des étagères afin de mettre en valeur la notion d’optimisation de l’espace... Cela met en évidence des repères, que les personnes sans domicile fixe ont souvent perdus.

L’activité retenue pour la synthèse est la mise en place et participation à un atelier autour du droit au logement.

Stage long d'une conseillére en économie familiale dans une stucture E. Ses difficultés:logement budget, les difficultés d'une partie de la population le partenariat des travailleurs sociaux.
La France fait partie des pays développés. Une large majorité de la population a reçu une éducation scolaire, qui permet d’accéder à l’autonomie. L’autonomie est une valeur importante aux yeux de tous, mais c’est un vaste mot qu’il convient toujours de définir dans un cadre plus précis : autonomie financière, autonomie pour les déplacements dans les transports en commun... Ce terme d’autonomie nous renvoie aux problèmes de la dépendance et des incapacités, en somme, du handicap. Celui-ci peut apparaître sous trois formes : Physique, intellectuel ou social, et nécessite une prise en charge adaptée. A l’âge de la majorité, l’apprentissage de l’autonomie a normalement été suffisant pour que ce nouvel adulte s’assume. Toute personne majeure est en principe capable. Cependant, ce n’est pas toujours le cas. Une défaillance de l’autonomie apparaît comme un frein à la capacité à s’assumer seul. L’altération des facultés personnelles expose l’individu à ne plus pourvoir à ses intérêts. La prodigalité expose à tomber dans le besoin et à ne plus pouvoir exécuter ses obligations familiales. Aussi existe-t-il des lois pour pouvoir intervenir auprès de ces personnes qui se mettent en péril : - La loi de 1966, qui encadre les mesures de Tutelles aux Prestations Sociales, - La loi de 1968, qui encadre les mesures de Tutelles aux Majeurs Protégés. Il s’agit de deux mesures ayant des objectifs très différents. La tutelle aux majeurs protégés possède différents niveaux : la sauvegarde de justice, la curatelle et la tutelle; que l’on applique selon les capacités de l’individu et son besoin de protection. La tutelle aux prestations sociales a une visée éducative et doit permettre au majeur de développer son autonomie sociale et budgétaire. Dans une grande majorité des cas, la gestion des mesures de protections est confiée à la famille ou à un proche. Cependant, lorsque la famille en est incapable (en conflit avec le majeur, de moralité douteuse...), le juge décide de confier cette mission à des professionnels de la gestion de tutelle : personnes physiques ou morales (ces derniers nomment alors des délégués à la tutelle). L’UDAF est la plus grosse structure de gestion de tutelle de France. Cette mission lui incombe de par l’article 3 du code de la famille : “l’UDAF peut gérer tout service d’intérêt familial dont les pouvoirs publics estimeront devoir lui confier la charge.” Des services de travailleurs sociaux et juristes sont chargés de gérer les mesures de tutelles et d’accompagner les individus. Aussi, je présenterai en premier lieu l’UDAF, ses origines, ses missions, puis l’UDAF de la Haute Vienne en particulier. Il apparaît intéressant de se pencher par la suite sur les spécificités des interventions en Tutelles aux Prestations Sociales. Tantôt faire avec, tantôt faire pour, il est difficile de savoir se positionner dans l’exercice de la mesure : c’est là toute la complexité du travail du délégué à la tutelle. Ce point particulier me paraît indispensable à garder en filigrane au long de ce travail de rédaction. Enfin, ayant mené une action professionnelle, je présenterai la famille auprès de laquelle j’ai effectué mon intervention, les objectifs fixés et les résultats obtenus. Cette dernière partie apparaît comme un exemple d’intervention d’un délégué à la tutelle, où les notions d’assistanat et d’éducatif s’entrecroisent, comme inévitablement liées.
