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Livret V.A.E.

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Dans l’établissement dans lequel je travaille actuellement, j’ai les mêmes responsabilités que l’éducateur spécialisé. Appréciant ses missions, je souhaite passer ma VAE plutôt que de faire une formation car j’ai déjà acquis les compétences requises grâce à mon expérience professionnelle pour ce métier comme j’ai pu le montrer tout au long de cette lettre. Mon travail actuel me permet d’avoir une reconnaissance de mes compétences professionnelles mais aujourd’hui j’ai besoin d’une reconnaissance à travers un diplôme d’état. 

La possibilité pour moi d’obtenir le diplôme d’état d’éducateur spécialisé grâce à la V.A.E. me permettra d’agrandir ma vie professionnelle, d’accroître mes connaissances des différents publics auprès desquels l’éducateur spécialisé peut travailler, de croiser les pratiques de différents professionnels travaillant dans le social qui sont d’autant d’opportunités pour moi, de faire évoluer mes compétences dans le métier d’éducateur spécialisé. 

Entrer en relation avec la personne

    Afin d’entrer en relation avec la personne accueillie je prends le temps d’échanger en adaptant mon discours, tout en restant attentive au bien être de la personne.

Je suis donc amènée à m’adapter,  à trouver les moyens de communication afin de pouvoir comprendre et être comprise.

Je me dois, auprès de mes accueillis, de tenir compte de chaque personnalité en restant vigilante à ce qu’elle me dit et à ce que je peux percevoir dans  un comportement : décoder une attitude,  un silence, le moment opportun pour parler ou se taire. 

J’ai basé mon travail sur les relations individuelles lors de l'accompagnement au repas, d'entretiens informels dans le bureau, de discussions dans leurs chambres...

La voiture lors d'accompagnements aux divers rendez-vous peut être un lieu d’échange. C'est un lieu confiné et clôt qui  met souvent les personnes accueillies à l'aise : les regards ne se croisent pas malgrè la grande proximité physique.

Je me sers de ces moments,  transports et  accompagnements individuels, afin de créer des liens et de tendre vers des relations individuelles basées sur l’écoute, la parole, l’échange et la confiance.

Livret 2 VAE ES Foyer départemental Validé.

Posé par la loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire et par l’ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, l’école est obligatoire de 6 à 16 ans révolus. L’enfant placé comme tout enfant a droit à une scolarité. Les partenaires indispensables à l’accompagnement scolaire sont : les chefs d’établissement, les conseillers pédagogiques d’éducation, les enseignants, les psychologues, les médecins scolaires et les infirmières.

La communication se fait avec ces partenaires par le biais d’échanges formels ou informels. Ces échanges permettent de mobiliser les compétences de chacun et permettre ainsi à l’enfant d’accéder à une meilleure intégration scolaire comme par exemple la mise en place d’un PAI.

Je rencontre régulièrement les enseignants pour faires des bilans en qualité de référente de l’enfant. De cette manière je reste informé sur l’évolution de l’enfant dans sa scolarité et je peux faire le lien avec la famille, l’équipe éducative, les travailleurs sociaux et certains partenaires comme les orthophonistes. Lorsque des difficultés de comportement et/ou d’apprentissage se font ressentir, je transmets les informations nécessaires aux partenaires

(Situation familiale, vie quotidienne au foyer…..), qui permettent de réajuster l’accompagnement scolaire.

Néanmoins au-delà des partenaires cités ci-dessus il me semble important de citer d’autre forme de partenariat avec des institutions qui concourent au projet des enfants accueillis, ainsi en tant que référent je peux solliciter les partenaires suivants :

Mon inscription à la Validation des Acquis de l’Expérieandicapés, ces trois années ont été très riches d’enseignement et ont été source d’expériences très enrichissantes.

nce en tant qu’Educateur Spécialisé vient comme une évolution logique dans ma carrière professionnelle.

Je travaille depuis maintenant, une dizaine d’années dans le milieu médico-social. J’ai commencé par faire des remplacements sans être diplômé en tant qu’Aide Médico-Psychologique, Moniteur Educateur, dans diverses structures telles que des foyers pour personnes adultes déficientes intellectuelles.

Après quelques années de travail dans ce milieu, j’ai obtenu ainsi mon inscription dans la formation diplômante de Moniteur Educateur.

