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Le lien d’accompagnement : Paul Fustier

Le lien d’accompagnement : Paul Fustier

CHAPITRE 5 : DU LIEN SOCIAL AU TRAVAIL SOCIAL: L'échange marchand fait circuler des objets. L'échange par le don tisse du lien social « à partir de la dépendance réciproque qu'il produit » (p62) en préservant le statut de chacun. La réversibilité montre que chacun peut passer rapidement d'une position à l'autre (donateur/donataire). Le travail social de situerait entre une productivité du service (services entraînant une rentabilité suffisante) et une productivité du lien (services générant du lien social). L'État et les grandes institutions rendent le don anonyme (il n'y a ni échange, ni lien entre le donateur et le donataire).

Le travail social est menacé par une tendance de purification : isoler le lien et les affects du service rendu afin de simplifier les pratiques. Les interstices institutionnels sont ces temps perdus transitionnels pour la productivité qui favorisent la convivialité dans l'équipe et le lien social. Ils sont « travail/non-travail, dedans/dehors... » (72). Il existe deux formes de travail social qui donnent des compromis. Le travail social purifié (socialité secondaire) modifie la situation par une prestation de service (solution technologique) dont le problème est extérieur à l’individu (environnement).

Le lien n’est pas nécessaire, le professionnel est dans un bureau. La productivité est directe (réponse rapide). Le travail social non aseptisé (socialité mixte) répond à un problème est lié à « une situation complexe globale » (p73). Les difficultés psychiques ou psychologiques font déborder le sujet. Le don « forme une peau commune » (p75). Ce travail s'effectue dans les « corridors » (p76) du quotidien. Il s’agit d’une productivité du lien social (le processus compte plus que le résultat).

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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