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Le Bouc Emissaire : René Girard

Le Bouc Emissaire : René Girard

La fiche de lecture vient s’inscrire dans l’Unité de Formation « Vie Collective » de la formation d’éducateur spécialisé à l’Institut Régional du Travail Social de Poitiers. Les objectifs sont l’étude d’un ouvrage en rapport avec les fonctionnements organisationnels et sociétaux, la réflexion autour du thème étudié et la mise en lien avec la pratique professionnelle et l’actualité sociale. L’ouvrage vers lequel j’ai orienté ma réflexion est « Le Bouc émissaire » de René Girard. Le phénomène de persécution collective, dont j’avais déjà entendu parlé et que j’ai pu observer dans ma pratique antérieure, prend différentes formes suivant les contextes dans lesquels il agit. Il est révélateur de tabous et ne fonctionne qu’en collectivité. C’est donc un sujet social, et même si son origine est lointaine, il est encore d’actualité. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont donné envie de l’approfondir. A partir de ces éléments, une interrogation est née en moi : ce phénomène de bouc émissaire remonte aux sociétés primitives… Comment a-t-il perduré et quelles formes prend-il aujourd’hui, avec les problématiques sociales actuelles ?

Michel Foucault disait: « La société se reconnaît à la façon dont elle traite ses exclus », et René Girard affirme que le mécanisme d’exclusion du bouc émissaire est « normal » dans une société : il s’agit pour lui d’un processus de régulation des tensions qui a toujours été présent et qui est nécessaire pour qu’une collectivité perdure. La violence fondatrice devrait être destructrice mais au final elle est réconciliatrice. Alors faut-il être réaliste et garder en tête que l’Homme social sera toujours violent et persécuteur parce qu’il s’est fondamentalement construit comme ça ? Cela me semble évident, et c’est une réalité que le travailleur social, qui agit au sein de ce réseau de persécuteurs et de persécutés, de bourreaux et de victimes, doit accepter.

La crise « indifférenciatrice » est celle d’une société en pleine mutation, à laquelle les cinquante dernières années et ses vagues d’immigration ont ajouté de nouveaux paramètres à prendre en compte, au sein de laquelle coexistent toutes sortes de catégories socio-professionnelles en situation de précarité et de handicap. Le crime « indifférenciateur » est celui de ces minorités correspondant à des critères de sélection victimaire, coupables sans le vouloir des torts d’une société génératrice de violence. Elles sont les actuels boucs émissaires, dans la lignée de tous les précédents. Ce phénomène de bouc émissaire se retrouve tant à une échelle intrafamiliale ou professionnelle (violences conjugales, harcèlement moral) qu’à une échelle sociétale (discrimination d’ordre racial, religieux ou physique).

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Il s’agit d’un essai écologique c’est-à-dire d’une réflexion menée sur l’état actuel de notre planète, réflexion qui ne vise pas à l’exhaustivité mais tente plutôt d’amener pour le lecteur des pistes de questionnement et de mettre en place quelques éléments de réponses.

Cette réflexion prend parfois des allures de roman (pages 11 à 13 ; p 15) avec des descriptions à l’imparfait et des passages narratifs. L’objectif de ces passages « romancés » est ici de capter l’attention du lecteur qui pourrait parfois être rebuté par le côté trop essayiste, ou perçu comme tel, de cette réflexion.

Comme nous venons de le signaler c’est l’écologie, c’est-à-dire un mouvement visant à instaurer un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de celui-ci, qui constitue le thème central de cet ouvrage.

Plus précisément, ainsi que le définit le titre, La Terre en héritage, c’est l’avenir de notre planète qui se trouve ici mis en question. La question centrale est alors de savoir quelle planète nous créons aujourd’hui (en l’occurrence au seuil du XXIème siècle) et quelle planète nous souhaitons laisser demain à nos descendants. Il s’agit donc d’une démarche à la fois synchronique et diachronique.

Par ailleurs, cet ouvrage ne se contente pas de poser des questions à l’écocitoyen qui sommeille dans chaque lecteur mais il tente aussi de répondre à la question suivante : comment faire, quelles solutions peut-on d’ores et déjà mettre en œuvre pour protéger notre planète maintenant que nous avons pris conscience du danger ? Il propose ainsi de nouveaux thèmes de réflexion et d’action qui permettraient, tant sur le plan individuel que politique, la mise en place d’un courant de réformes en vue de protéger l’homme, la nature et la vie sous toutes ses formes.

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