Durant ma première année de BTS en économie sociale et familiale (ESF) j’ai été amené à effectuer un stage d’observation de quinze jours du 4 novembre au 15 novembre 2002 auprès d’une conseillère en économie sociale et familiale. Celle-ci, exerce sa profession dans une association intermédiaire A.V.I.E localisée à Villemur sur Tarn. Cet établissement accueille des demandeurs d’emploi en très grandes difficultés d’insertion professionnelle.
D’après l’article 1er de la loi du 29 juillet 1998, «la lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation » . Ainsi, de nombreux acteurs sont concernés par cette loi comme les départements qui peuvent mettre en place ou financer certaines actions répondant à cet impératif. Sur le département de la M.., le Conseil Général est donc présent dans le financement de certaines structures comme les chantiers d’insertion par exemple, mais aussi pour le financement de structures innovantes qui sont appelées les « Espaces de Découvertes et d’Initiatives ». Ces espaces ont été créés pour favoriser l’insertion sociale des personnes exclues, et en particulier des hommes seuls bénéficiaires du RMI qui sont nombreux dans ce département. J’ai effectué mon stage professionnel dans l’une de ces structures : l’Espace de Découvertes et d’Initiatives du Pays de L. En arrivant, sur ce lieu de stage, je me demandais comment la professionnelle réalise les évaluations, à destination des financeurs, concernant les bénéficiaires du RMI. En effet, ces structures fonctionnent sur le principe qu’il est important de faciliter le brassage de la population afin de valoriser les personnes et de créer du lien social. Pour favoriser ce brassage, les Espaces de Découvertes et d’Initiatives sont ouverts au tout public en ne faisant aucune distinction entre les bénéficiaires du RMI, les personnes en difficultés et entre toutes les autres personnes accueillies. Alors, est-il possible de réaliser une évaluation de l’action, tout en respectant ce principe d’anonymat, de non distinction ?
Le logement fait partie intégrante des besoins primaires et des besoins de protection et de sécurité . Il est la condition première de l’autonomie personnelle et familiale, de l’intégration dans la vie sociale et professionnelle. Il est porteur d’identité sociale. Se loger est un besoin élémentaire dont la satisfaction relève d’une nécessité vitale qui justifie sa reconnaissance en tant que droit. Le droit au logement est reconnu comme droit social depuis 1946. Ce droit est réaffirmé dans la loi Besson du 31 mai 1990 : "garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l'ensemble de la nation en favorisant la mise en place d’outils spécifiques (financiers et éducatifs) permettant l’accès ou le maintien des ménages dans le logement afin de freiner le processus d’exclusion. En 1998, la loi contre les exclusions renforce le dispositif de la loi Besson en rappelant l’importance du logement dans le processus d’intégration des familles. C’est la loi Besson qui consacre la notion d’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL). Les Commissions Locales de l’Habitat de la Drôme (CLH) ont souhaité développer cet accompagnement spécifique dont les modalités de mise œuvre ont été définies dans le Plan Départemental d’Action pour le Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD). En effet, le PDALD vise à permettre à toute personne ou famille éprouvant des difficultés financières ou sociales, d’accéder à un logement ou à s’y maintenir. L’Entraide Protestante est la seule structure locale qui offre un accompagnement social en lien avec le logement aux adultes défavorisés. L’accompagnement effectué par la conseillère en Economie Sociale et Familiale au sein du service d’ASLL vise une insertion durable et une autonomie des ménages dans leur habitat contribuant à la résolution de leurs problèmes de logement.
