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Rapport de stage

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En 2017, à Madagascar, 82% des enfants de moins de 18 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté, un taux plus élevé que la moyenne nationale qui est de 76%. En raison d’un accès compliqué à la scolarité, dû notamment au prix des études, nombreux sont les jeunes qui errent dans la rue, partagés entre l’aide apportée aux parents dans leurs tâches quotidiennes et le vagabondage. C’est pour répondre à cette problématique qu’a été créé le Centre Social des Enfants Vulnérables de Mahajanga (CSEV) en 2011.

 Il est né des besoins qui ont émergé à la suite d’une enquête sociale menée dans le quartier de Tsararano Ambany, quartier très pauvre de Mahajanga. En effet, après de nombreuses visites à domicile, il est apparu que suite à la crise politique subie par le pays entre 2002 et 2009, une paupérisation importante s’est produite et par conséquent, le taux de scolarisation des enfants s’est extrêmement affaiblit.

Tsararano Ambany est en effet un quartier populaire ou les familles le plus souvent monoparentales élèvent leur enfant dans des maisons de taule. Ces mères célibataires, en précarité, n’ont pas les moyens de payer les frais demandés par les écoles privées du secteur. En ce sens, le CSEV a été mis en place pour permettre à ces enfants d’accéder à l’instruction. Ces missions diverses d’articulent autour d’une problématique centrale : la lutte contre le phénomène des enfants des rues. C’est dans cette structure intégré dans ce pays plein de contrastes que j’ai eu le privilège de vivre mon stage à travers ma formation d’éducateur spécialisé et mon immersion dans une culture nouvelle.

Mon rapport de stage met en lumière mon expérience durant ces deux mois, mon parcours alimenté par mes rencontres, mes interventions éducatives, les difficultés et les imprévus majeurs que j’ai rencontré.

Mon stage d’observation s’est déroulé à l’IME de * et se déroule sur une période de 16 semaines.

J’ai fait le choix de vous présenter mon journal de la manière suivante ; j’ai tenu un journal quotidien durant la première période de stage et j’ai sélectionné deux jours de celui-ci (écrits en italique) afin de développer certains points et thèmes qui me semblent pertinents dans l’observation et l’analyse de ce premier stage.

Mes ressentis, mes questionnements seront donc évoqués et je terminerai ce journal de bord par les points positifs et négatifs pour moi durant ce stage et mes prochaines attentes pour le prochain.

Mon choix de stage en 1ère année s’est porté sur la protection de l’enfance et plus précisément en MECS (Maison d’enfants à caractère social) afin de découvrir plus en profondeur un public avec des problématiques que j’avais pu entre-apercevoir en stage de découverte avant mon entrée a l’ARFRIPS. En commençant ce stage j’avais pour but de découvrir la prise en charge de l’adolescence dans un collectif, comment à cet âge-là nous participons en tant que professionnels au développement de l’autonomie afin d’envisager une sortie future ou un retour au domicile familial.

Il me semblait important aussi de connaître leurs passé, leurs parcours institutionnels, leurs problématiques de placement pour envisager de comprendre certaines paroles et comportements de leurs part.

Enfin, comme il s’agissait d’un stage court, mon objectif était davantage axé sur l’une des grandes fonctions de l’éducateur : l’animation de la vie quotidienne et l’instauration d’une relation avec les jeunes.

Journal d'Etude Clinique réalisé en foyer d'accueil d'urgence dans la protection de l'enfance

Dans le cadre de ma formation d’éducatrice spécialisée, j’effectue mon stage de troisième année au Centre Départemental Enfance et Familles (C.D.E.F.) et plus précisément sur le service Nénuphar.

