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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dans le lieu ou à des lieues je veille bien: le rôle de l'éducateur dans un lieu de soin

Dans le lieu ou à des lieues je veille bien: le rôle de l'éducateur dans un lieu de soin

Mon parcours professionnel m’a mené de veilleur de nuit en C.H.R.S. à moniteur éducateur en M.E.C.S.. Lors de ces pratiques professionnelles j’ai été confronté à plusieurs reprises à la question de la folie. Notion et état que je ne maîtrisais pas du tout et qui m’ont renvoyé à une peur enfouie et tenace, à une angoisse que je ne contrôlais pas et qui petit à petit me dévorait. J’avais beau en parler à mes collègues et aux psychologues il m’était difficile de comprendre ce qui se passait en moi. Ma volonté a alors été de me confronter plus directement à cette folie, pour cela j’ai voulu des filets, qu’ils soient théoriques et organisationnels. Mon choix a alors été l’hôpital de jour pour adolescents pendant ce stage à responsabilité

Ce stage à responsabilité m’a permis de mettre des mots sur la folie. J’ai compris quel travail pouvait être fait auprès des adolescents psychotiques. La confusion qui occupait mon esprit au début du stage s’est dissipée petit à petit. J’ai pu alors mettre réellement ma position d’éducateur en œuvre. J’ai animé des ateliers éducatifs, partagé de longs moments à boire du café avec des adolescents, pris ma place lors des différentes réunions, et ainsi participé à la création du lieu bien-veillant. Je pense avoir réellement participé d’un ensemble soignant en restant dans ma fonction d’éducateur. Ce travail a été difficile car pendant la période d’observation un grand nombre de questions sont apparues, dans un premier temps au niveau de l’éthique, des valeurs propres aux individus, puis au niveau déontologique, des valeurs propres aux éducateurs.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Des mineurs pas comme les autres

Quel statut pour les mineurs étrangers « sans-papiers » ? Sens et finalités de l’action éducative auprès des demandeurs d’asile mineurs isolés Depuis plusieurs années, on constate, en Europe, en France (notamment dans les grandes villes), une arrivée massive, de plus en plus importante de mineurs étrangers, « sans famille », qui ont fui leur pays d’origine, fuite due la plupart du temps aux conflits, aux guerres, aux conditions sociales et économiques très précaires rencontrées chez eux. Si l’on considère qu’un enfant abandonne rarement son pays, ses racines, par plaisir, son exil vers une société industrialisée et développée, apparaît comme une demande de protection du pays d’accueil (reconnaissance des persécutions, des traumatismes vécus) et correspond à l’espoir d’une vie meilleure. Historiquement en France, les premiers mineurs bénéficiant d’une protection furent les enfants juifs persécutés pendant la seconde guerre mondiale, puis plus tard dans les années 70 les enfants cambodgiens fuyant le génocide orchestré par Pol Pot pour trouver asile sur le territoire français.

L’histoire mondiale contemporaine et les conflits en divers lieux de la planète conduiront des enfants à arriver seuls sur notre territoire, des survivants pour la plupart : survivants des persécutions ethniques, raciales ou religieuses, du parcours d’exil, rescapés de l’embrigadement dans des milices (enfant-soldat), dans des réseaux mafieux de drogue et de prostitution, échappés des camps de réfugiés, de prisons, isolés de leur famille (parents décédés, disparus…). S’il est habituel d’entendre parler d’eux, en terme de mineurs isolés demandeurs d’asile, peut-être serait-il souhaitable de les définir comme des demandeurs d’asile mineurs isolés pour affirmer une première spécificité de leur statut de demandeurs d’asile ( lié aux persécutions, aux traumatismes, à la fuite, à l’exil…) à laquelle s’ajoute l’état de mineurs isolés (abandon, solitude, parents décédés…). Le régime juridique de ces mineurs est très complexe : il peut être fait appel au droit international privé du fait de leur nationalité étrangère, au droit administratif, aux règles du droit de la nationalité, au droit civil et aux conventions internationales (Convention de Genève, des Droits de l’Homme, des Droits de l’Enfant). A partir de mes recherches (lectures, documentations, rencontres avec des intervenants d’autres départements…) et grâce à des observations faîtes au SAPA et sur mon lieu de stage, j’ai pu constater, que les mineurs étrangers ne disposent pas tous d’un traitement égal (arbitraire de fait) suivant leur destination d’arrivée en France : ainsi selon que le mineur arrive à Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse, il ne bénéficie pas du même traitement quant à la possibilité ou non de saisir un juge pour enfants, un juge des Tutelles.