Pendant ces deux années de formation, j’ai effectué deux stages différents : le premier dans un foyer où j’avais déjà travaillé auparavant, le deuxième dans une Maison d’Enfants à Caractère Social. Ces deux années (formation théorique et stages) m'ont convaincu que le secteur du Médico-Social me convenait le plus.

C’est ainsi que je commençais ma carrière en tant que Moniteur Educateur. Postulant dans diverses structures du médico-social, j’ai travaillé durant trois années dans des milieux très variés, mais toujours auprès de personnes déficientes intellectuelles : du Foyer d’Accueil Médicalisé pour Adultes, à l’Institut Médico-Educatif pour enfants, en passant par l’hôpital de jour accueillant des enfants polyh

A l’issue de ces trois années, j’ai eu la chance et l’opportunité de signer un premier contrat à durée indéterminée à mi-temps dans l’IME (Institut Médico-éducatif) où je suis encore aujourd’hui.

J’ai commencé par travailler pendant six mois auprès d’enfants déficients intellectuels moyen à sévère atteints d’autisme.

Au Foyer d’action éducative, j’exerce la fonction d’éducateur de la Protection judiciaire de la Jeunesse (éducateur de justice) En application des décisions du juge des enfants, j'accompagne les jeunes en danger ou ayant commis des actes de délinquance tout au long de la procédure. J’accueille, oriente, conseille et m'occupe de l'insertion sociale et professionnelle des mineurs et jeunes majeurs qui nous sont confiés. Je propose au juge des enfants des solutions éducatives adaptées à la situation des jeunes. Je suis les décisions du juge en m’assurant que les jeunes évoluent correctement dans leur cadre de vie (hébergement dans une famille d'accueil ou au foyer) et élabore pour chaque jeune un projet éducatif individualisé.
Au DAF, je suis chargée de l’accompagnement éducatif et social des personnes inscrites dans les structures d’insertion par l’activité économique sur l’Est du département des Alpes Maritimes (ASSIAE). Dans cette mission, les prescripteurs de la mesure sont les directeurs des structures d’insertion. Je travaille en partenariat avec les travailleurs sociaux des institutions des territoires concernés. Ma mission est d’accompagner les publics inscrits en parcours dans les structures d’insertion par l’activité économique et qui ne peuvent pas occuper un emploi. Les directeurs me contactent quand les usagers rencontrent des difficultés d’ordre social et comportemental souvent complexes et associées. J’interviens quand la structure ne peut seule apporter des réponses adaptées. Cette mesure et le public reçu nécessitent une souplesse extrême et du temps. A partir du moment où j’interviens, je deviens garante du parcours de la personne au sein de la structure.
Je choisi de vous présenter l’admission d’une jeune adolescente à la Maison d’enfant. C’est une journée particulière et un moment clé dans l’établissement d’une relation de confiance entre le jeune, sa famille et l’équipe éducative. Il détermine souvent de la bonne relation que l’équipe va pouvoir entretenir avec la famille et le jeune accueilli. Il permet d’établir une confiance mutuelle propice à une bonne collaboration sans laquelle il est impossible d’avoir un travail efficace. Pour tout jeune accueilli dans la structure, il y a au préalable une demande de placement faite auprès des services compétents (Direction de la Vie Sociale de Savoie, le Juge des Familles) ou d’une demande d’accueil par la famille ou le jeune. Ce sont donc des placements administratif ou judiciaire provisoires. Ils sont réexaminés annuellement. Un dossier est adressé au directeur et discuté en équipe en fonction des compétences de l’établissement. Une visite de pré-admission s’en suit avec les représentants légaux de l’enfant et un représentant du service placeur.
Pourquoi être éducateur ? Beaucoup de choses personnelles m’ont amené à choisir le métier que j’exerce : une succession d’évènements au cours de ma vie, un frère sourd, une vie familiale difficile. Il faut aussi prendre en compte mon manque de motivation en classe, ce qui m’a fait rentrer rapidement dans la vie active. J’ai commencé comme aide cuisinier, apprenti électricien, vendeur dans le prêt à porter et dans l’industrie du disque. Mais ces différentes expériences professionnelles ne m’ont pas convenu. Toutefois, j’ai pris goût au domaine relationnel en travaillant dans la vente.

