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Des quartiers mal-aimés au coeur des stratégies de communication : exemple de Saint-Étienne.

Des quartiers mal-aimés au coeur des stratégies de communication : exemple de Saint-Étienne. Afin de mettre en relief cette politique médiatico-urbaine, je privilégierai l’angle suivant, celui de l’intégration des quartiers de grands ensembles au coeur des projets municipaux locaux. En d’autres termes, celui de l’intégration de ces morceaux de cité qui incarnent la ville « mal-aimée » 3 au sein de stratégies d’images qui ont pour but de présenter aux regards une urbanité qui corresponde aux canons actuels (maisons individuelles – petits ensembles, valorisation des espaces publics, multiplication des équipements, mixité sociale…). La question centrale sera donc de savoir ce que deviennent ces fragments de ville mal-aimée dans cette quête de cité « bien-aimée » ou du moins considérée comme telle actuellement d’un point de vue architectural, urbanistique et social.

Le parti que j’ai pris d’étudier la place des grands ensembles – en tant que symbole actuel de la cité « malaimée » - au sein du discours médiatico-urbain tissé par les équipes municipales successives – construction discursive de la ville rêvée – a permis de mettre en lumière le phénomène d’échelle dans la mise en image. J’ai pu identifier au moins quatre types d’acteurs participant tous à un niveau différent à la mise en scène du quartier d’une part et à l’action publique d’autre part. Les habitants tout d’abord interviennent individuellement par leurs pratiques locales, régulières, répétées d’une part tout en jouant leur rôle dans la construction et l’évolution des représentations sociales. Les associations ensuite, élaborent et diffusent une certaine conception de leur quartier, acquérant ainsi une légitimité, prise en compte sous différentes formes (opposition, régulation sur des scènes interindividuelles, collectives…).
Catégorie: Autre
Type de fichier: application/pdf
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L'échec de la protection de l'enfance en France : BERGER Maurice
Le dispositif de la protection de l’enfance coûte chaque année pas moins de cinq milliards d’euros aux contribuables français. On dénombre quelque 270 000 mineurs concernés par ce dispositif. Pourtant cet effort important consenti par les pouvoirs publics en faveur de la protection de l’enfance semble inefficace, puisqu’une multitude de rapports d’experts (une dizaine entre 2000 et 2006, dont 3 de l’IGAS) sont venus en pointer les dysfonctionnements, et partant en exacerber les critiques. Celles-ci concernent essentiellement la complexité de l’organisation du dispositif conjuguant des finalités parfois antithétiques, voire même inconciliables, savoir d’un côté la protection de l’enfance en danger, de l’autre, les droits des parents et le soutien à la parentalité. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’ouvrage de Maurice BERGER, intitulé : l’échec de la protection de l’enfance, publié dans sa première édition en 2003. Sous la forme d’un véritable réquisitoire, Maurice BERGER dénonce, (outre l’inefficacité de ce dispositif, qu’il qualifie volontiers de « bateau ruineux à la dérive » et « d’irrémédiable gâchis »), la nuisance de celui-ci, non seulement, au regard de l’enfant qu’il ne protège guère, voire même dont il aggrave les déficiences, mais aussi au regard de la société, qui à terme, supportera la charge durable de ces «inadaptés en tout genre», qu’aura engendré un tel dispositif.
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