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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L’éducateur, médiateur de citoyenneté de la personne handicapée

L’éducateur, médiateur de citoyenneté de la personne handicapée

Cela fait quelques années maintenant que je travaille en Centre d’Aide par le Travail. Cet établissement accueille trois cents adultes déficients intellectuels, et dont la capacité de travail n’excède pas le tiers de celle d’un travailleur valide. Grâce à une organisation des conditions de travail et des soutiens adaptés, le C.A.T. a pour finalité l’accès à une vie sociale et professionnelle des adultes déficients mentaux rencontrant des difficultés pour exercer une activité professionnelle en milieu ordinaire.

1ère partie – Cadre de la recherche 5 1.1 Le centre d’Aide par le Travail 5 1.1.1 Sa vocation 6 1.1.2 La population accueillie 8 1.1.3 L’origine du terme « handicap » 9 1.1.3.1 La déficience intellectuelle 11 1.1.3.2 La maladie mentale 14 1.2 Le rôle du service médico-social 15 1.2.1 Les enjeux des actions de soutien 16 1.3 L’éducateur spécialisé 17 2ème partie – Les concepts de l’hypothèse : communication, apprentissage, citoyenneté 27 2.1 Qu’est-ce que communiquer ? 27 2.1.1 Définition de la communication 28 2.1.2 Définition de la communication pour la personne handicapée 31 2.1.3 Les difficultés 31 2.1.4 La communication Verbale 36 2.1.5 La communication non verbale 44 2.2 Qu’est-ce qu’un territoire d’apprentissage ? 46 2.2.1 Définition de l’apprentissage 48 2.3 Qu’est-ce qu’être citoyen pour une personne handicapée ? 50 2.3.1 Définition de la citoyenneté 51 3ème partie – Aider la personne handicapée à communiquer 58 3.1 L’attitude de l’éducateur spécialisé médiateur 58 3.1.1 Le regard 60 3.1.2 L’observation 61 3.1.3 L’écoute 64 3.2 Aider l’adulte à comprendre ses émotions et à les gérer 71 3.2.1 Les émotions 72 3.2.2 L’empathie 73 3.3 Apprentissage de la communication 77 3.3.1 L’éducateur spécialisé : Médiateur, Traducteur, « Facilitateur » 77 3.3.2 Les actions de soutien 82 Conclusion 89 Bibliographie 93 « Ces centres sont à la fois des structures de mise au travail, et des structures médico-sociales et donc, non seulement dispensent des soutiens requis par l’intéressé mais aussi, conditionnent pour lui toute activité professionnelle ». Les personnes bénéficient de soutien permettant de contribuer à leur épanouissement et à leur formation selon deux orientations : les soutiens de 1ère type : ils sont orientés vers le développement des capacités de travail, l’adaptation à l’environnement professionnel et la participation à l’organisation du travail. les soutiens de 2ème type : ce sont les soutiens extra-professionnels qui permettent l’insertion sociale des personnes handicapées. De ce fait, notre service médico-social est composé d’une part d’éducateurs techniques spécialisés responsables du soutien du 1er type, et d’autre part d’éducateurs spécialisés chargés principalement du soutien 2ème type. Pour ce dernier, il peut s’agir d’organisation de loisirs, d’activités sportives, d’initiation à la vie quotidienne…. C’est dans ce cadre, que se situe principalement ma pratique professionnelle. Depuis peu, « un Comité d’Ouvriers » a été mis en place dans tous les C.A.T. du Littoral . La réemergence de la notion de citoyenneté oblige à reconsidérer les prémices de la fonction éducative ; il ne s’agit plus de « faire à la place de… » mais de « faire avec… ». Cette démarche innovante a créé de nouveaux besoins pour l’accompagnement des personnes car elles présentent des limites, entre autre, dans leurs capacités de communication et de compréhension. Il nous reste à tenir compte de leurs ressources et à faire émerger le fait de se sentir citoyens, acteurs de leurs propre vie, en capacité à émettre des choix de vie. C’est ainsi que j’ ai trouvé une place active dans ce domaine. Le « Comité d’Ouvriers » permet aux personnes du C.A.T. de s’impliquer davantage au sein de l’établissement, mais aussi de s’intéresser aux loisirs et surtout à l’aide qu’ils peuvent proposer aux collègues d’atelier. Cette innovation s’inspire du fonctionnement d’un Comité d’Entreprise mais elle ne peut lui être assimilée, puisque pour créer un comité d’entreprise il faut être salarié. Même si mon rôle s’oriente avant tout vers une sensibilisation au « monde ordinaire », mon action vise aussi à permettre aux personnes de s’exprimer, de communiquer, et de les aider à gérer leurs émotions, leur « mal être », ou tout simplement, d’avoir une relation d’adulte à adulte. Ces temps de communication ont lieu lors des moments de pause, au cours des repas. Même si les personnes sont habituées à la présence des éducateurs, je constate qu’elles ont des difficultés à communiquer. Soit la personne est trop envahissante, ce qui provoque du rejet, soit elle est inhibée, et elle se referme sur elle-même sans s’autoriser à regarder autour d’elle, soit elle n’arrive pas à se faire comprendre des uns et des autres. Ma préoccupation c’est de les aider à s’exprimer, à aller vers autrui, pour les valoriser et s’ouvrir à l’autre. Autrement, je les enferme dans mon propre fonctionnement et elles ne peuvent avoir une vision du monde. Si elles sont en capacité de partager et d’échanger, elles sortiront d’elles-mêmes, je pense que l’insertion dans les groupes sera plus facile. Afin qu’elles puissent s’insérer dans le milieu ordinaire du travail ou de loisirs, il me semble important de les sensibiliser à la communication

