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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'acceptation de l'autorité par les adolescents dans le cadre d'un foyer d'acueil d'urgence.

L'acceptation de l'autorité par les adolescents dans le cadre d'un foyer d'acueil d'urgence.

Le travail de l’éducateur spécialisé en foyer d’accueil pour adolescents implique d’assurer le bon déroulement de la vie du groupe. Les droits de chaque enfant accueilli devant être respectés par tous. J’ai fait le choix d’aborder le thème du travail de l’éducateur spécialisé auprès des adolescents dans le cadre de l’accueil d’urgence depuis la question de l’autorité et des moyens de faire appliquer les règlements intérieurs. En effet, il émerge de ce rapport beaucoup de tensions, de confrontations, et parfois même, de souffrances aussi bien chez les enfants que chez les éducateurs.

Dans un premier temps, je pense que la nature du rapport aux formes d’autorité dans lequel l’adolescent s’inscrit doit être perçue par l’éducateur comme une interface du « climat » et de l’organisation psychique de l’enfant. En ce sens que le rapport de l’adolescent à l’autorité de l’éducateur va impliquer ses antécédents psycho-affectifs, ses prédispositions en terme de rapport à des personnes dont la fonction peut être assimilée à la fonction parentale et surtout, la manière dont il éprouve son placement. Ainsi considérés, les conflits d’autorité au sein desquels l’éducateur est professionnellement et personnellement impliqué constituent des moyens de médiation ainsi que des vecteurs d’expression de l’état psychique de l’enfant.

Prendre conscience de cela m’aura permis de m’extraire des blessures narcissiques qui peuvent émerger de la difficulté d’amener les adolescents à respecter les règles de vies en collectivité. Ainsi, le fait de ne pas prendre le refus de mon autorité comme un échec personnel m’aura permis de ne pas altérer mes capacités de réflexions, ma propension à la prise d’initiatives et ainsi d’acquérir un certain nombre de compétences adaptées à l’établissement d’une relation d’autorité incluant la conservation des conditions d’éducation préservant la liberté des adolescents.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

Le travail de l’éducateur de rue : un travail de la relation
La relation éducative entre l'usager et l'éducateur spécialisé ne va pas de soi. C'est tout un parcours que chacun effectue vers l'autre, pour se rendre disponible. Cette relation va permettre de mettre en place un accompagnement, et de développer le projet de l'usager. Le premier pilier de cette relation d'aide est l'écoute. L'éducateur, pour con-naître l'usager avec qui il va travailler, va mettre en place une écoute particulière avec une « disponibilité attentive », ce qui va permettre de connaître la personne. C'est par cette attitude attentive aux demandes et sollicitations qu'il va pouvoir répondre de façon adéquate, donnant à l'usager une place où celui-ci va sentir qu'il est entendu. L'usager ainsi reconnu comme personne va être ouvert au changement. Le second niveau d'écoute est lié à l'interprétation des demandes où il existe un niveau sous-jacent. C'est par son analyse et l'acceptation de ces ressentis que l'éducateur va pouvoir entendre ce qui ne s'entend pas directement. « Travailler dans la rue, c’est être disponible pour écouter, observer sans insistance et avec discrétion. Sans intention autre que d’aller à la rencontre ; proposer trop vite des solutions aux problèmes énoncés, sans connaissance des personnes et du milieu, se révèle souvent une erreur. » . Le besoin de concret et d’une action éducative sécurisante de l’éducateur, qui lui permettrait une certaine reconnaissance, doit être mis de côté et laisser place à l’observation active. L’éducateur est pratiquement en position d’ethnologue dans le milieu qu’il pénètre. « Il se doit d’accepter l’existence de modes de fonctionnements sociaux dont il est le témoin, préalablement à toute réaction visant une transformation des comportements. Cette position de réserve et de discrétion peut durer des semaines, voire des mois avant de faire place à plus d’engagement et de prise de position. La solidité de la relation est à ce prix. » Le travail de rue est avant tout un travail de relation : relations égalitaires entre personnes. Comme dans toutes les pratiques sociales, l’éducateur a la volonté d’aider les usagers ; cependant il lui est difficile d’accéder à cette envie tant la réalité du terrain diffère de ce que l’éducateur est en capacité de donner. Faire en sorte que tous les individus aient une vie sereine, sans violence, épanouissante, sans chômage, est irréalisable ; l’éducateur doit donc travailler avec la situation qui se présente à lui. Dans notre société actuelle, rapide, stressante, il est important de prendre en compte la demande des jeunes en souffrance. Si on ne s’occupe pas de leur avenir, on ne donne aucun sens à leur présent. Le travail de rue c’est aussi respecter inconditionnellement les personnes. Ce-la ne veut pas dire que l’on accepte tous leurs agissements, mais cela veut dire que l’on respecte les personnes pour ce qu’elles sont. Par la construction d’une relation, l’éducateur peut ainsi signifier à la personne que, tout en la respectant, de manière inconditionnelle, il n’est pas d’accord avec certains de ses agissements. Parfois il faut tolérer l’intolérable, ce qui ne veut pas dire que nous tolérons ou cautionnons l’acte auquel nous sommes confrontés : abus de drogue, fugues, violences, sont des réalités difficiles et complexes que nous rencontrons et avec lesquelles nous devons travailler en restant centrés sur la personne pour mieux comprendre les enjeux dans lesquels elle se trouve.
Le curseur comme outil relationnel

