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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Erving Goffman, Stigmate,les usages sociaux des handicaps

Erving Goffman, Stigmate,les usages sociaux des handicaps

Dans cet ouvrage théorique, E. Goffman étudie un concept qu’il nomme "stigmate". A l’origine, ce terme renvoyait aux marques laissées sur le corps, aujourd’hui, il désigne les marques physiques ou les caractéristiques négatives d’un individu. Pour Goffman, c’est "la situation de l’individu que quelque chose disqualifie et empêche d’être pleinement accepté par la société".

Erving Goffman est né au Canada en 1922 (mort en 1982). Il étudie la sociologie à l’école de Chicago. Il suivra notamment les cours de E. Hughes mais prendra ses distances pour élaborer une sociologie plus atypique ou, plus exactement, plus "goffmanienne". Il se situe dans la mouvance du courant sociologique interactionniste porté par H. Becker, E. Freidson, E. Lemert ou A Strauss dans les années 60/80.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

Le miroir brisé. L'enfant handicapé, sa famille et le psychanaliste: Simone KORFF-SAUSSE

Simone Sausse est psychanalyste depuis une vingtaine d’années dans un Centre d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP). Il s’agit d’un établissement qui prend en charge des enfants de 0 à 6 ans porteurs d'un handicap qui entraîne dans la majorité des cas une invalidité permanente. Elle associe étroitement les familles au traitement de leur enfant. Simone Sausse a donc eu l’occasion de suivre des familles touchées par le handicap ceci à travers des consultations, entretiens ou des psychothérapies psychanalytiques. Elle insiste sur la nécessité du travail pluridisciplinaire qui permet d'appréhender tous les problèmes liés au handicap.

Le lien d’accompagnement : Paul Fustier

CHAPITRE 5 : DU LIEN SOCIAL AU TRAVAIL SOCIAL: L'échange marchand fait circuler des objets. L'échange par le don tisse du lien social « à partir de la dépendance réciproque qu'il produit » (p62) en préservant le statut de chacun. La réversibilité montre que chacun peut passer rapidement d'une position à l'autre (donateur/donataire). Le travail social de situerait entre une productivité du service (services entraînant une rentabilité suffisante) et une productivité du lien (services générant du lien social).

L'État et les grandes institutions rendent le don anonyme (il n'y a ni échange, ni lien entre le donateur et le donataire). Le travail social est menacé par une tendance de purification : isoler le lien et les affects du service rendu afin de simplifier les pratiques. Les interstices institutionnels sont ces temps perdus transitionnels pour la productivité qui favorisent la convivialité dans l'équipe et le lien social. Ils sont « travail/non-travail, dedans/dehors... » (72).

Marcel NUSS : La Présence à l’autre, accompagner les personnes en situation de dépendance

C’est à partir de 2005, que sa carrière d’écrivain change de registre. Suite à la loi du 11 février 2005 et à une demande du ministère, il a écrit l’ouvrage Former à l’Accompagnement des Personnes Handicapées dans lequel il met en lumière les enjeux que représentent les nouveaux modes d'accompagnement issus de cette loi. Il y apporte son expertise des politiques et des métiers en matière de handicap et pose la question : est-on prêt à engager les moyens nécessaires pour mettre en oeuvre ces réformes ? Dans son ouvrage La présence à l’autre, édition DUNOD paris 2008, il témoigne de son vécu de personne accompagnée à domicile et concentre sa réflexion sur les compétences de l’accompagnant. Il nous rapporte également l’expérience d’autres personnes accompagnées dans des institutions de type M.A.S., Maison d’Accueil Spécialisé. Il nous livre un nouveau concept : la présence à l’autre, né de son observation et de sa réflexion.

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