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Quatre années que je chemine dans ma formation d’éducateur spécialisé, quatre années riches en découvertes, en remises en question, en réflexions sur les autres, sur moi - et plus précisément sur une, des pratiques éducatives... Quatre années qui, à ce moment précis de cette nouvelle étape d’écriture, viennent me rappeler mon entrée en formation aux ambivalents ressentis à la fois angoissants et stimulants... Quatre années qui, en “rétro-spectant” différents moments de cet espace temps, m’auront été longues, mais, sans doute, justement longues... Longues par le temps parfois passé loin des miens (physiquement, mais aussi moralement, psychologiquement), mais, justement longues car le processus, mon cursus se seront “justement” appuyer sur cette durée, passant par des caps, des étapes, des moments réflexifs entre théorie et pratique en aller-retour incessants, des explorations de vécus de situations, étayant ma pensée, mon expérience, mon positionnement professionnel et personnel...

Co-éducation et « faire ensemble » :Pour un soutien à la Parentalité cohérent.

Au fil des années, la population française s'est transformée. Au fil des années, les inégalités entre les individus se sont creusées... Nous assistons, parfois les bras baissés, à la montée de la solitude, à cette prise de pouvoir de l'individualisme que finalement beaucoup finissent par accepter. Dans un pays où la solidarité se veut être une valeur commune, pourquoi des familles en grande précarité se retrouvent-elles isolées faisant face, seules, à leurs difficultés ? Depuis l’existence du champ de l'éducation spécialisée et du travail social, les professionnels ont vu se modifier, s'accroître leurs cadres d'intervention. Si l'éducation de l’enfance dite inadaptée demeure l'une de ses premières missions, l'éducateur spécialisé doit aussi répondre à de nouveaux besoins exprimés par la population concernée par le secteur social. On parle d'insécurité, de violence ou encore de nouvelle pauvreté...