Le Centre Départemental Enfance et Familles accueille des mineurs placés au titre de la protection de l’enfance. Selon l’article L112-3 de la loi du 5 mars 2007, la protection de l’enfance a pour but « de prévenir les difficultés auxquelles les parents peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs responsabilités éducatives, d’accompagner les familles et d’assurer, le cas échéant, selon des modalités adaptées à leurs besoins, une prise en charge partielle ou totale des mineurs. Elle comporte à cet effet un ensemble d’interventions en faveur de ceux-ci et de leurs parents. […]

La protection de l’enfance a également pour but de prévenir les difficultés que peuvent rencontrer les mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille et d’assurer leur prise en charge. » Le C.D.E.F. est sous la responsabilité du Conseil Départemental de Loire Atlantique et est intégralement financé par ce dernier. Il regroupe plusieurs services ayant pour missions d’accueillir, d’observer et d’orienter les mineurs placés.

DOSSIER DE PARTENARIAT ET RESEAU ( dtpr)    fais dans le cadre d'une formation Educateur en situation d'emploi dans l'accompagnement au décrochage scolaire .

Je suis actuellement en formation d’éducatrice spécialisée en cours d’emploi, mon dossier de partenariat et de réseau a été élaboré lors de mon premier stage de formation durant huit semaines. J’ai été accueillie dans un service d’appartements partagés KAP (Kairos Appartement Partagés) au sein de l’association AVVEJ, le service accueille des jeunes de 16 ans à 18 ans relevant de la protection de l’enfance.

Mon choix s’est porté sur cette structure car je n’avais pas d’expérience avec le public de la protection de l’enfance, il s’agissait pour moi de découvrir ce vaste domaine.

La particularité de cette structure est qu’elle offre un accueil proche de l’hébergement en milieu ouvert en proposant un accompagnement au quotidien de type internat.

Dossier de partenariat réseaux pour le DEES.Pendant ma formation, j’ai fait un premier stage dans un foyer de vie pour adultes en situation de handicap. Mon second stage s’est déroulé dans un service de milieu ouvert de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

Au travers de ces différentes expériences, il m’a semblé que lorsque l’institution ne dispose pas des moyens nécessaires pour mener au mieux ses missions, elle s’appuie sur son réseau et ses partenaires présents sur son territoire.

Ce Dossier de travail en partenariat et réseaux, en lien avec le Domaine de Compétence 4 « Politiques sociales et dynamiques partenariales » doit permettre de situer mon action et ma compréhension de cette dimension du travail de l’éducateur spécialisé.

Afin d’illustrer mon appropriation de cette dynamique, je présenterai dans un premier temps mon lieu d’apprentissage. Dans un second temps, j’étayerai mon dossier avec une approche conceptuelle des notions de partenariat, réseau, territoire. Je présenterai enfin une situation mettant en lumière mon appropriation des différentes notions abordées.

Dans le social, le travail d’équipe repose sur des individus qui n’ont pas la même profession, les mêmes fonctions. De par leurs différences et leurs pratiques complémentaires, l’équipe pluridisciplinaire soutient et accompagne les personnes accueillies pour qu’ils puissent exister, se réaliser, s’épanouir.

Au sein du CDJ, l’équipe pluridisciplinaire permet aux jeunes de se projeter et de s’inscrire dans un champ des possibles sur le plan personnel, social, familiale et professionnel.  Elle développe ainsi des projets d’actions individualisés en prenant en compte les centres d’intérêt, les difficultés et les besoins de chaque jeune accueilli.

La mise en commun des analyses de chacun des membres de l’équipe permet de mettre en œuvre des axes d’accompagnement adaptés. Le CDJ propose ainsi différents supports.

Mon stage se déroule au sein de leur établissement des P. à L, c'est un IES (Institut d’Éducation Sensorielle) qui assure des soins et une éducation spécialisée pour des enfants et des adolescents de 4 à 25 ans, déficients visuels, aveugles ou amblyopes. Il est agréé pour recevoir 43 jeunes déficients visuels présentant des troubles associés pouvant entraîner une restriction plus ou moins importante de l’autonomie ; avec des possibilités d'acquisition, d'expression et de relation.

Ainsi que 12 jeunes présentant des troubles envahissants du spectre autistique avec déficience visuelle associée. Depuis Janvier 2016 l'établissement bénéficie d'une extension d'agrément leur permettant d'accueillir 5 jeunes autistes voyants.

