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La misère du monde : Pierre Bourdieu

La misère du monde  : Pierre Bourdieu

La misère du monde est en soi un ouvrage polémique, et il n'est pas étonnant qu'il ait suscité des réactions aussi mitigées tant de la part du grand public que des médias, des intellectuels ou des politiques, lors de sa parution. Le livre se présente cependant comme un ouvrage fondamental, comme une réflexion sur le nouveau visage de la société française, comme la mise à jour de souffrances trop longtemps occultées. G. Balandier dira à ce titre que « (…) la nouvelle pauvreté, l'exclusion et la marginalisation, la mise hors du travail et le mal être, ne sont plus réductibles à une formule générale qui en fait des abstractions, des problèmes : des malaises sociaux ». Pour le journal l'Humanité, cette recherche a été, et est toujours, « (…) Une bouffée d'oxygène dans la vie intellectuelle française, à l'opposé de tout voyeurisme, sorte d'antidote à la mise en spectacle des exclus de l'an 2000 et à la banalisation de leurs souffrances ».

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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L'accompagnement des personnes sans papiers vers l'insertion : Patrick Pelège

Essentiellement lié au problème de la pauvreté et de l'exclusion, le concept d'insertion fait appel à « des objectifs centrés sur la personne, tels que ceux de Rosso civilisations, restructurations, développement, réalisation de soi,... Visant à replacer la personne en difficulté au coeur de la société ». Ainsi, « l'insertion signifie à la fois un travail de restauration et de restructuration des identités, de recomposition du réseau de la relation de la personne, un nouvel ancrage dans le tissu social. » Différemment l'idée de normalisation, l'insertion se décline en termes d'autonomie, de droits d'accès. Pour accéder à cette autonomie, et à ces droits des compétences particulières doivent être requises.

La machine à trier : Comment la France divise sa jeunesse

Nous remarquons une inquiétante aggravation des inégalités entre les jeunes qui bénéficient d’un diplôme et ceux qui n’en bénéficient pas. Il y a un profond malaise dans notre société, les jeunes non diplômés sont exclus et discriminés par le handicap que constitue l’absence de diplôme. En matière de mœurs, les jeunes non diplômés ont un caractère bien différent des autres : ils sont beaucoup moins permissifs en matière de tromperie, relation sexuelles, avortement… alors que les jeunes diplômés sont plus ouverts face à cela.  Par contre les jeunes sans diplôme déclarent plus profiter du système (fraude, travail au noir, indemnités…), ils sont détachés de la société alors que les diplômés ont un fort sentiment d’intégration et de participation à cette dernière. Pourtant, tous veulent les mêmes choses, tous sont préoccupés par le désir de trouver un emploi, de fonder une famille et tous jugent que travailler est très important mais malgré ces envies, certain n’ont pas cette opportunité car ils n’ont pas démarré avec les mêmes chances dans la vie.

Les représentations : repères historiques et théoriques

La notion de représentation a une histoire aussi vieille semble t-il que l’histoire de l’humanité. De sorte que, s’attacher à décrire ce qu’est une représentation, nous oblige à faire un détour sur les chemins empruntés par l’évolution même de la pensée humaine, mise en situation de se penser dans son rapport à l’autre, à soi, à son environnement. Mais pour se représenter ne faut-il pas avoir été présenté, diraient nos psychanalystes aujourd’hui ? C’est donc dans l’évolution des conceptions de la connaissance, marquée par le temps, l’espace et le progrès des sciences que notre réflexion va s’engager.

On observera qu’à la faveur de la révolution copernicienne introduite par Kant , affirmant que notre pensée est prisonnière de nos structures mentales, ce qui nous rend la réalité “en soi” inaccessible, le rapport à la vérité, à la connaissance va se trouver ré-interrogé en profondeur. Et si la représentation, comme nous le verrons, " s’accole " toujours à l’objet et au sujet sur et par lesquels elle inter-agit, c’est qu’une représentation doit être considérée, nous apprend Denise Jodelet, en tant que processus qui établit la relation entre le sujet et l’objet.

Et si on parlait...de la violence ? : Jean-Marie Petitclerc

La délinquance juvénile est le fil rouge de cet ouvrage. L'auteur met en avant la notion de « relation de confiance et d'alliance » pour expliquer qu'il faut voir en ce jeune le positif, lui montrer qu'il n'est pas seul, et lui faire comprendre qu'il est acteur de son parcours, de son éducation.

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