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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'autonomie en ESAT

L'autonomie en ESAT

Étudiant en dernière année de formation d'éducateur spécialisé, je présente ce mémoire qui constitue le DC2-2 en vue de l'obtention du Diplôme d'État d'Éducateur Spécialisé [DEES].

Dans le cadre de ma formation d'éducateur spécialisé, j'effectue mon stage long dans un Établissement et Service d'Aide par le Travail., une structure spécialisée qui propose un travail dans un environnement adapté à la personne adulte handicapée ainsi que du soutien, de l'information, de la formation professionnelle. Sur ce lieu de stage, j'ai pu faire des observations, des lectures, et avoir certains échanges avec les professionnels qui m'ont rapidement amené à me questionner sur la socialisation, les relations sociales, et plus particulièrement l'acquisition de l'autonomie de la personne adulte handicapée.

Mon parcours de formation m’a amenée à rencontrer plusieurs terrains de stage en France et l'étranger avec différents publics, présentant différentes problématiques. Chacune de ces situations de stage m’a permis d’expérimenter des pratiques professionnelles éducatives diverses

Mon dernier stage long de 9 mois et qui constitue le stage de référence pour ce mémoire s'est effectué dans un ÉSAT

L'ÉSAT n'était pas mon premier choix de stage pour la troisième année. Les dernières politiques de rémunération de stage imposées par le gouvernement m’ont amené à trouver un stage qui propose une indemnité de stage. Cette réglementation ferme la plupart des portes de stage aux travailleurs sociaux ; Il en va ainsi de la protection de l'enfance en milieux ouvert.

L'ÉSAT est donc un choix secondaire dans la palette des stages possibles. Pour autant, je partagerai au travers de ce mémoire quelques aspects du bénéfice qu'il m'a apporté.

J'ai voulu expérimenter l’ÉSAT pour plusieurs raisons : Premièrement pour compléter la diversité des publics approchés dans mes stages.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Quand la relation mère enfant interroge la place du père
Tout au long de cette formation, je m’étais fixée pour objectif de découvrir les différents publics et les différents lieux auprès desquels et dans lesquels intervient l’éducateur spécialisé. Je souhaitais faire mon premier stage auprès d’adolescents placés en foyer de l’Aide Sociale à l’Enfance, mon deuxième auprès d’un public en situation de handicap et enfin le dernier auprès d’adultes rencontrant des difficultés d’insertion. L’une des particularités de ces trois années de formation est sans nul doute, l’opportunité que j’ai eu d’appréhender le travail éducatif de professionnels émigrés au Sénégal, lors d’un séjour éducatif pour jeunes en rupture sociale et familiale. Même si le public était sensiblement identique à celui du Foyer d’Action Educative (FAE) de ma première année, le projet pédagogique, le cadre, la mixité du public, tout différait. À ce stade de ma formation, ma réflexion portait sur les problématiques adolescentes. Je restais avec de nombreuses interrogations quant aux origines de ce mal être que j’avais si souvent décelé chez ces jeunes.
Parole d’enfants, parole de parents pour une participation partagée : Une mutualisation des savoirs et des compétences
Dans un ouvrage exclusivement dédié à la question de la participation des usagers, L’UNIOPSS donne la définition suivante : « la participation des personnes en situation d'exclusion relève d'une logique où l'on fait « avec » elles, et non plus « pour » elles : elles prennent part à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation d'un projet, d'un service, d'une politique, afin que ceux-ci soient définis au plus proche de leurs besoins et contribuent le plus efficacement possible à leur insertion ». Si on se réfère à l’origine des mots, à leur étymologie, la notion de participation désigne « le fait de prendre part à une action collective, de s’associer pour être ensemble porteurs de projets, de propositions, de revendications (...) Ainsi la participation a comme objectif principal l’accès à une citoyenneté pleine et entière. » La question de la participation est pour l’éducatrice spécialisée en formation que je suis, une question sensible. Aussi ai-je souhaité construire mon projet de fin de formation sur cet objet. Par ailleurs, le cadre règlementaire construit depuis 2002 à ce sujet n’a cessé d’évoluer. Les récentes évaluations externes (66% des institutions SMS* sur le plan national en 2014)3, conduisent à penser l’intervention sociale à un tournant important de son histoire ; le renforcement de la question de l’empowerment, et l’impérieuse nécessité d’impliquer concrètement l’usager et sa famille dans son accompagnement pour aller vers une inclusion sociale dépassant la simple adhésion au projet personnalisé pour aller vers une co-élaboration et une co-construction de ce dernier. Cette dernière année de formation a été pour moi l’occasion de m’intégrer dans l’équipe éducative de l’Institut Médico Educatif (IME*) où j’ai effectué mon stage. Le Chef De Service Educatif (CDSE*) a souhaité, dans une perspective d’évolution de son service que la question de la participation des familles au projet personnalisé du jeune soit abordée. Profitant de ma position particulière d’étudiante (en lien avec l’IRTS*), il m’a demandé, avec le concours de l’équipe éducative de penser et d’agir cette question. Nous avons eu l’occasion de préciser cette demande et de la transformer en commande : Comment introduire les familles de manière participative, dans l’élaboration de la demande de séjour en hébergement séquentiel a visée éducative. Cette demande fait suite à un travail commandé lors de ma deuxième année, portant sur une analyse quantitative et donc statistique sur ce dispositif. Après un mois au sein de l’IME, j’ai intégré ce dispositif avec des représentations qui se sont par la suite déconstruites. Dans un premier temps, je me suis questionnée sur l’histoire de ce dispositif, son évolution depuis 2002 puis j’ai observé son fonctionnement et enfin procédé à des accompagnements. L’accueil des jeunes se fait après une demande de séjour où apparaissent les objectifs de travail, c’est à partir de cette demande que j’ai pu faire part de mes interrogations éthiques à l’équipe éducative : - Pourquoi les familles et les jeunes ne sont pas associés à la co-construction de cette demande de séjour ? - Pourquoi n’y a-t-il pas un modèle unique de demande de séjour ? - Pourquoi n’associe-t-on pas les familles ? - A quelle place peut prétendre la famille ? Certains professionnels ont énoncé des craintes (mises en garde) relatives à la place des familles dans l’accompagnement arguant du fait qu’elles pouvaient devenir envahissantes. Un débat s’est construit autour de cette question avec des points de vue différents et parfois opposés. Tout cela nous a conduits à réfléchir collectivement sur notre positionnement professionnel, sur l’ouverture de l’établissement.
L'inceste, mieux comprendre, pour mieux intervenir.