J’ai eu une période ou j’ai été incertain dans mon choix professionnel. J’ai rencontré des professionnels de la mission locale pour évaluer et m’aider dans ces choix. Je suis passé par un bilan de compétences. Par la suite, j’ai continué à être suivi par la mission locale, ce qui m’a permis d’être soutenu dans mes orientations. J’ai commencé par effectuer différents stages dans le secteur paramédical et social : aide médico-psychologique, aide-soignant, ambulancier, interface en langue des signes… Tous ces métiers ont un rapport avec le contact humain. J’ai pu ainsi prendre une décision et me diriger vers le secteur d’activité qui me convenait le mieux.

Ce qui me motive, c’est le contact et les rapports humains, me sentir utile, et mon optimisme à croire qu’il y a des solutions. Je me suis donc lancé dans le secteur social, sans savoir cependant vers quel métier m’orienter. Au cours de ces expériences (Interface en LSF, Aide médico psychologique, veilleur de nuit, écoutant social, moniteur éducateur), j’ai commencé à avoir une idée plus précise et me suis intéressé au métier de moniteur éducateur. Mais freiné par mon niveau d’étude, je me suis posé beaucoup de questions. J’ai donc fais le choix de faire une remise à niveau scolaire en préparant un DAEU, en cours du soir et sur 1 an. J’ai suivi ces cours tout en travaillant (écoutant social au 115), ce qui est loin d’être évident. Je n’ai pas réussi l’examen DAEU et n’ai donc pas pu passer le concours de moniteur éducateur. Cela n’a en rien diminué ma motivation et je continue actuellement à acquérir de l’expérience en travaillant dans le secteur social. En 2002, j’ai entendu parler de la VAE, mais il n’en existait pas pour le diplôme de moniteur éducateur. J’ai donc pris mon mal en patience, et j’ai passé avec succès ma première VAE en 2007, ce qui m’a permis d’obtenir un BAC Professionnel de service de proximité et de vie locale.

Aujourd’hui, avec mes années d’expériences professionnelles dans le secteur social, j’ai décidé de passer le diplôme d’éducateur spécialisé par le biais de la VAE. Avec ce diplôme, j’aurai beaucoup plus d’opportunité à trouver un emploi. Mes premières expériences professionnelles se sont déroulées dans le secteur de la réinsertion sociale et du logement d’urgence. J’ai été confronté au cours de mes différents postes (veilleur de nuit en CHRS, écoutant social) à des situations difficiles, déstabilisantes. J’ai vécu de nombreuses situations de violence, de détresse humaine et morale. J’ai vite eu besoin de prendre du recul par rapport à tous ces évènements et j’ai provoqué des rencontres et des échanges avec des professionnels qui m’ont aidé à comprendre la population accueillie en hébergement d’urgence. Savoir prendre du recul pour comprendre la personne et ses attitudes, son mode de communication est capital si on veut évoluer dans ce métier.