Des mineurs pas comme les autres

Quel statut pour les mineurs étrangers « sans-papiers » ? Sens et finalités de l’action éducative auprès des demandeurs d’asile mineurs isolés Depuis plusieurs années, on constate, en Europe, en France (notamment dans les grandes villes), une arrivée massive, de plus en plus importante de mineurs étrangers, « sans famille », qui ont fui leur pays d’origine, fuite due la plupart du temps aux conflits, aux guerres, aux conditions sociales et économiques très précaires rencontrées chez eux. Si l’on considère qu’un enfant abandonne rarement son pays, ses racines, par plaisir, son exil vers une société industrialisée et développée, apparaît comme une demande de protection du pays d’accueil (reconnaissance des persécutions, des traumatismes vécus) et correspond à l’espoir d’une vie meilleure. Historiquement en France, les premiers mineurs bénéficiant d’une protection furent les enfants juifs persécutés pendant la seconde guerre mondiale, puis plus tard dans les années 70 les enfants cambodgiens fuyant le génocide orchestré par Pol Pot pour trouver asile sur le territoire français.

L’histoire mondiale contemporaine et les conflits en divers lieux de la planète conduiront des enfants à arriver seuls sur notre territoire, des survivants pour la plupart : survivants des persécutions ethniques, raciales ou religieuses, du parcours d’exil, rescapés de l’embrigadement dans des milices (enfant-soldat), dans des réseaux mafieux de drogue et de prostitution, échappés des camps de réfugiés, de prisons, isolés de leur famille (parents décédés, disparus…). S’il est habituel d’entendre parler d’eux, en terme de mineurs isolés demandeurs d’asile, peut-être serait-il souhaitable de les définir comme des demandeurs d’asile mineurs isolés pour affirmer une première spécificité de leur statut de demandeurs d’asile ( lié aux persécutions, aux traumatismes, à la fuite, à l’exil…) à laquelle s’ajoute l’état de mineurs isolés (abandon, solitude, parents décédés…). Le régime juridique de ces mineurs est très complexe : il peut être fait appel au droit international privé du fait de leur nationalité étrangère, au droit administratif, aux règles du droit de la nationalité, au droit civil et aux conventions internationales (Convention de Genève, des Droits de l’Homme, des Droits de l’Enfant). A partir de mes recherches (lectures, documentations, rencontres avec des intervenants d’autres départements…) et grâce à des observations faîtes au SAPA et sur mon lieu de stage, j’ai pu constater, que les mineurs étrangers ne disposent pas tous d’un traitement égal (arbitraire de fait) suivant leur destination d’arrivée en France : ainsi selon que le mineur arrive à Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse, il ne bénéficie pas du même traitement quant à la possibilité ou non de saisir un juge pour enfants, un juge des Tutelles.

Il verra ou non son dossier de demande de reconnaissance de la qualité de réfugié déposé à l’OFPRA (Office français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides). Le droit commun, qui attribue à l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) la compétence en matière d’accueil et de protection des mineurs isolés en danger, est difficile à mettre en place dans la pratique. En effet, plusieurs départements, où se concentrent les arrivées, se doivent d’assumer la charge financière supplémentaire de ces accueils (que l’Etat pourrait assumer du fait des situations d’asile) et sont contraints de redéfinir les dispositifs et la compétence des travailleurs sociaux en charge de cette population spécifique. 

Du "dedans" au "dehors"...

Je suis arrivée en formation en me disant que le plus dur était fait puisque j’avais réussi le concours d’entrée. Enfin, c’est ce que je croyais… J’ai alors découvert le plan de construction, et la pression ! Au début, on m’a donné plein d’outils, de nombreuses heures sur les bancs de l’amphi. En quête de savoirs, j’écoutais et je notais. Puis direction l’Institut Médico-Educatif, premier terrain d’apprentissage et première rencontre avec le handicap, quelle claque ! Je constatais qu’il ne suffisait pas de connaître chaque outil, mais que l’essentiel consistait à savoir les adapter. Un début de stage difficile et une issue très positive ! Ensuite, je me suis rendue dans ce hangar aménagé à P. au Centre Educatif Renforcé, quelle expérience ! Des appréhensions (serai-je à la hauteur ?), des questions (qui sont ces jeunes ?), une certaine excitation (j’attendais ce stage depuis si longtemps). Parallèlement, les apports en psychologie m’ont offert un recul certain sur ma pratique, et m’ont aidée à comprendre les jeunes certes, mais surtout ma relation avec eux. J’approchais vraiment la relation éducative, et je commençais à y mettre des mots.

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