Chacun de nous, en tant qu’être humain, est à la fois unique et semblable aux autres. Handicapé ou non, nous sommes tous soumis au même ordre naturel, c’est ce qui fait notre humanité. Pour survivre, les hommes se sont constitués en société. Celle-ci a évolué autour de ce que j’appellerai un tuteur sélectif, la Norme. Une partie de la population, éloignée de cette dernière, s’est alors vue éclipsée, mise à l’écart. C’est le cas des personnes souffrant d’une déficience (altération d’une fonction psychologique, physiologique ou anatomique) qui ne répondent pas aux critères de compétences de leur époque. « Le handicap désigne les déficiences, les limitations d’activité et les restrictions de participation. Il renvoie aux aspects négatifs de l’interaction entre un individu et les différents facteurs du contexte dans lequel il évolue»
Aujourd’hui, nous parlons de société de consommation car notre société favorise l’endettement voire le surendettement avec la facilité qu’impliquent les crédits à la consommation. Ainsi l’évolution de notre société a fait émerger des catégories sociales de plus en plus fragilisées. Les personnes les plus vulnérables sont les premières cibles de ces crédits qui souvent cumulés aboutissent à une situation financière difficile avec un taux d’endettement trop important. L’Union Départementale des Associations Familiales avec ses services de tutelles intervient dans ces cas de crise pour tenter de rééquilibrer le budget de ces ménages qui nécessitent d’être protégés par une mesure judiciaire afin d’éviter une situation plus dramatique pouvant les entraîner vers une exclusion, une marginalisation. Ainsi, 80 000 familles et personnes sont confiées aux services de tutelle des UDAF. Les personnes les plus concernées sont les personnes âgées, handicapées, celles exclus du travail, avec peu de ressources, en grande difficulté financière mais aussi sociale par une accumulation de problématiques.
Dans le cadre de la préparation au Diplôme d’Etat de Conseillère en Economie Sociale et Familiale, j’ai effectué mon stage au sein de l’antenne sociale de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF ) à F. Par le biais de cette institution, mes objectifs étaient : • D’identifier et d’analyser l’institution ; • De découvrir le métier de Conseillère en Economie Sociale et Familiale au sein d’une CAF ; • De rencontrer et de travailler auprès d’une population diversifiée, tant par la culture que par les besoins ; • De rencontrer les institutions partenaires et d’appréhender leur travail.
Le développement des associations est une réalité vivante. On évalue entre 700 et 800 000 le nombre d’associations dans notre pays. Un grand nombre d’associations à caractère humanitaire ou caritatif, se sont développées ces dernières années. Elles se mobilisent et travaillent en partenariat avec d’autres institutions sociales. Ces associations jouent toutes un rôle complémentaire dans la mise en œuvre de la politique sociale d’aide aux personnes défavorisées. J’ai choisi d’effectuer mon stage dans le département de l'Isère au Secours Catholique de Grenoble qui est une association dynamique. Le Secours Catholique est né après la Seconde Guerre mondiale comme de nombreuses autres organisations, pour pallier les situations d’urgence. C’est un acteur important sur le terrain social, dont le travail est reconnu aussi bien par les pouvoirs publics que par les travailleurs sociaux. Il est présent au niveau international et national.
« L’année 2005 s’est terminée par des manifestations de profondes fractures d’une société française à la recherche de son unité dans l’égalité et la fraternité. Les interpellations des « laissés-pour-compte » sont souvent celles que les associations pour la promotion et l’insertion par le logement relaient depuis vingt ans » notait l’édito du Journal des Associations de la Fapil-12/2005. En effet, le logement est un besoin primaire de sécurité et de protection . Il est la condition première de l’intégration sociale et professionnelle. Etre logé est porteur d’identité, synonyme d’autonomie. En France, le logement est devenu depuis 1990 un droit pour tous. Le droit au logement suppose un domicile dans des conditions de décence et de salubrité compatibles au respect de l’humain. Et pourtant selon le dernier rapport de l’Abbé Pierre, 5 millions de personnes en France seraient mal logées. Le logement est devenu une priorité nationale au fur et à mesure des années avec les problématiques d’emploi et la carence de logements. La région Ile de France a, quant à elle, décrétée « le logement, une cause régionale ».