Avec le temps et mes années d’expériences dans ce secteur, j’ai pu développer un solide équilibre personnel, tant affectif qu’émotionnel, une ouverture d’esprit, le sens des réalités, le sens de l’initiative et de la responsabilité, de la disponibilité, de l’observation, de l’écoute et une très bonne aptitude au travail en équipe. J’ai pu ainsi prendre conscience de ce qu’est le métier d’éducateur spécialisé et je souhaite continuer dans cette voie. J’ai appris et je continue à apprendre, que ce soit au travers d’une relation vers un accompagnement, un soutien. Aider les personnes en difficulté morale et psychologique, leur redonner le goût de vivre, échanger est vraiment très enrichissant pour moi.
Mon intérêt pour l’éducation spécialisée est apparu chez moi assez tard. En effet, en 1997, je suis à mon compte et je dirige les régies publicitaires FUN RADIO et RTL2 à Carcassonne. C’est lors d’une discussion avec une amie éducatrice spécialisée et responsable d’un lieu de vie, qu’il m’est proposé d’intervenir auprès d’usagers comme vacataire certains week-ends et quelques périodes de vacances scolaires. Durant une année j’effectue ainsi plusieurs remplacements au sein de cette structure d’accueil pour enfants en difficulté. Dès lors je prends conscience que je peux apporter une contribution au bien-être de ces jeunes, je les accompagne et les aide à grandir. Lors de mes interventions, j’ai plaisir à améliorer leur quotidien, je découvre et apprend le travail d’équipe. En 1998, je souhaite donner une nouvelle orientation à mon cursus professionnel, je décide de me lancer en ouvrant mon propre lieu de vie. Je contacte les services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et ceux de l’Aide Sociale à l’Enfance de l’Aude. Suite à la procédure administrative d’ouverture, j’obtiens l’autorisation par ces deux administrations d’exercer. Nous créons une association, le « Lieu de vie L’E ». Mon épouse en est la présidente et deux amis, dont un est éducateur spécialisé et l’autre éducateur PJJ, sont trésorier et secrétaire. Je ne suis pas rentré dans le bureau et cela me permet d’y être salarié. Je suis employé en tant qu’éducateur technique et mon rôle consiste essentiellement à assurer la formation technologique ainsi que l’adaptation professionnelle de ces jeunes en errance qui nous sont confiés. Je m’occupe aussi de l’accompagnement judiciaire des usagers placés par ordonnance 45. Pendant prés de neuf années, je suis l’un des responsables de ce lieu de vie. A plusieurs reprises, j’emmène un groupe de 6 à 8 adolescents en Afrique. Je leur fait découvrir différents modes de vie, des rencontres, des échanges, une vie dans un espacetemps limité et cadré. Par ces actions j’ai pu « les ré-apprivoiser », créer des liens de confiance, leur permettant ainsi de reprendre contact et goût à la vie sociale et surtout se remobiliser dans leur projet individuel. J’ai eu le déclic de devenir éducateur spécialisé de part ma collaboration étroite avec mes partenaires. Cela fait maintenant 12 ans que je travaille comme éducateur et depuis prés de quatre ans dans un ITEP, auprès de jeunes âgés de 11 à 18 ans, souffrant de troubles du comportement et ayant une structure psychique altérée.
Je tente de travailler le plus régulièrement possible avec les familles. Je les ai souvent au téléphone pour faire le point sur la situation de leur enfant que ce soit sur la structure, à l’école ou pour les différentes inscriptions qu’on pourrait faire tel que le sport, les vacances etc.…. Nous les informons des fugues et des difficultés rencontrées pendant le placement. Les familles sont toujours invitées à participer aux réunions de synthèse que nous organisons avec les partenaires. Je n’hésite pas à me déplacer au domicile des parents pour faire signer des documents.

Le travail avec les parents a été développé surtout depuis la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-social. En effet, l’avis des parents est pris en compte sur chaque geste de la vie quotidienne, sur l’évolution du projet de leurs enfants. Nous n’hésitons pas à conseiller les enfants et les parents à prendre un avocat comme la loi le prévoit pour garantir leurs droits et celui de leurs enfants. Par contre, il est également vrai que le travail avec les parents n’est pas toujours facile. En effet, étant un accueil d’urgence, nous accueillons les jeunes dans des moments de crises principalement. Les parents ne sont pas toujours d’accord avec la mesure de placement ou les relations avec leurs enfants sont très compliquées. Il est donc difficile dans un premier temps de créer des liens de confiance. C’est progressivement que l’on tente d’installer cette collaboration en les invitant à visiter la structure, qu’ils fassent connaissance avec les professionnels qui vivent avec leurs enfants puis est proposé des rencontres régulièrement permettant l’entame du travail de la situation de l’enfant.
J’ai déjà eu l’occasion d’accompagner N. de façon ponctuelle lors de l’activité Musique à laquelle il participait, lors d’un transfert en Picardie et enfin, lors de sorties. N. vient facilement à ma rencontre et recherche le contact avec moi, je pense qu’il m’associe à ces activités et sorties qu’il apprécie. Je sais que je suis aussi sous un contre-transfert positif : N. est un homme de mon âge, avec qui je m’entends plutôt bien, qui participe avec moi à des activités plutôt agréables. Tout l’enjeu de mon positionnement d’éducateur responsable de la maisonnée face à N. va être de trouver la juste proximité dans son accompagnement, de m’appuyer sur la relation qui s’est déjà établi pour aider N. à réaliser ce que Philippe Gaberan nomme « le passage de l’être à l’exister » , c’est à dire pour permettre à N. de s’affirmer non pas seulement comme objet de soins ou objet de notre accompagnement, mais véritablement comme sujet.

Cela implique que je lui donne le droit de ne pas être d’accord avec moi, de s’opposer à moi, mais aussi que je lui restitue sa responsabilité en lui donnant en amont des choix à poser plutôt que de ne lui laisser comme moyen d’expression que de s’opposer. Cela implique aussi que je dois assumer mon rôle de cadre sécurisant, il ne pourra choisir ou s’opposer de manière constructive que s’il a confiance que l’institution lui garanti une certaine sécurité, que s’il sent la solidité de ceux qui l’accompagnent, sur lesquels il pourra s’appuyer.

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