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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L’accompagnement éducatif avec les jeunes adultes en errance.

L’accompagnement éducatif avec les jeunes adultes en errance. Je ne peux que m’interroger sur le sens de mon action quand il s’agit de permettre à l’Autre d’accéder à une place de citoyen responsable. « Aux prises avec les questions de chômages, d’incertitude devant l’avenir, de misère dans le sens le plus global » et de discriminations ethniques, j’ai parfois le sentiment d’être instrumentalisé par un système qui me demande d’accompagner l’Autre à supporter l’insupportable, garantir la paix sociale à tout prix sans pouvoir apporter de réelles solutions pour sortir de la précarité et du fort sentiment d’injustice que nous transmettent les jeunes. A qui je profite le plus ? Aux jeunes en difficulté ou à « des citoyens qui n’ont plus à s’interroger sur les causes d’une inadaptation puisqu’il existe des professionnels chargés d’arranger les problèmes » . Ce qui peut expliquer éventuellement la grande méfiance et les provocations constantes des jeunes, vis-à-vis de l’équipe éducative de la PAJ sur la légitimité de notre action (nous suspectant de vouloir les amener au conformisme).
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

L’accompagnement de l’adulte souffrant de troubles mentaux en CHRS
Monsieur Eric déambulait dans le couloir du Centre. Je ne le connaissais pas. Sa démarche était rapide, son regard absent, un lent monologue l’animait. Je m’approchais de lui et le saluais. Il ne me répondit pas, ne marqua pas de pose et se dirigea vers sa chambre. Je rencontrais l’étrangeté d’un individu qui me semblait être hors de la réalité immédiate, me retrouvais seul avec mon bonjour, comme si cette recherche de lien ne prenait pas sens pour l’usager. Au-delà de cette absence de communication, d’échange, c’est la présence, la visibilité du corps dans ce qu’il donnait à voir qui retint mon attention – « le corps (…) est la trace la plus tangible du sujet, dès lors que se distendent la trame symbolique et les liens qui le rattachait aux membres de sa communauté » - et me questionnait : n’avais-je pas été présent physiquement à ses yeux pour que la parole ne puisse émerger entre lui et moi ? Fallait-il peut-être ne pas chercher de suite à établir un contact mais laisser l’autre appréhender ma personne, le nouvel éducateur de l’équipe ? Comment faire en sorte que le résidant retrouve une adhésion à son environnement immédiat, à l’environnement social ? Depuis maintenant plus de trois ans, ces questions, parmi d’autres, alimentent ma pratique socio-éducative auprès d’adultes ayant des troubles mentaux stabilisés, hébergés en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S.) . Ainsi, le C.H.R.S., au regard de ce public spécifique, est un lieu d’hébergement transitoire, une passerelle qui fait lien entre un avant – une hospitalisation en psychiatrie – et un après, un devenir et la place qu’occupera l’individu au sein du corps social.
La bientraitance des personnes âgées en établissement

Le concept de bientraitance voit le jour dans les années quatre-vingt-dix au sein d’un congrès d’orientation sur l’enfance qui visait à rendre plus humain l'accueil de jeunes enfants. Ce terme renvoie à une survalorisation des pratiques dans le secteur sanitaire et médico-social par la recherche de moyens permettant aux professionnels de lutter contre l'envahissement et le découragement auxquels ils sont confrontés dans leur pratique du fait de sa complexité. Facteurs qui peuvent être à l'origine de comportements maltraitants à l'égard des résidants.

Au départ, le terme bientraitance s'écrivait avec un trait d'union. Ce trait d'union visait à matérialiser un lien, une attache, c'est-à-dire une collaboration entre tous les acteurs prenant part à cette démarche. En outre, ce trait d’union visait à montrer la volonté de favoriser le bien-être par un bon traitement. L'enjeu de ce concept se résumait ainsi: « (...) la bientraitance des plus vulnérables d'entre les siens est l'enjeu d'une société tout entière, un enjeu d'humanité.».

La valorisation : un premier pas vers l'estime de soi
« Le plus grand bien que nous faisons aux autres hommes n'est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur . » Cette citation de Louis Lavelle, reflète pour moi une partie de notre travail d’éducateur spécialisé auprès des personnes que nous accompagnons au quotidien. A savoir l’importance de révéler la richesse, le potentiel, les compétences de ces personnes. Dans notre métier, il est très fréquent de rencontrer des personnes qui ne s’estiment pas à leur juste valeur. Elles se considèrent le plus souvent incapable de réaliser ou d’entreprendre des actions de leur quotidien. C’est le plus souvent suite à leur parcours (placements, handicap, manque d’amour et/ou de reconnaissance lors de l’enfance, sa place au sein de la famille, dévalorisation permanente…) que cette mauvaise estime de soi apparaît.
Les difficultés d'accompagnement en matière de sexualité en établissement
Notre société a, par rapport à la question de la sexualité des handicapé(e)s mentaux ou physiques, une position assez paradoxale. Elle ne cesse de proclamer, haut et fort, le droit de ces personnes à l’égalité des chances dans tous les aspects de leur vie, mais elle a encore beaucoup de difficultés à reconnaître qu’accompagner ces personnes dans leur vie affective et sexuelle est un véritable devoir sociétal. Si elle semble vouloir, enfin, reconnaître la grande détresse de ces personnes dans ces domaines, elle ne semble pas prêtes, pour autant, à mettre tout en œuvre pour en alléger la souffrance. Il est vrai que ce débat soulève un grand nombre de problèmes tant aussi bien dans le domaine de l’éthique, du médical, du juridique, que de l’économique, mais il est surtout révélateur de nos tabous, de nos représentations sociales péjoratives envers les personnes porteuses de handicap.

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