Dans ce TFE, j’ai décidé de parler du curseur relationnel car lors de mon stage, je me suis rendu compte que l’aspect relationnel et surtout l’aspect du cadre était très important dans ce métier. De plus je pensais ne pas avoir suffisamment de capacités pour fixer un cadre et me suis donc demandé comment m’améliorer sur ce sujet.

J’ai donc fait des recherches sur le sujet, pour savoir comment trouver une bonne distance relationnelle tout en fixant des limites. Et après avoir trouvé plusieurs livres abordant ce sujet, je suis tombé sur celui du Dr. Catherine Deshays. Pour moi, cette méthode était la plus complète, regroupant toutes les autres méthodes que j’avais vues auparavant. De plus elle me semblait accessible à mettre en place, pratique et facilement compréhensible.

Pour moi c’était donc un condensé de plusieurs méthodes qui résumait bien l’objectif que j’avais en cherchant une méthode pour trouver une bonne distance relationnelle : « être attentif sans se faire envahir, ferme sans être rejetant ». C’est tout cet équilibre qui m’a poussé à comprendre cette méthode, à ajouter les éléments qui me semblent importants et à montrer comment j’ai pu la mettre en pratique et si elle est réellement utile dans ma pratique d’éducateur.

Du "dedans" au "dehors"...

Je suis arrivée en formation en me disant que le plus dur était fait puisque j’avais réussi le concours d’entrée. Enfin, c’est ce que je croyais… J’ai alors découvert le plan de construction, et la pression ! Au début, on m’a donné plein d’outils, de nombreuses heures sur les bancs de l’amphi. En quête de savoirs, j’écoutais et je notais. Puis direction l’Institut Médico-Educatif, premier terrain d’apprentissage et première rencontre avec le handicap, quelle claque ! Je constatais qu’il ne suffisait pas de connaître chaque outil, mais que l’essentiel consistait à savoir les adapter. Un début de stage difficile et une issue très positive ! Ensuite, je me suis rendue dans ce hangar aménagé à P. au Centre Educatif Renforcé, quelle expérience ! Des appréhensions (serai-je à la hauteur ?), des questions (qui sont ces jeunes ?), une certaine excitation (j’attendais ce stage depuis si longtemps). Parallèlement, les apports en psychologie m’ont offert un recul certain sur ma pratique, et m’ont aidée à comprendre les jeunes certes, mais surtout ma relation avec eux. J’approchais vraiment la relation éducative, et je commençais à y mettre des mots.

Maintenir la relation éducative dans les moments de transition
Lorsque j’ai été amenée à réfléchir sur le choix d’un champ dans lequel situer ce travail de mémoire, deux axes de raisonnement principaux se sont imposés : d’une part, l’accompagnement des enfants handicapés mentaux, psychotiques et/ou autistes, et, d’autre part, la question de l’établissement et du maintien d’une relation éducative dans des moments informels ou situations de transition. En effet, à l’occasion des différents stages d’observation que j’ai effectués au cours de mes deux premières années de formation initiale d’éducatrice, jusqu’à l’obtention du DUT « Carrières Sociales », puis ensuite dans les multiples situations d’emplois temporaires que j’ai connues, en particulier en internat en I.M.E, j’ai principalement travaillé auprès d’enfants handicapés mentaux soumis à des situations de changement, tout en étant moi-même dans une situation transitoire (stage, remplacement, CDD).

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