La santé publique concerne les problèmes liés à la santé d’une population, l’état sanitaire d’un territoire. Elle est devenue une discipline autonome qui se préoccupe de la santé globale des populations sous ses aspects curatifs, préventifs, éducatifs, et sociaux. La santé, quant à elle se défini comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. (Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)) Ainsi dans l’objectif d'agir pour la santé dans le monde les Nations Unies ont fondée, en 1948, l’OMS. Pour cela elle assure quatre fonctions :" • donner des conseils en matière de santé dans le monde entier, • établir des normes de santé à l'échelle du monde, • coopérer avec les gouvernements en renforçant les programmes nationaux de santé, • élaborer et transmettre la technologie, l'information et les normes appropriées concernant la santé."
L’Etat français a pris certaines directives dans divers domaines notamment en matière de Politique Familiale. Pour cela, il s’associe à l’organisme national compétent dans ce domaine : la C.N.A.F. (Caisse Nationale d’Allocations Familiales). Des axes prioritaires de travail sont choisis et mis en place au travers d’organismes privés qui exercent une mission de service public : les C.A.F. (Caisse d’Allocations Familiales). Les C.A.F. sont réparties sur le territoire français. Ce sont des organismes locaux qui permettent de prendre en compte les besoins et les spécificités de la population de chaque département. Pour que ces dernières puissent apporter les réponses adéquates aux demandes des publics reçus, la CNAF leur attribuent des missions spécifiques ; C’est ensuite au tour des C.A.F. de les décliner selon les caractéristiques de la population rencontrée ainsi que des moyens dont elles disposent. Pour permettre un accueil et une relation de proximité avec la population, la C.N.A.F. a créé des Centres Sociaux.
Depuis des siècles, pour des raisons financières, des personnes de divers pays sont venues en France pour travailler. Ces dernières ont compensé des pertes humaines dues à la guerre, afin de reconstruire la France. Leur objectif était de gagner de l’argent afin de subvenir aux besoins de leur famille et de repartir dans leur pays d’origine par la suite. Après des années de travail, cet objectif n’a pas été atteint. Les personnes immigrées ont dû s’installer en France et faire venir leur famille. Au sein de la ville d’A.-sous-bois, la population française représente 79 % et la population immigrée 21 %. Cependant, dans les quartiers Nord, la population française et immigrée sont respectivement de 55 % et de 45 %.
Cette dernière année de formation et de professionnalisation m’a amené à m’interroger plus profondément sur le sens que je souhaitais donner à mon travail en tant que future Conseillère en Economie Sociale Familiale : Avec qui travailler ? Comment ? Où ? M’intéressant aux réalités et à l’actualité de notre société, j’ai pu soulever une problématique croissante. L’endettement voire le surendettement, avec la facilité d’accéder aux crédits à la consommation, sont des phénomènes de société inquiétants. L’évolution de notre société a fait émerger des catégories sociales de plus en plus fragilisées comme l’atteste la loi Borloo du 1er août 2003. Ainsi, à travers le choix de mon lieu de stage j’ai souhaité confirmer mon projet professionnel : accompagner des personnes et/ou familles en difficulté dans le domaine budgétaire. C’est pourquoi, j’ai effectué mon stage au sein du Conseil Général de la Nièvre et plus particulièrement au sein de l’Unité Territoriale d’Action Médico-Sociale sur le site de Cosne-sur-Loire. Le Conseil Général s’est révélé être une structure intéressante par la spécificité de la Conseillère en ESF : accompagnement budgétaire des personnes et/ou familles en difficulté.
Au moment de l’élaboration de la Loi Neiertz de 1989 relative à «la prévention et au règlement des difficultés liées au surendettement», on estimait à 200 000 le nombre de personnes surendettées. Aujourd’hui, certaines études évaluent à 1,5 million, le nombre de foyers en situation de surendettement . Le département de la Seine Maritime n’échappe pas à cette triste réalité. La Normandie est particulièrement touchée par le surendettement des ménages. L’enquête typologique réalisée par la Banque de France en Avril 2001 précise que le nord de la France est une zone plus fragile que les autres avec plus de couples surendettés, plus d’enfants à charge, des revenus légèrement plus élevés et des souscriptions plus massives de crédit revolving. En Normandie, près de 8000 dossiers par an sont déposés auprès de la Banque de France.
