LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le jeu du drapeau: analyse et observation

Le jeu du drapeau: analyse et observation

Les verts : Ils doivent ramener le drapeau dans leur camp pour gagner. Cette équipe se compose d'un chien et de huit joueurs. Ils peuvent être touchés par les rouges au quel cas ils lèvent une main pour être identifié comme prisonnier et doivent, passivement, rejoindre le camp des prisonniers verts. Ils peuvent être libérés par simple toucher d'un joueur libre. Les verts peuvent se placer stratégiquement dans le camp adverse. Le chien : En touchant les rouges, il les rend prisonniers mais il n'a pas le pouvoir de toucher le drapeau, excepté pour le coup d'envoi ou au sortir de son camp. Il va alors toucher le drapeau ce qui donne le droit aux deux équipes de rentrer sur l'aire de jeu. Les rouges : Ils doivent empêcher les verts de ramener le drapeau dans leur camp. Cette équipe, composée de huit joueurs, peut elle aussi être prisonnière et donc libérée par simple toucher mais ne peut pas s'emparer du drapeau. Ils peuvent se réfugier dans le camp adverse mais ils perdent alors leurs pouvoirs de capture sur les verts (pour les retrouver, ils doivent aller dans leur camp). Les rouges gagnent si un vert est touché avec le drapeau ou si tous les verts sont en prison. Le joueur : Il ne faut pas oublier que la présence d'un observateur peut être soit un facteur inhibiteur soit un facteur excitateur. En effet, sa présence limite souvent les facultés de concentration et perturbe l'action de peur d'être jugé, d'être vu (pour des spécialistes de sports collectifs cela peu au contraire provoquer l'effet inverse). Toutefois, la présence d'un observateur lors du premier cours est provocatrice d'un changement de comportement qu'il faut prendre en compte (après, l'effet s'atténue car les joueurs en prennent l'habitude ). Un sujet qui joue est un sujet qui se construit. Le débutant A ce niveau nous sommes centrés sur l'objet (drapeau), sur les adversaires directs et nous organisons notre motricité en fonction de l'espace proche et des stratégies individuelles. La stratégie de l'équipe résulte en une somme d'objectifs individuels identiques (sans interaction entre les individus) provoquant des zones de jeu à forte densité sur des espaces restreints. Le débutant reproduit des programmes gagnants sans tenir compte de l'évolution et des réponses de l'équipe adverse. Chez lui, les coordinations interindividuelles ne se développent pas sur un référentiel commun d'interprétation du rapport d'opposition. Ainsi, il a du mal à tramer une base de décisions identiques à celles des partenaires. Enfin, il n'y a pas de prise conscience des autres. Cependant, on voit quelques fois apparaître des communications se rapprochant d'une tactique mais elles sont souvent dues à la présence d'un individu qui se charge du rôle d'entraîneur (souvent un expert). Les caractéristiques d'une équipe de ce niveau sont : régularité des actions, concentration des forces, absences de flexibilité. Le débutant passe d'une observation générale des informations à une observation orientée vers une prise de position avec l'idée de choix. La prise de position porte sur l'aspect technique du moyen utilisé pour recueillir l'information. L'observation d'un jeu par le débutant est caractéristique de son niveau de pratique car il a tendance à être submerger d'informations et finalement il ne retient pas toujours les meilleures. Le but, pour une équipe débutante, n'est pas qu'une personne prenne le drapeau mais de le ramener par des actions collectives construites dans le camp ce qui signifie que devenir prisonnier ne veut pas forcément dire perdre (ça peut en effet faire parti de la stratégie collective).