Il verra ou non son dossier de demande de reconnaissance de la qualité de réfugié déposé à l’OFPRA (Office français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides). Le droit commun, qui attribue à l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) la compétence en matière d’accueil et de protection des mineurs isolés en danger, est difficile à mettre en place dans la pratique. En effet, plusieurs départements, où se concentrent les arrivées, se doivent d’assumer la charge financière supplémentaire de ces accueils (que l’Etat pourrait assumer du fait des situations d’asile) et sont contraints de redéfinir les dispositifs et la compétence des travailleurs sociaux en charge de cette population spécifique. 

Quels sont les facteurs qui amènent des hommes à travailler dans un domaine féminin comme l’éducation de la petite enfance

Mémoire dans le cadre du Bachelor d'éducateur spécialisé. Propose une recherche sur l'influence du vécu de l'individu masculin dans son orientation vers une profession dite "féminine"

A Genève, la formation d’EJE n’est assurée par une Ecole professionnelle que depuis 1995.

Ceci représente 20 ans de retard, par rapport à la France (1973) et le canton de Vaud (Lausanne, 1975). Les EJE, jusque-là, tantôt dénommées : nourrices, gardeuses, jardinières d’enfants, berceuses ou femmes de service, accèdent à une reconnaissance académique, professionnelle et salariale. Ces changements auraient dû faciliter l’intégration de la gent masculine dans les IPE, mais ils n’ont eu qu’un impact relatif, puisque depuis la création d diplôme d’Etat, le pourcentage d’éducateurs masculins s’est maintenu autour des 5% (pour Genève et Lausanne) et de 1% (pour la Suisse et la France). Il semblerait que l’éducation du petit enfant continue d’être « une histoire de femme », tant dans les faits (confirmés par les statistiques) que dans les esprits (attestés par les études faites sur l’orientation des adolescents). J’ai donc décidé de m’intéresser aux facteurs qui ont pu amener quelques
hommes à devenir EJE, à l’aide de témoignages, d’apports théoriques et d’analyses.

Je peux dès lors annoncer que mon étude est clairement influencée par une approche constructiviste de l’humain. Même si je ne nie pas que l’humain possède certaines caractéristiques innées, je suis convaincu qu’en grande partie, il est le produit de la construction de son environnement.

Dans cet exercice, tout d’abord, je définirai le champ, les objectifs, ainsi que les limites de ma recherche. En complément, j’exposerai mes motivations à traiter ce sujet et je terminerai en présentant la problématique de mon sujet de mémoire.

Se séparer pour grandir
Lors de cette année de formation, j'ai rencontré plusieurs enfants d'écoles et de milieux différents. L'analyse de la demande d'aide faisait apparaître des difficultés assez dissemblables mais, concernait, pour beaucoup, des élèves de cours préparatoire. Ces enfants interpellaient leurs enseignants par rapport à l'entrée dans les apprentissages, si importants à ce niveau de la scolarité. A la suite des séances préliminaires menées dans le cadre des stages de pratique professionnelle, j'ai pu identifier une problématique commune à ces enfants. Je me propose ici, de tenter d'en vérifier la pertinence.
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Au C.R.E.S.D.A, nous répétons souvent cette phrase: " Il faut apprendre à l'enfant sourd à communiquer " Mais lui permet-on de s'exprimer ? de naître à la parole ? Le langage entre nous et les enfants sourds doit-il être seulement utilitaire ? peut-il être authentique ? C'est à ces questions, que j'ai tenté de répondre dans ce mémoire. Mais les " réponses " engendrent presque toujours d'autres questions. Pour M. Jousse: Faire taire un enfant, c'est le brutaliser, on doit accepter l'exubérance. oui, mais il est vrai qu'accepter l'exubérance de l'enfant sourd n'est pas toujours facile à assumer et je suis souvent partagé entre: la conviction que l'enfant, parce que sourd doit s'exprimer le plus souvent possible, et celle que, parce qu'il va devenir un adulte, un être social, ce même enfant doit intégrer un certain nombre de règles qui régissent toute vie collective. Par exemple, lorsqu'un enfant sourd fait un geste obscène, il déroge aux règles de la politesse; ou encore lorsqu'au réfectoire Karine entame une conversation avec Béatrice qui est assise à l'autre extrémité de la table, cette conversation est importante, mais elle dérange d'une certaine manière " le bon déroulement " du repas. Ainsi, permettre l'expression de l'enfant sourd tout en maintenant l'esprit collectif du groupe n'est pas toujours aisé et quelque fois il faut en payer le prix.

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