Objectivement, l'amplitude des troubles associés peut varier de la simple déficience intellectuelle aux troubles complexes du développement, ils peuvent aussi relever du handicap rare.

 L'institut des Primevères propose un accueil de jour et un accueil de nuit en internat, du lundi au vendredi. En ce qui concerne le quotidien auprès des enfants il existe trois pôles :

-  Le pôle éducatif qui propose un accueil de jour constitué de 10 unités, chacune d'elle dispose d'une équipe éducative (éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, aides médico-psychologiques, aides-soignants) dont un coordinateur. Les jeunes sont répartis dans ces pôles en fonction de besoins communs. Ils peuvent être entre 3 et 9 par unité de jour..

Pour ma deuxième année en formation d'éducateur spécialisé j'ai eu la chance de pouvoir effectuer mon stage "Action Social et Développement" à Montréal en binôme avec une étudiante en formation d'assistante de service social. Cet écrit s'intéresse à la notion de réseau et de partenariat que j'ai pu observer, analyser et mettre en pratique durant mon stage.

 Parmi les terrains de stage au Canada proposés par l'IMF j'ai choisi le SIARI, Service d'Interprètes, d'Aide et de Référence aux Immigrés. La problématique de l'accueil des immigrés est présente dans tous les pays et est de plus en plus forte. À cela s'ajoute d'autres problématiques tel que la précarité ou l'isolement. De ce fait le travail en réseau et en partenariat est une composante essentielle car elle permet aux organismes de travailler de manière complémentaire. Ce stage m'a permis de travailler avec un important panel de la population du quartier Côtes-des-Neiges de Montréal, un quartier très cosmopolite.

Ainsi je me suis retrouvé à accompagner une population immigrée tout en étant moi-même un immigré, même si cela ne fut que pendant quatre mois. Tout en gardant mes objectifs de stage en tête il m'a fallu m'intégrer dans un nouvel environnement, découvrir et comprendre la politique d'immigration d'un nouveau pays ainsi que sa culture et ses mentalités qui diffèrent de la France.

Stage long d'un éducateur spécialisée dans un C.H.R.S Ce rapport traite de l'intégration et de l'insertion professionnelle des travailleurs handicapés,du statut des C.A.T et du besoin fondamental pour l'homme de travailler.

Donc, je me suis demandée comment établir une relation de confiance et de réel partenariat entre l’éducateur du lieu de vie et les éducateurs référents afin d’améliorer l’accompagnement des jeunes ? Tout d’abord, nous évoquerons les notions et concepts relatifs au travail en partenariat et en réseau, ainsi que les cadres juridiques qui permettent l’application de ce travail en partenariat et en réseau. Ensuite, nous développerons la méthodologie de travail utilisée, qui part d’un questionnement et propose des hypothèses de réponses, de compréhensions, et d’améliorations. Enfin, nous montrerons l’intérêt du travail en partenariat pour construire notre posture professionnelle.