Catégorie: Etude psycho-pédagogique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

La notion de relation éducative et les positions de l'éducateur
Dans un premier temps, il me semble intéressant de développer brièvement la notion de relation éducative et les différentes fonctions que l’éducateur peut occuper en m’appuyant sur des exemples concrets. Je montrerai par la suite que des outils professionnels et théoriques peuvent aider l’éducateur spécialisé à répondre aux besoins des usagers en évitant de s’enfermer dans une de ces fonctions
Violence et ITEP

La recherche sur laquelle je propose de  travailler est autour d’une situation vécue lors de mon stage en ITEP. L’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique, dans sa définition la plus simple est une école spécialisé accueillant des enfants ayant des troubles du comportement. Cela faisait à peu près un mois et demi que le stage avait débuté, je commençais à prendre mes marques, à connaître les enfants, et eux aussi commençaient à me connaître.

Une des premières impressions spectaculaires que j’ai eu en arrivant, c’était les comportements parfois violents de certains éducateurs. L’équipe éducative avec laquelle je travaillais se composait d’un éducateur spécialisé, mon référent, d’une monitrice éducatrice et d’un éducateur sportif. Les violences constatées venaient essentiellement d’un des éducateur homme. J’entends par violence des comportements que je jugeais impressionnants par la voix, par les coups donnés aux murs, puis par des mouvements brusques vis-à-vis des enfants.

Ces réactions se faisaient en réponses à des provocations de la part de certains enfants, démontrant eux aussi des comportements très violents lors de crises. Beaucoup de ces moments se déroulaient le soir, lorsque les enfants étaient dans leur chambre, en attendant de se coucher. Je regardais le couloir vide dans ces moments, nous pouvions seulement entendre les cris de l’éducateur et de l’enfant en crise. Puis suivaient les cris des autres enfants cherchant le calme, et insultant celui qui échange avec l’éducateur. Le couloir vide prenait une dimension bien étrange. Dans mon imagination, ce couloir et ces cris correspondait tout à fait à l’idée que je me faisais d’un asile…

L’heure du conte

En fouillant dans ma mémoire, en remontant le fil du temps, j'ai des souvenirs, des images et des souffles qui me reviennent à l'annonce du mot conte : Maman, assis sur une chaise, qui nous raconte l'histoire de Cendrillon ; Papa, en se baladant en forêt, qui nous joue "loup, y es-tu ?"; Mes institutrices qui nous emmènent autour du monde avec ce canard qui voulait décrocher la lune. Bon sang, il n'y a que les canards, trop bêtes pour être des adultes, qui peuvent croire qu'on peut décrocher la lune ! Et pourtant, on a grandi avec ces histoires à dormir debout qui nous tenait (r)éveillé. Quand le monde faisait trop de bruit, que les questions se bousculaient à l'entrée (alors qu'à l'intérieur, on n'est pas encore prêts), qu'on avait peur que tout se brise et disparaisse sans raison, alors je partais dans ce monde enchanté où je pouvais avoir le silence (si je voulais), où les questions avaient des réponses (si je voulais), où je pouvais jouer à cache-cache avec mes peurs et mes angoisses. Quelques années plus tard et c'est moi qui raconte les histoires. C'est à mon tour maintenant. En attendant de passer la main le plus tard possible. Car avant moi, c'était mes parents, et avant, mes grands-parents, et avant, encore un avant… Il semble que le conte se perde dans la nuit des temps. Comme il se perd au plus profond de nous, en ce qu'il y a de plus terrible mais aussi de plus merveilleux en nous.

La résilience
Dans le cadre de ma formation, il m’a été demandé de travailler sur un concept. Notre groupe a beaucoup réfléchi sur la question du stigmate, du traumatisme et de ses conséquences ainsi que de l’exclusion. La question de la résilience s’est ensuite posée à savoir si cela n’était qu’un concept ou si une personne traumatisée pouvait devenir résiliente. Il nous a été très difficile de définir ce mot. Et finalement beaucoup connaissait ce concept mais peu arrivaient à le décrire réellement. De plus, depuis plusieurs années, j’entends parler de résilience et c’est un concept qui me questionne beaucoup. J’ai voulu en faisant cet écrit réussir à définir la résilience et à y mettre mes propres mots. Je voulais aussi comprendre comment ce concept est arrivé dans les discours psychologiques alors qu’il ne s’agissait auparavant que de métallurgie.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche