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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Ma rencontre avec un résidant psychotique

Ma rencontre avec un résidant psychotique
Voici donc ma situation : Sur vingt résidants, le premier contact se passe bien avec 19 d’entre eux. Presque tous...sauf André. Je m’adresse à lui comme je le fais avec les autres, je lui dis « bonjour » en souriant, je le regarde, je suis à un mètre de lui, je suppose donc qu’il me voit et qu’il m’entend mais rien. Pas un mot, pas un regard, pas même un sursaut. Je me dis qu’après tout il n’a peut-être pas envie de me parler, qu’il lui faut du temps pour s’habituer à ma présence.... Mais quand ce scénario se répète pendant quatre jours consécutifs, je commence à douter et à me remettre en question. Pourquoi ne veut-il pas me répondre ? Comment devrais-je m’y prendre ? C’est pour cela que mon thème sera la rencontre avec un résidant psychotique avec la problématique suivante : comment aller à la rencontre d’un adulte psychotique ? Pour tenter de trouver une réponse, je pense qu’il est important de définir, en premier lieu, le terme de « rencontre ».

Il me semble qu’après ce qui vient d’être dit, si l’acte éducatif est fait d’imprévus, de risques, d’étonnement, l’éducateur sera forcément amené sur le chemin de la rencontre avec l’usager. Après ces recherches, je me suis aperçue que j’aurais peut-être du adopter un comportement différent vis-à-vis d’André, plus tactile peut-être. Cependant, il est évident que les quelques « codes » de rencontre avec un psychotique qui ont été relevés, ne sont en aucun cas une recette miracle du comportement à adopter. Chaque personne étant unique, la psychose est vécue de manière différente et doit être abordée à chaque rencontre comme si on la découvrait pour la première fois. Cela dit, on peut se demander si une rencontre « ratée » empêche par la suite de faire un travail éducatif ? Les opportunités de rencontre étant nombreuses, je doute que ce soit définitif. Cependant, il est vrai que si l’on part du mauvais pied, il faudra peut-être plus de temps pour construire une relation éducative.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Travail sur la notion d'Activité
Je travaille dans un centre de soins pour jeunes toxicomanes depuis cinq ans et je mène à nouveau depuis quelques temps l’activité « randonnée », chaque mercredi, avec un petit groupe de résidents. Ce que je tiens à mettre en avant, c’est d’abord le dépaysement, quitter la structure pour rejoindre un site « exceptionnel », dont la Lozère regorge. Ensuite, nous entamons un parcours à pieds, qui demande le plus souvent un gros effort, pour parvenir sur une corniche, gravir un petit sommet de moyenne montagne, mais permet de jouir d’une vue incomparable, d’observer des vautours, des paysages pittoresques. Ainsi, autour d’un engagement physique, j’essaye de mettre au travail la relation avec les jeunes, pour les aborder autrement, dans un espace qui, même s’il est toujours « institutionnel », est autre, dans lequel je n’ai pas la même place.
Formation longue à l’Approche Systémique et Thérapie Familiale.
Je travaille en foyer d’accueil médicalisé depuis plus de quatre ans. Les personnes que j’accompagne en tant qu’éducateur spécialisé sont porteuses d’un handicap mental profond, qui associe souvent déficience intellectuelle et pathologie mentale diagnostiquée dans les toutes premières années de la vie. Les dossiers indiquent souvent : « déficience mentale des suites de psychose infantile » ; on peut aussi lire parfois les mots « troubles autistiques ». Ce ne sont que des mots posés par des médecins dans l’exercice de leur fonction. C’est tout du moins le choix de lecture que je fais, car dans ma curiosité à l’origine de mon métier d’éducateur, c’est ce qui prévaut : n’importe quel diagnostic posé ne saurait prédire la manière dont je vais rencontrer ces personnes, êtres humains faits tout comme moi de chair et de sang.
Journal d'étude clinique
La réalisation de ce journal d'étude clinique a pris pied dans ma formation à partir de la période du second stage. Il est néanmoins le fruit d'une élaboration qui s'est déroulée tout au long de mon parcours, à travers les expériences vécues pendant ma formation. Le point de départ de ce travail a été l'inscription dans un travail d'équipe afin d'en rendre compte, à la lumière de mes observations, telle la mise en œuvre d'une seule et même intervention. Par ce biais, je me propose de rendre compte de l'intérêt que je porte au travail d'équipe. Et plus particulièrement, comment le travail et la communication d'une équipe peut être mis en œuvre, et où se trouvent les limites de ses possibles parti-pris, dans la construction d'une intervention socio éducative.
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En réunion, la question de la condition de Mr Quagel a été évoquée. La directrice a alors suggéré de ne surtout pas aller à la confrontation même s’il cherchait cela, même s’il devenait insultant envers l’équipe ou les personnes accueillies. Elle a proposé cette solution car elle disait qu’il avait besoin de temps pour accepter cette nouvelle et qu’il avait besoin que les membres de l’équipe soient à son écoute mais également car elle ne voyait pas d’autres solutions pour répondre à ce problème.

Par la suite, j’ai observé que les accompagnateurs ont adaptés leurs pratiques professionnelles en laissant passer les comportements agressifs de Mr Quagel, même envers les autres personnes accueillies. Cependant, j’ai aussi remarqué qu’ils n’ont jamais réellement abordé le sujet avec lui et cela même quand il voulait en parler. J’ai constaté à ce moment qu’ils ne savaient pas comment gérer la nouvelle et l’adapter à leurs pratiques afin d’accompagner au mieux Mr Quagel.

Cette méthode éducative m’a questionne. En effet, je me suis demandé si le mieux pour cette personne accueillie était de lui laisser passer ses comportements sans rien dire, ou encore de ne pas aborder le sujet avec lui. Je pense que l’équipe aurait dû réfléchir à une méthode afin de faire un travail avec lui autour de l’acceptation de sa maladie.

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