J’effectue mon stage à l’Institut de Rééducation et d'Education pour la Communication, l'Ouïe et la Vue C’est un établissement qui accueille des enfants et préadolescents âgés de 3 à 14 ans présentant des troubles sensoriels. La capacité d’accueil est de 50 enfants. Le public est reparti sur 5 groupes, selon la déficience : Déficience visuelle (DV), auditive (DVHA), trouble du langage (TL). Les enfants présentant des troubles du langage sont repartis sur 3 groupes TLA, TLB et TLC selon l’âge et le niveau scolaire. Je suis actuellement en stage sur le groupe des troubles du langage TLC, ce groupe accueille 12 enfants. Ce sont les enfants avec des troubles du langage les plus âgés et ayant une capacité scolaire moyenne, beaucoup d’entre eux sont fragiles et fatigables. A la fin de l’année scolaire la majorité du groupe sera scolarisé en milieu ordinaire (Ulis, Segpa) ou en établissement spécialisé (Itep, Ime). Les 12 jeunes accueillis sur le groupe bénéficient selon leur difficulté : de temps scolaire, de temps éducatif et de temps de soin fonctionnant en alternance, les jeunes sont répartis sur ces différents temps selon leur besoin et leur capacité. A ces moments s’ajoutent de nombreux temps de la vie quotidienne, qui rythment les journées et sont complémentaires du travail éducatif. Leur portée éducative n’est pas la même qu’il s’agisse d’un temps d’accueil, d’une récréation, d’un repas ou d’un trajet en minibus. Ces temps sont riches pour ces enfants ayant des troubles du langage, ils sont de multiples entrainements à l’expression orale et un bon moyen de faciliter la progression de manière informelle. Il m’a semblé enrichissant de m’intéresser au repas qui est un réel temps de plaisir et de convivialité partagé, qui me paraît être représentatif de l’ensemble du travail éducatif mis en place auprès des jeunes du groupe. La majorité des jeunes du groupe TLC vit sa dernière année à l’institut pour rejoindre d’autres établissements du milieu ordinaire. Il est important que chacun d’entre eux prennent conscience des règles de savoir vivre au sein d’un groupe et fassent preuve d’autonomie, de partage, d’affirmation de soi et prennent connaissance de la notion du « bien -manger ».
Mon stage se déroule dans un internat où nous accueillons des enfants déficients mentaux, résidents à la semaine ou permanents. Je suis confrontée au quotidien à des comportements de violence, de souffrance, de mal-être chez les enfants. Je me suis d’abord penchée sur la question de la séparation, pensant que ces comportements peuvent y être liés puis je me suis rendu compte que cela ne suffisait pas car une séparation de qualité et non angoissante nécessite un lien d’attachement de qualité, la qualité de la séparation n’en sera qu’une conséquence. Les liens entre parents et enfants sont fondamentaux pour le développement personnel, or il est des cas où ce lien est problématique ou même coupé. J’ai donc axé mon dossier sur le lien parental et choisi pour questionnement : L’importance du lien parental dans l’accompagnement d’enfants déficients en internat. Dans un premier temps je vous présenterai la structure, ses caractéristiques, son fonctionnement avec lesquelles nous devons composer afin d’accompagner au mieux les enfants. Dans un second temps je m’attarderai sur des apports théoriques, notamment ceux de Winnicott et Bowlby, pour décortiquer les liens d’attachement, comprendre leur importance et faire du lien avec le terrain. J’ai pu remarquer depuis mon arrivée en stage que les liens avec les parents étaient minces voire inexistants. Les outils sont peu présents et peu investis. Des entretiens à l’entrée de l’enfant dans la structure ont lieu afin de nous permettre de mieux connaître l’enfant puis par la suite en cas d'événement important. Un cahier de liaison est mis en place pour les enfants dont les parents nous le fournissent. Il n’y a pas, ou très peu d’appels téléphoniques (uniquement pendant la période d’adaptation) entre les enfants et leurs parents. J’ai été étonnée de découvrir qu’il était difficile d’entrer en contact avec les parents et encore plus de maintenir un lien régulier. Nous en savons peu sur les moments de l’enfant, à la maison durant le week-end par exemple, nous ne parlons pas des parents la semaine, ou alors pour questionner l’enfant sur le fait que Maman ait remis du gel douche dans la valise. J’ai tout de suite pu faire du lien entre mes constats et les observations que je faisais sur le terrain. Les enfants réclament beaucoup leurs parents, les moments d’endormissements peuvent être très compliqués, ils recherchent énormément l’attention et l’exclusivité de l’adulte. D’un point de vue professionnel je dirais qu’ils ne se sentent pas en sécurité affective.
