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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Grandir en situation transculturelle : Marie Rose MORO

Grandir en situation transculturelle : Marie Rose MORO

Pour cette première fiche de lecture, j'ai choisi d'étudier l'ouvrage de Marie Rose Moro intitulé Grandir en situation transculturelle. L'auteure soulève la difficulté, pour les enfants, à grandir au travers différentes cultures. Il s'agit d'enfants nés dans leur pays d'origine et qui migrent avec leur famille en Europe, d'enfants nés sur le sol Européen d'une famille migrante, d'enfants métisses ou adoptés par une personne issue d'une culture différente de celle des parents biologiques.

Cet écrit de 61 pages est scindé en 9 parties (avec des sous parties) dans lesquelles Marie Rose Moro fait référence aux études de nombreux professionnels. Au commencement, nous pouvons voir de quelle manière sont représentés les enfants puis les « bébés » au sein de différentes cultures. L'auteure s'arrête ensuite sur la question de l'école et des enjeux qu'on y retrouve pour les enfants de migrants.

Puis, elle fait référence à la crise identitaire liée à l'adolescence. Pour conclure, elle donne quelques conseils ou « règles » afin d'accompagner au mieux les enfants en situation transculturelle. Résumé: Tout d'abord, il est question de prendre du recul sur la façon dont nous nous représentons les enfants, leurs besoins et leurs désirs. Les représentations que nous avons des enfants dépendent de notre environnement socio-culturel et de la façon dont nous avons été élevés nous-mêmes. Selon le précurseur de l'ethnopsychanalyse Georges Devereux, la manière dont un adulte perçoit un enfant : « influence son développement » .

L'auteure se penche ensuite sur la question du soin apporté au nourrisson et du développement de ce dernier en comparant les rites des mères migrantes à ceux des mères dans leur pays d'origine. Pour cela elle s'appuie, sur l'œuvre de l'anthropologue Jacqueline Rabain et de la pédiatre Wendy L. Wornham : Transformation des conduites de maternage et des pratiques de soin chez les femmes migrantes d'Afrique de l'Ouest. On constate que certaines mères délaissent des rituels traditionnels tels que les massages, le portage au dos en public ou encore l'allaitement.

Cela semble être dû au fait qu'elles se retrouvent seules dans le pays d'accueil et que les rituels qui s'effectuent souvent en communauté (à commencer par le cercle familial) tendent à se perdre. L'auteure nous livre un extrait tiré de cette œuvre pouvant justifier le fait que les mères puissent mettre de côté certaines traditions : « La mère est mise dans une situation complexe d'avoir à intérioriser les valeurs de la société d'accueil en même temps qu'elle transmet les valeurs traditionnelles » .A travers ces études, on note de grandes différences de la façon dont les mères élèvent leur enfant.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Une logique de la communication : P. Watzlawick J. Helmick Beavin Don D. Jackson

Malheureusement, devant la complexité de ce livre, je me suis arrêtée aux premières pages. Je ne doutait pas de l’intérêt que pouvait représenter ce livre mais je doutais de mes capacités à en venir à bout ! Confrontée aux exigences des travaux à rendre dans le cadre de ma formation à l’IRTS, j’ai relevé le défi d’étudier ce livre. Sa lecture ne relevait plus seulement d’un enrichissement personnel, elle devenait aussi une obligation « scolaire ». C’est ainsi que je décryptai l’ouvrage dans sa totalité, lui qui m’apparaît toujours ardu intellectuellement et scientifiquement. L’étape suivante consistait à élaborer une fiche de lecture. Cette retranscription du livre fut une étape intéressante car elle me permit de digérer ce que j’avais préalablement ingérer… Elle m’apporta le recul et l’intégration d’une partie du contenu de l’ouvrage.

« Parole d’éduc » Joseph Rouzel

Joseph Rouzel tente dans « Parole d’éduc » de nous apporter un éclairage sur le travail d’éducateur spécialisé et de répondre à ces questions auxquelles moi-même étudiante je suis parfois confrontée et dont il est difficile d’apporter une réponse satisfaisante : « Mais que font les éducateurs ? », « Mais que font-ils vraiment ? » et « Mais comment les éducateurs s’y prennent-ils ? » Pour nous apporter des réponses ou plutôt des pistes de réflexion il nous fait part d’un texte fragmenté où, nous dit-il, il « fait feu de tout bois ». Effectivement on retrouve dans cet ouvrage des récits d’expériences, de la poésie, des références mythologiques, philosophiques et même musicales, beaucoup de concepts psychologiques notamment ceux de Freud et de Lacan ainsi que des schémas pour tenter de les rendre plus clairs. Tout ceci mis bout à bout nous offre une vision du travail social global avec une préférence pour une approche psychanalytique de l’acte éducatif.

La dynamique des groupes restreints : Didier Anzieu et Jacques-Yves Martin

Les auteurs font état de cinq catégories fondamentales de groupes. La première catégorie de groupe est la foule : il s'agit d'un grand nombre d'individus qui se retrouvent au même endroit sans avoir clairement cherché à le faire, ils sont là d'après une motivation personnelle (concert, concours, etc.). Puis il y a la bande : ce sont des personnes réunies volontairement, pour le plaisir d'être ensemble. Le groupement : il s'agit d'individus qui se réunissent à une certaine fréquence avec un objectif permanent.

Le groupe primaire ou groupe restreint : petit nombre de membres qui possèdent de nombreux échanges, des relations affectives, des sentiments, des normes, des rôles différents et une poursuite d'objectifs communs. Puis, il y a le groupe secondaire : on l'appelle aussi organisation, il s'agit d'un système social dont les rapports entre les membres sont froids et formels. De manière générale, il faut au moins trois individus pour former un groupe.

Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner

Le concept de résilience dit que donner de l’affection à un enfant abandonné peut lui permettre de « renaître ». Au bout d’un an, placé dans une famille d’accueil affectueuse et attentive, ses synapses repoussent comme primevères au printemps, son  néocortex est « regonflé », images à l’appui. Cette atrophie des orphelins mis en isolation sensorielle, comme leur résilience ultérieure, sont des preuves de la plasticité neuronale et corticale. Le plus important n’est pas que des neurones puissent repousser, mais qu’ils s’interconnectent. Un neurone isolé ne sert à rien. L’intelligence, la sensibilité, l’empathie, toutes les fonctions psychiques dépendent du degré d’interconnection et de vivacité des neurones.                                

Contrairement à ce que disent les Media, la plus grande maltraitance n’est pas physique mais liée à une carence affective. Celle-ci fait des ravages silencieux. L’enfant n’est pas mal traité, ni agressé. Il est juste seul.

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