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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La juste distance dans la relation éducative

La juste distance dans la relation éducative

Je présenterai pour commencer ce qui pour moi constitue ma propre posture éducative ou du moins celle vers laquelle je souhaite tendre. Nous traiterons ainsi de l’implication de l’éducateur et de la distinction entre le personnel et le professionnel, d’une vision Rogerienne de la posture éducative, et d’un positionnement clinique de l’éducateur, prenant en compte le sujet dans sa dynamique et dans le cadre de ses ressources interculturelles. Dans une seconde partie nous nous intéresserons aux jeux relationnels qui sont au coeur de la relation éducative. Nous questionnerons ainsi ce que sont les demandes de la personne et comment l’éducateur doit les prendre en compte. Nous aborderons la question du transfert, des projections et résistances qui s’opèrent dans la relation et analyserons les interactions qui s’y jouent en terme de dons et contre dons.

Afin de traiter de l’idée d’une juste distance dans la relation éducative j’ai donc été amené, dans un premier temps, à présenter la posture éducative vers laquelle je souhaite tendre. Partant du postulat que l’éducateur doit nécessairement s’impliquer dans les situations qu’il accompagne, et faire preuve d’engagement lorsqu’il évolue dans des quartiers dits sensibles, nous avons vu comment, malgré cette implication, une distinction entre son être personnel et son être professionnel doit s’opérer, et ainsi favoriser chez l’éducateur, une distanciation et une capacité d’analyse de son quotidien. C’est en étant attentif à développer une attitude favorisant l’établissement d’une relation d’aide, comme, par exemple celle développée par Carl R. ROGERS, faite d’empathie, de congruence et d’une considération positive de la personne, que l’éducateur peut adopter une posture éducative bienveillante.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Des mineurs pas comme les autres

Quel statut pour les mineurs étrangers « sans-papiers » ? Sens et finalités de l’action éducative auprès des demandeurs d’asile mineurs isolés Depuis plusieurs années, on constate, en Europe, en France (notamment dans les grandes villes), une arrivée massive, de plus en plus importante de mineurs étrangers, « sans famille », qui ont fui leur pays d’origine, fuite due la plupart du temps aux conflits, aux guerres, aux conditions sociales et économiques très précaires rencontrées chez eux. Si l’on considère qu’un enfant abandonne rarement son pays, ses racines, par plaisir, son exil vers une société industrialisée et développée, apparaît comme une demande de protection du pays d’accueil (reconnaissance des persécutions, des traumatismes vécus) et correspond à l’espoir d’une vie meilleure. Historiquement en France, les premiers mineurs bénéficiant d’une protection furent les enfants juifs persécutés pendant la seconde guerre mondiale, puis plus tard dans les années 70 les enfants cambodgiens fuyant le génocide orchestré par Pol Pot pour trouver asile sur le territoire français.

L’histoire mondiale contemporaine et les conflits en divers lieux de la planète conduiront des enfants à arriver seuls sur notre territoire, des survivants pour la plupart : survivants des persécutions ethniques, raciales ou religieuses, du parcours d’exil, rescapés de l’embrigadement dans des milices (enfant-soldat), dans des réseaux mafieux de drogue et de prostitution, échappés des camps de réfugiés, de prisons, isolés de leur famille (parents décédés, disparus…). S’il est habituel d’entendre parler d’eux, en terme de mineurs isolés demandeurs d’asile, peut-être serait-il souhaitable de les définir comme des demandeurs d’asile mineurs isolés pour affirmer une première spécificité de leur statut de demandeurs d’asile ( lié aux persécutions, aux traumatismes, à la fuite, à l’exil…) à laquelle s’ajoute l’état de mineurs isolés (abandon, solitude, parents décédés…). Le régime juridique de ces mineurs est très complexe : il peut être fait appel au droit international privé du fait de leur nationalité étrangère, au droit administratif, aux règles du droit de la nationalité, au droit civil et aux conventions internationales (Convention de Genève, des Droits de l’Homme, des Droits de l’Enfant). A partir de mes recherches (lectures, documentations, rencontres avec des intervenants d’autres départements…) et grâce à des observations faîtes au SAPA et sur mon lieu de stage, j’ai pu constater, que les mineurs étrangers ne disposent pas tous d’un traitement égal (arbitraire de fait) suivant leur destination d’arrivée en France : ainsi selon que le mineur arrive à Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse, il ne bénéficie pas du même traitement quant à la possibilité ou non de saisir un juge pour enfants, un juge des Tutelles.

Il verra ou non son dossier de demande de reconnaissance de la qualité de réfugié déposé à l’OFPRA (Office français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides). Le droit commun, qui attribue à l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) la compétence en matière d’accueil et de protection des mineurs isolés en danger, est difficile à mettre en place dans la pratique. En effet, plusieurs départements, où se concentrent les arrivées, se doivent d’assumer la charge financière supplémentaire de ces accueils (que l’Etat pourrait assumer du fait des situations d’asile) et sont contraints de redéfinir les dispositifs et la compétence des travailleurs sociaux en charge de cette population spécifique. 

La violence dans les centres d'hébergement
La violence est présente au CHRS de CAJ, du fait de la population en grande difficulté que cet établissement accueille. Je crois que cette violence ne doit pas être banalisée mais, bien au contraire, prise en compte. Les comportements agressifs, les insultes verbales mais aussi le passage à l’acte ne sont pas anodins aussi bien pour les résidents que pour les éducateurs. Il me semble donc important de s’interroger sur cette violence qui anime certains hébergés. Pour tenter de répondre à cette problématique, je vais développer l’hypothèse suivante : Pour traiter la violence qui existe dans les centres d’hébergement, il faudrait s’intéresser à la personne dans sa globalité. Je pense qu’il faudrait tenir compte du vécu de la personne, de son fonctionnement psychologique mais aussi de l’environnement géographique et social dans lequel elle évolue.
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