L'AEMO est un service de protection de l'enfance qui bénéficie d'une double habilitation : Etat (ministère de la Justice, PJJ) et Conseil Général (au titre de l'Aide Sociale à l'Enfance). Ce service intervient sur la quasi totalité du département d'Indre-et-Loire. L'équipe est composée de 18,13 travailleurs sociaux ETP (équivalent temps plein), qui exercent chacun une trentaine de mesures d'assistance éducative. La mise en place d'une mesure d'assistance éducative est décidée par le Juge des Enfants. Celui- ci stipule qu'à la vue des éléments recueillis (signalement -territoire de vie sociale, PMI, école-, mesure d'enquête ou d'investigation, audience de la famille...), la situation révèle un danger pour l'enfant. L'AEMO est sollicitée lorsqu'il est possible que l'enfant reste au sein de sa famille. Les éducateurs devront alors travailler à ce que le danger s'atténue voire disparaisse, pour aller dans le sens d'un mieux-être pour l'enfant dans son environnement. Pour cela, le travailleur social se rend régulièrement dans la famille afin de faire avec elle l'état de la situation, réfléchir ensemble à l'origine des difficultés de l'enfant, tenter de trouver des solutions... Il fait d'autre part en sorte de créer un espace de parole pour l'enfant. Il prend également contact avec les différents acteurs de l'environnement de l'enfant: école, Territoire de Vie Sociale... La durée de la mesure d'assistance éducative est fixée dès le départ par le Juge des enfants. Lorsque la mesure arrive à échéance, un rapport est transmis à ce dernier afin de lui faire part de l'évolution du danger pour l'enfant. Celui-ci peut alors décider une main levée si le danger s'est considérablement résorbé, voire a disparu ; un renouvellement de la mesure d'AEMO s'il estime que le travail avec l'enfant et sa famille peut être poursuivi ; ou un placement de l'enfant si la situation de danger s'est dégradée. Ce questionnement est quotidiennement présent dans le travail d'un éducateur en AEMO, puisque son rôle est de réévaluer constamment cette notion de danger pour pouvoir travailler à sa réduction. N'oublions pas que l'éducateur peut également à tout moment saisir le Juge des enfants pour lui proposer le placement de l'enfant dont la situation de danger s'est dégradée. Il m'a semblé ainsi que cette étude pourrait m'aider à mieux définir ce concept central en AEMO, le danger pour un enfant. Pour cela j’ai choisi d’observer ses manifestations : Quel est le danger identifié par le juge pour chaque enfant suivi par le service d'AEMO ? Afin d'ébaucher une réponse à cette question, j'ai cherché dans un premier temps à définir les termes apparaissant autour de la notion de danger. Cela m'a amené à choisir mon outil d'étude (tableau à double entrée). Dans un second temps, j'ai rassemblé et analysé les résultats obtenus. Enfin, j'ai cherché à prendre du recul sur la méthode et l'outil que j'avais employés.
Accompagner quelqu’un, c’est se placer ni devant, ni derrière, ni à la place. C’est être à côté.1 Cependant l’accompagnement éducatif doit prendre en considération de multiples autres éléments à savoir la dimension du travail partenarial et en réseau ainsi que la notion de territoire dans lequel s’inscrit l’action. C’est notamment la visée des politiques sociales mises en place avec la loi du 2 janvier 2002 réformant l’action sociale et médico-sociale. Le travailleur social a l’obligation d’individualiser le projet de l’usager et donc de mobiliser les compétences d’autres professionnels pour tendre à cet objectif. Toutes les situations nécessitent cet aspect multidimensionnel. Par ailleurs il m’a semblé opportun de l’illustrer à travers la situation de Clara, jeune fille de 17 ans, que j’ai l’occasion d’accompagner lors de mon stage de 30 semaines. J’ai effectué celui-ci au sein du SAEHD. 2 Celui-ci est un service éducatif en hébergement diversifié apportant protection, sécurité et accompagnement éducatif global pour des jeunes de 16 à 21 ans. La situation de Clara me permet de me questionner dans quelle mesure doit-on prendre en compte les différents partenaires présents sur le territoire de l’action afin de répondre à la problématique de remobilisation d’un jeune autour d’un projet ? Ainsi je présenterai dans une première partie l’institution, son cadre d’intervention ainsi que la situation de la jeune fille. Dans une seconde partie j’évoquerai les différents acteurs du partenariat, les mécanismes d’actions et les articulations entre chacun. Enfin, dans une troisième partie, je m’attacherai à comprendre les enjeux, atouts et limites qu’imposent ces notions.

