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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

"L'anthropologie" François Laplantine

Pour ce travail, je me suis d’abord intéressée au thème de l’ouvrage : « l’anthropologie ». Le métier d’éducateur spécialisé est un travail qui touche à la relation humaine, à l’être humain dans ce qu’il est de plus singulier et de plus complexe à la fois. En tant qu’éducatrice spécialisée en formation, je me pose la question inévitable de l’être humain. Qui est-il? D’où vient-il? Vers quoi tend-il naturellement? Pourquoi souffre t-il?… L’homme est un gouffre de questions existentielles auquel il est difficile de répondre spontanément.

Cet ouvrage est une approche de ce qu’est l’anthropologie, son histoire, ses courants, sa spécificité y sont abordés. L’anthropologie et l’éducation se rejoignent imperceptiblement, l’anthropologie interroge inévitablement à un moment ou un autre le fonctionnement des systèmes d’éducation…. Ce livre m’a réellement donné envie d‘en apprendre plus…

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Les représentations : repères historiques et théoriques

La notion de représentation a une histoire aussi vieille semble t-il que l’histoire de l’humanité. De sorte que, s’attacher à décrire ce qu’est une représentation, nous oblige à faire un détour sur les chemins empruntés par l’évolution même de la pensée humaine, mise en situation de se penser dans son rapport à l’autre, à soi, à son environnement. Mais pour se représenter ne faut-il pas avoir été présenté, diraient nos psychanalystes aujourd’hui ? C’est donc dans l’évolution des conceptions de la connaissance, marquée par le temps, l’espace et le progrès des sciences que notre réflexion va s’engager.

On observera qu’à la faveur de la révolution copernicienne introduite par Kant , affirmant que notre pensée est prisonnière de nos structures mentales, ce qui nous rend la réalité “en soi” inaccessible, le rapport à la vérité, à la connaissance va se trouver ré-interrogé en profondeur. Et si la représentation, comme nous le verrons, " s’accole " toujours à l’objet et au sujet sur et par lesquels elle inter-agit, c’est qu’une représentation doit être considérée, nous apprend Denise Jodelet, en tant que processus qui établit la relation entre le sujet et l’objet.

Erving Goffman : L'Arrangement des sexes

Saisissant l'opportunité de choisir par moi-même un ouvrage traitant de la sociologie, j'ai feuilleté plusieurs ouvrages avant que mon attention soit attirée par ce petit livre discret, signé par le grand sociologue E. Goffman. Peut-être était-ce son titre, « L'Arrangement des Sexes », qui peut faire penser à une pièce de Molière ? Peut-être la réputation de l'auteur a-t-elle influencé mon choix ? Quoi qu'il en soit, c'est finalement avec un ouvrage d'une prometteuse centaine de pages que je quittais la librairie, bien décidée à affronter coûte que coûte le barbare langage des sociologues.

La préface, écrite par Claude Zaidman, est alléchante : les raisons de mon choix y sont d'ailleurs évoquées de façon bien plus brillante que je ne le fais ici moi-même. Car, on le comprend rapidement, L'Arrangement des Sexes n'est pas un écrit de complaisance, offert à un parterre de féministes convaincues, par un écrivain soucieux de s'assurer une retraite confortable; ce n'est pas non plus une critique véhémente des mœurs du siècle, ou une tentative de réconciliation entre les « sexes » cités, et c'est encore moins une vaine théorisation dont le seul but serait de projeter à la face du lecteur des termes « modernes ».

« Familles et placements » par Jean Pierre Bonhomme

L’auteur explique les différentes relations institution-famille qu’il qualifie de « parfois complexes et de source de tensions » mais qui sont nécessaires pour donner du sens au placement. Pour terminer, il rappelle le projet d’une MECS, qui est de « prendre soin de l’enfant confié » et insiste sur l’importance de la qualité de l’accueil et de la concevoir de l’admission à la sortie en passant par le séjour pour permettre de répondre à la fois aux attentes des professionnels, de l’enfant et des parents.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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