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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Erving Goffman, Stigmate,les usages sociaux des handicaps

Erving Goffman, Stigmate,les usages sociaux des handicaps

Dans cet ouvrage théorique, E. Goffman étudie un concept qu’il nomme "stigmate". A l’origine, ce terme renvoyait aux marques laissées sur le corps, aujourd’hui, il désigne les marques physiques ou les caractéristiques négatives d’un individu. Pour Goffman, c’est "la situation de l’individu que quelque chose disqualifie et empêche d’être pleinement accepté par la société".

Erving Goffman est né au Canada en 1922 (mort en 1982). Il étudie la sociologie à l’école de Chicago. Il suivra notamment les cours de E. Hughes mais prendra ses distances pour élaborer une sociologie plus atypique ou, plus exactement, plus "goffmanienne". Il se situe dans la mouvance du courant sociologique interactionniste porté par H. Becker, E. Freidson, E. Lemert ou A Strauss dans les années 60/80.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

La mal-mesure de l'homme de Stephen Jay Gould

Stephen JAY GOULD, petit-fils d'immigrants juifs de l'Europe de l'Est né en 1941 à New York, est un célèbre paléontologue. Spécialiste des crustacés autant que des dinosaures, il est un grand vulgarisateur des sciences de la vie enseignant à l'université de Harvard depuis 1967. Fan inconditionnel de Charles DARWIN, il a lui même développé au début des années 70, un modèle original de l'évolution : Le modèle des "équilibres ponctués". - Avec La mal-mesure de l'homme, GOULD donne un coup de pied dans la fourmilière scientifique en s'attaquant aux théories sur l'intelligence qui sont à l'origine (ou en conséquence ?) d'un grand nombre de préjugés raciaux.

Le second chapitre de La mal-mesure de l'homme, la mesure des têtes, commence par cette citation de T.H.HUXLEY : "Aucun homme doué de raison, instruit des faits, ne croit que le noir moyen est l'égal de l'homme blanc moyen, encore moins son supérieur". Le décor est posé. A cette époque, on ne doutait en rien de l'infériorité biologique des noirs. Rappelons que c'était la pleine époque de l'esclavage et de la colonisation, par conséquent croire en la supériorité de l'homme blanc permettait de sauvegarder la morale de l'homme bon et très pieu qu'était le blanc. De toute façon, cette infériorité biologique était flagrante, il n'y avait qu'à regarder le physique de ces races pour s'apercevoir qu'elles présentaient de nombreux signes simiesques. Un singe n'était pas intelligent, or la forme du crâne des noirs avoisinée celle des singes, les noirs ne pouvaient donc être guère plus intelligents que ces animaux.

De la galère à la citoyenneté - les jeunes, la cité, la société - Auteur: BOUAMAMA Saïd

Avec l’évolution de la technologie aussi bien dans les domaines des transports que dans les moyens de communications et d’informations, la spécificité des différentes cités populaires tend à disparaître. Je constate une uniformisation des jeunesses sur un aspect comportemental. Les phénomènes de modes se mondialisent et sont simultanés et par conséquent les crises identitaires également. Il est vrai qu’il existe encore des spécificités en fonction des régions du globe (dépendant de l’histoire, d’une réalité géopolitique et économique). Néanmoins, les spécificités régionales d’un état viennent à s’atténuer. Il est donc difficile à l’heure actuelle de parler des jeunes des quartiers populaires du nord de la France sans risquer un amalgame avec tous les jeunes des cités populaires de France. L’auteur parle de l’importance d’être propriétaire d’un véhicule. C’est un phénomène qui s’est également développé dans les D.O.M. T.O.M. au début des années 90 et qui se caractérisait par le “tunning”. Pourtant, il existe encore des particularités sur le fond agissant sur les raisons de leur comportement.

En résumé, il y a eut une globalisation des conduites des jeunes issus de milieux différents. Ce livre a été écrit dans les années 90. A cet époque, le service militaire exister encore, les conditions économiques et politiques, nationales et internationales n’étaient pas les mêmes. Depuis, quelques évènements ont montré la prise de conscience des jeunes sur l’importance de s’investir dans la vie de la cité. L’émergence d’un parti d’extrême droite aux élections présidentielles semble l’exemple le plus concret. A ces élections, l’abstentionnisme des 18-24 ans a montré le désintérêt et la méfiance à l’égard des partis politiques traditionnels. Les manifestations qui ont suivi le premier tour de ces élections (21 avril 2002), ont montré le refus d’un parti nationaliste et ont mis en évidence la prise de conscience des jeunes vis-à-vis de la vie citoyenne. Paradoxalement, ces manifestations remettent en cause le principe actuel de notre république : le suffrage universel. Les commentaires journalistiques de l’époque montraient des jeunes désireux de réinventer une citoyenneté. Ces événements qui auraient pu être fédérateur pour une auto prise en charge des jeunes dans leur avenir citoyen n’ont eut que pour effet à un retour aux partis traditionnels.

« Parole d’éduc » Joseph Rouzel

Joseph Rouzel tente dans « Parole d’éduc » de nous apporter un éclairage sur le travail d’éducateur spécialisé et de répondre à ces questions auxquelles moi-même étudiante je suis parfois confrontée et dont il est difficile d’apporter une réponse satisfaisante : « Mais que font les éducateurs ? », « Mais que font-ils vraiment ? » et « Mais comment les éducateurs s’y prennent-ils ? » Pour nous apporter des réponses ou plutôt des pistes de réflexion il nous fait part d’un texte fragmenté où, nous dit-il, il « fait feu de tout bois ». Effectivement on retrouve dans cet ouvrage des récits d’expériences, de la poésie, des références mythologiques, philosophiques et même musicales, beaucoup de concepts psychologiques notamment ceux de Freud et de Lacan ainsi que des schémas pour tenter de les rendre plus clairs. Tout ceci mis bout à bout nous offre une vision du travail social global avec une préférence pour une approche psychanalytique de l’acte éducatif.

Et si on parlait...de la violence ? : Jean-Marie Petitclerc

La délinquance juvénile est le fil rouge de cet ouvrage. L'auteur met en avant la notion de « relation de confiance et d'alliance » pour expliquer qu'il faut voir en ce jeune le positif, lui montrer qu'il n'est pas seul, et lui faire comprendre qu'il est acteur de son parcours, de son éducation.

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