Le travail en partenariat est un pilier dans l’accompagnement éducatif au SAEHD. L’objectif pour le service est d’apporter la réponse la plus pertinente possible au projet de Clara. Une bonne connaissance des acteurs est nécessaire pour mettre en place un projet d’action commun, mais celle-ci n’est pas suffisante. Savoir appréhender le territoire sur lequel on évolue est indispensable. Le maillage territoriale détermine les modalités d’action et induit les notions de stratégies et de dynamiques institutionnelles. J’ai adapté mon intervention aux partenaires identifiés tout en sollicitant des dispositifs avec lesquels j’entretenais un lien. Identifiée par tous les professionnels du SAEHD, l’équipe pourra recourir à ces partenaires plus spontanément. L’ANESM25 réitère le besoin de faire de la famille son premier partenaire, c’est pourquoi au cours du projet j’ai veillé à avoir un contact permanent avec le père de Clara. Dans une optique d’information, mais aussi pour l’encourager à soutenir son rôle d’adulte référent et sécurisant. Le projet est celui de l’usager, il en est le cœur et doit en être acteur. Le SAEHD, est un service qui ne peut se substituer au travail fourni par l’ensemble de ces partenaires. Service œuvrant dans la protection de l’enfance en milieu ouvert, le travail de coordination constitue un chaînon fort dans une optique d’autonomisation des jeunes. Avec les collaborateurs récurrents, ce rôle de pivot doit s’apprécier en fonction des capacités du jeune à trouver des ressources. Chacun à sa singularité, malgré tout, je me suis rendu compte qu’il est important d’être présent dès l’arrivée du jeune, pour progressivement, investir le futur adulte, de cette responsabilité. Aussi l’éducateur-spécialisé doit évaluer ses actions : avant, pendant et après tous partenariats afin de réajuster ses actions éducatives et de mieux connaître ses partenaires. L’altérité fait la force du partenariat quand elle est connue et maîtrisée.
Ce document a pour ambition de présenter, au travers de mon expérience de stage en Service d’Education Spécialisé et de Soins A Domicile (SESSAD) dans un secteur rural, ce que j’ai pu observer et ce dont j’ai pu me servir en termes de partenariats parmi les partenaires potentiels du réseau territorial. Après une présentation de ce service et de ses missions, je m’appuierais sur la situation d’un des enfants accompagnés en inclusion scolaire, (en application de la Loi 2005-102 du 11 février 2005), afin de détailler les différents partenariats nécessaires au maintien de cette scolarité en milieu ordinaire. Je présenterais une définition des mots clés de ce dossier (handicap, partenaire, partenariat et réseau), afin que les représentations de mes futurs lecteurs ne portent pas à controverse et que nous parlions tous de la même chose, entre les représentations que je pouvais avoir, celles que mes lecteurs pourraient avoir, et les notions théoriques exposées dans ce dossier. Puis j’argumenterais les choix de partenariats effectués au sein du réseau ainsi que leurs mises en œuvre sur le terrain, dans le quotidien de cet enfant et de sa famille. Je tenterais de montrer comment le travail en partenariat permet à cet enfant de se maintenir dans une classe ordinaire où il suit une scolarité classique adaptée à son handicap, plutôt que d’être orienté vers une Classe pour l’Inclusion Scolaire (CLIS) ou un établissement spécialisé de type Institut Médicaux Educatif (IME). J’essaierais d’élargir sur une vision plus globale des accompagnements menés par ce service et des partenaires ainsi rencontrés ainsi que des limites de ces partenariats.