En lançant en juin 2006 le plan Solidarité Grand Age, Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille, a voulu ouvrir une réflexion approfondie et concertée sur la prise en charge de la dépendance. En effet, une part importante de ces dépenses reste à la charge des personnes âgées et de leur famille. Même si à un âge donné, la dépendance est de moins en moins forte du fait de la prévention et des progrès de la médecine, dans les dix années à venir, la population des plus de 85 ans doublera, soit une hausse potentielle de 25% des personnes âgées dépendantes. M. Bas souhaite par conséquent anticiper les enjeux du vieillissement et de la dépendance pour que chacun puisse avoir accès à une prise en charge adaptée et de qualité quels que soient ses revenus. Cela ne remet aucunement en cause les financements qu’opèrent les Conseils Généraux par l'Allocation Personnalisée à l’Autonomie et l'Aide Personnalisée à l'Habitat , puisque ceux-ci prennent déjà en charge certaines dépenses liées à la dépendance et à l’accomplissement des actes de la vie quotidienne. Au contraire, M. Bas propose que le Conseil National pour la Solidarité et l'Autonomie participe non plus à 34% mais à 50% de ces coûts, au vu de la pression qu’opère déjà la croissance de la dépendance sur le budget et la fiscalité locale des Conseils Généraux.
J'ai effectué mon stage professionnel au Centre Communal d'Action Sociale de R... Chaque commune se doit de créer un établissement public d'aide sociale. Il peut s'agir d'un Centre Communal d'Action Sociale ou d'un Centre Intercommunal d'Action Sociale. L'action sociale s'exerce soit par ce centre soit par ses propres services, les deux pouvant coexister. Au sein de cette structure, j'ai pu observer, suivre et analyser le travail de la Conseillère en Economie Sociale et Familiale dans le cadre du service d'aide sociale légale et facultative. L'aide sociale légale concerne l'aide médicale d'Etat, la couverture maladie universelle et le Revenu Minimum d'Insertion. L'établissement et la transmission du dossier de demande d'aide sociale constituent une obligation pour le CCAS. Ce dernier ne peut en aucun cas refuser d'établir un dossier. L’aide sociale facultative concerne les aides spécifiques au CCAS (aide financière, épicerie sociale…). Celle-ci doit se conformer à trois principes : la spécificité territoriale (le CCAS ne peut intervenir qu’au bénéfice des personnes résidant dans la commune), la spécificité matérielle (le CCAS ne peut intervenir que dans le cadre d’actions à caractère social) et l’égalité de traitement (toutes les personnes placées dans des situations objectivement identiques ont droit à la même aide de la collectivité).
En France, en 2006, près de 7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et sont amenées à fréquenter des structures d'aide alimentaire d'urgence où la dignité s'estompe, où l'estime de soi diminue. Notre société définit l'être social comme un être productif. Le travail crée un statut social et un sentiment d'appartenance. La participation à la création de la richesse commune donne accès à la consommation; elle justifie en retour la protection de la société par l'État providence. En même temps qu'elle autorise la jouissance d'un bien, la consommation est l'expression d'un choix, l'affirmation d'une individualité. La pauvreté implique une consommation de survie, réduite à la satisfaction des besoins élémentaires : se loger, se nourrir, se vêtir. Dans notre société, l'exclu est, en partie et peut être surtout, un exclu de la consommation, c'est-à-dire du choix et du plaisir. La nourriture est un plaisir, un acte social de convivialité et de partage. Il paraît alors indispensable d'offrir à des familles démunies une forme d'aide alimentaire capable d'allier le choix, la qualité, le respect du goût, des cultures et des habitudes.

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