Introduction Août 1998, je fais les derniers préparatifs avant de partir en camp d’été, avec quelques garçons de l’établissement et mon collègue de travail. La Directrice de l’époque nous demande de la rejoindre dans son bureau, car un changement doit se faire dans l’effectif des jeunes. En effet, elle nous signifie qu’un garçon de douze ans doit arriver dans quelques heures à la gare. Je lui demande tout naturellement quelques renseignements concernant ce garçon. Ses réponses me font l’effet d’une « douche glacée ». Ce jeune est admis en urgence, car les services de l’A.S.E. ont fait un signalement pour « abus sexuels sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur ledit mineur ». En d’autres termes, cet enfant a été victime d’inceste.

La situation est urgente et ne peut permettre la mise en place du protocole d’accueil habituellement usité. Un silence pesant s’est installé dans le bureau… Indescriptible, personne ne dit mot. Chacun est (peut-être) entrain de chercher ce qu’il va pouvoir dire… Mais que dire, à une victime de l’inceste ? Comment et faut-il aborder le sujet d’emblée ? Qu’allais-je faire avec lui durant ces dix jours de vacances à passer en sa compagnie ? Comment l’aider à « porter » ce poids ?… Je pourrais ainsi lister un répertoire de questions qui m’étaient venues à ce moment là. Mais c’est sur la route et en sa présence que j’ai compris que ce n’était pas tant de savoir quelles actions éducatives étaient à mettre en place qui me posait problème, mais qu’il s’agissait de moi, de ce que je pouvais ressentir face à cette situation. Les images qui venaient à mon esprit étaient insoutenables. Je ne savais pas comment « regarder » cet adolescent. Pour la première fois, je ne savais pas su me situer professionnellement car un « malaise profond » vis à vis de cette situation entravait mon action. Ainsi, ma recherche tentera-t-elle de cerner et de comprendre ce qui est en jeu dans la relation d’aide au public victime de violences sexuelles, avec pour objectif une utilisation de ces données, tant dans ma réflexion que dans ma pratique. De ce fait, mon étude, au delà de l’intérêt sociologique et théorique, met en évidence des enjeux professionnels qui méritent à la fois réflexion et approfondissement. Aussi, mes préoccupations d’ordre professionnelle constitueront-elles les tenants et les aboutissants de ma recherche.

A noter que le travail de théorisation est alimenté à chaque phase de mon travail par des éléments directement liés aux besoins des publics concernés et/ou à mes actions. De plus, ces apports théoriques permettront de « nourrir » des éventuels débats, réflexions, autour des pistes qu’elles suggère, pour une action plus efficace. Mon mémoire de fin d’études, n’est pas le lieu d’une évaluation du travail social, ni celui de plaidoyer ou de polémiquer sur telle ou telle institution, ou telle ou telle profession. Ainsi, tenterais-je à partir de ma propre expérience, d’identifier les raisons pour lesquelles un malaise « trouble et profond » surgi, face à une situation d’inceste. Il ne s’agit pas de savoir, uniquement ce qu’est l’inceste, bien que cela soit nécessaire de manière théorique, mais bien au delà de l’identification de ces situations, tenter de mieux me situer, pour mieux intervenir… Tenter de « balayer » mes a priori, mes préjugés.

Septembre 1986, le livre d’Eva Thomas, « Le viol du silence »·, est publié : témoignage émouvant et poignant d’une femme victime d’inceste à l’âge de quinze ans. Apporté par une victime, ce témoignage met à nu du ressenti et non une approche théorique à distance. Pour la première fois en France, le voile du silence est levé sur un sujet aussi tabou, les valeurs fondamentales sociales ébranlées et les discours forcément passionnels. Personne n’est indifférent, choqué, outré, curieux, compatissant, ce « séisme » provoque une résonance en chacun de nous. L’été 1988, meurtrier, on se souvient des enfants retrouvés assassinés après avoir été violés, n’a fait qu’amplifier cette prise de conscience collective et médiatique des dangers encourus par les enfants. En mars 1989, l’émission télévisée « Médiations », de François De Closets, est consacrée au thème de l’inceste, une première : de nombreuses femmes témoignent et livrent leur vérité au grand public, choqué, mais parfois incrédule, doutant d’une réalité insupportable. 

En ses-parents, une nouvelle chance ?

Le placement d'un enfant permet l'éloignement temporaire du milieu familial estimé défaillant pour une meilleure reconstruction identitaire et reconstruction du lien familial dysfonctionnant. Il "représente l'ultime solution pour redonner une chance d'avenir à des jeunes que des difficultés familiales, scolaire ou sociales handicapent" . L'institution va permettre d'apporter aux enfants un cadre structurant pour une meilleure socialisation et les accompagner dans leur construction psychique et de leur personnalité.

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