Notamment de participer à la mise en œuvre d’un réseau de partenarial ; d’améliorer et de diversifier la réponse à l’usager par l’organisation de l’action sanitaire et sociale. Le travail en réseau permet aux partenaires d’avoir une vision plus globale des besoins de l’usager et d’y apporter une réponse spécifique. De plus, son caractère souple et malléable permet d’ajuster la réponse à la demande ou au besoin constaté dans le souci d’un développement harmonieux, sans clivage dû à la spécificité de chaque accompagnant. Le réseau ainsi crée autour de l’usager est unique car adapté à son projet spécifique de vie, de développement. De plus, ce travail partenarial accroisse les différents savoirs professionnels et ajuste la pratique collective afin de la rendre plus cohérente. A mon sens ce travail en réseau de partenaires autour des besoins de l’usager constitue une réponse adaptée mais trouve aussi ses limites dans les territoires ruraux du fait de l’éloignement des partenaires potentiels les plus adaptés. Il nécessite également coopération, coordination, souplesse et malléabilité ; ce qui sont pour certains un obstacle à travailler ensemble car comme je l’ai expliqué plus haut sans ces éléments et une bonne dose de persévérance pour tout les partenaires ce travail devient vite impossible à articuler. Ce fonctionnement en réseau de partenaires est un mode de prise en charge, d’accompagnement à part entière qui se doit d’entretenir les liens, les relations mises en œuvre sous peine de les voir disparaître et ainsi de mettre à mal l‘accompagnement. Le réseau semble être un moyen pour s’ouvrir vers l’extérieur et découvrir son environnement, tant pour les accompagnants que pour les usagers.
La recherche sur laquelle je propose de travailler est autour d’une situation vécue lors de mon stage en ITEP. L’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique, dans sa définition la plus simple est une école spécialisé accueillant des enfants ayant des troubles du comportement. Cela faisait à peu près un mois et demi que le stage avait débuté, je commençais à prendre mes marques, à connaître les enfants, et eux aussi commençaient à me connaître. Une des premières impressions spectaculaires que j’ai eues en arrivant, c’était les comportements parfois violents de certains éducateurs. L’équipe éducative avec laquelle je travaillais se composait d’un éducateur spécialisé, mon référent, d’une monitrice éducatrice et d’un éducateur sportif. Les violences constatées venaient essentiellement d’un des éducateur homme. J’entends par violence des comportements que je jugeais impressionnants par la voix, par les coups donnés aux murs, puis par des mouvements brusques vis-à-vis des enfants. Ces réactions se faisaient en réponses à des provocations de la part de certains enfants, démontrant eux aussi des comportements très violents lors de crises. Beaucoup de ces moments se déroulaient le soir, lorsque les enfants étaient dans leur chambre, en attendant de se coucher. Je regardais le couloir vide dans ces moments, nous pouvions seulement entendre les cris de l’éducateur et de l’enfant en crise. Puis suivaient les cris des autres enfants cherchant le calme, et insultant celui qui échange avec l’éducateur. Le couloir vide prenait une dimension bien étrange. Dans mon imagination, ce couloir et ces cris correspondait tout à fait à l’idée que je me faisais d’un asile… Je me disais surtout que s’il fallait arriver à la réaction de mon collègue pour faire éducateur, je ne pourrais décidément pas rentrer dans ce rôle. Je me disais surtout qu’il existait d’autre moyen de gérer les provocations ou les débordements des enfants. Ces situations étaient donc courantes. Mais jamais je n’y ai pris part, ou d’une manière beaucoup moins agressive. Un jour, l’enfant le plus vieux mais aussi le plus ancien du groupe, me fait la remarque que je ne suis pas comme le reste de l’équipe. Il m’explique que tous les nouveaux et tous les stagiaires adoptent plus ou moins mon comportement : tranquille et observateur. Alors il m’explique que je devrais prendre les enfants par le bras et les mettre à terre pour me faire mieux respecter. Que je devrais crier plus souvent et y aller physiquement. Je me suis entendu lui dire « Méfis-toi de la rivière qui dort ». Puis la conversation c’est arrêté là.

Le jeu dans lequel Daniel m’a fait jouer, était un jeu dans lequel il avait l’habitude d’évoluer. Ce qui nous renvoie à la question de l’effet miroir de l’institution, un enfant qui entre dans un centre où les éducateurs ont les mêmes comportements que les enfants accueillis, ne va-t-il pas reproduire ce qui est plus ou moins institué ? Notre posture ne devrait-elle pas « casser » cet effet pour donner aux enfants une autre façon de se développer ? C’est le problème le plus évident qui découle de cet événement. Je m’en suis voulu d’en être arrivé à cet acte. Ceci sans avoir pu trouver une autre parade, un autre jeu que celle qui est la plus évidente institutionnellement. Mais comment faire pour sentir la limite de ses réactions et ne pas avoir recours systématiquement à un pouvoir physique ? Cette situation ma effectivement fait prendre conscience d’une fragilité. Le risque de recourir à la violence afin de me rétablir dans mon autorité. Daniel me pousse à réfléchir sur mon engagement et mon implication dans l’accompagnement des enfants. Sur la nécessité de trouver les moyens pour éviter de reproduire cette situation qui m’a mis en difficulté. Je ne sais pas si cet évènement ait eu un effet négatif sur l’accompagnement de l’enfant. Mais la distance entre mon action et un comportement maltraitant me paraît peu éloignée. Alors il ne s’agit pas d’oublier ce genre de comportements que je juge excessif, mais bel et bien les reconnaître. La violence est parfois un sujet tabou, parler de l’affect, de notre souffrance en tant qu’éducateur n’est pas toujours facile à mettre en avant. L’éducateur, celui dont j’ai pris la cape lors de cette situation, travaille peut-être trop son image, son jeu de « super héros ».
J’ai effectué un stage de huit semaines au sein du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) de l’Association E (Association loi 1901) qui se situe à R en Charente Maritime. Cette structure a pour mission d’insérer et d’accompagner des personnes ou des familles en grande difficulté dans une démarche d’autonomie en prenant en compte leurs difficultés et leurs potentiels. Les demandes d’admission sur le CHRS correspondent le plus souvent aux besoins immédiats des personnes qui sollicitent un logement et un retour à l’emploi. Cependant, derrière cette demande immédiate se cache une réalité plus complexe caractérisé par le cumul des difficultés d’ordres économiques, professionnelles, familiales, de justice, de logement et de santé. J’ai choisi ce stage dans un premier temps, pour découvrir un public adulte en difficultés sociales et dans un second temps découvrir le mode de fonctionnement du CHRS en appréciant le travail éducatif mené par les référents sociaux auprès du public accueilli. Dans mon rapport de stage je vais en première partie, présenter l’Association E, son historique, ses missions ainsi que la procédure d’accueil en CHRS. Dans la deuxième partie de mon rapport je vais orienter ma réflexion et mon analyse sur la relation entre le professionnel et le SDF en intégrant la notion de « temps » à mon sens essentiel dans l’accompagnement de la personne accueillie.

Ce stage m’a permis de découvrir la problématique du public accueilli en CHRS. Dans un premier temps au travers des échanges avec les professionnels ainsi que les personnes accueillies et dans un deuxième temps dans la gestion des entrées en CHRS avec mon référent de stage. Lors de ce stage, j’ai pris conscience de l’importance de travailler en fonction du rythme de la personne accueillie en prenant en compte son histoire et sa fragilité. On ne s’improvise pas travailleur social, ce dernier doit faire preuve de patience et de tolérance et doit être convaincu, qu’amener la personne à prendre sa place dans l’échange favorise une reprise de confiance en elle. Selon moi, la mission de l’éducateur en CHRS est de recréer du lien social avec les personnes accueillies. Il va tenter d’établir une relation de confiance basée sur un respect mutuel. Les personnes accueillies ont besoins d’être reconnues dans leurs potentialités et écoutés. A mon sens, une attitude respectueuse non empreinte de jugement et une écoute empathique facilite les échanges, créé du lien et suscite l’engagement de la personne accompagnée. Ainsi, la qualité de l’écoute de l’éducateur va permettre à la personne d’être reconnue comme un individu digne et va faciliter son expression.

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