LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Prise en charge des personnes en situation de grande exclusion en CHRS

Prise en charge des personnes en situation de grande exclusion en CHRS Cette étude est partie d’une réflexion et d’un constat suite à mes observations et ma pratique en tant qu’éducateur spécialisé. Ainsi, j’ai tenté d’expliquer comment un accompagnement social spécifique peut être réalisé avec une population de personne en situation de grande exclusion. Cette prise en charge qui nécessite une adaptabilité des travailleurs sociaux vis-à-vis des dispositifs proposés par l’action publique reste donc complexe et exige la mise en place de projets institutionnels et d’établissements réalistes et innovants. Toute les sous population de personnes SDF demandent une spécificité de l’action sociale comme celle des grands exclus qui exige aux éducateurs, animateurs, psychologues etc. d’être au plus proche des attentes et possibilités de ces usagers. Pour réussir ce travail, les associations ou les établissements tel que l’ URAS doivent être composés d’équipes solides et cohérentes vers un projet commun. Grâce à cet équilibre essentiel, l’éducateur peut s’engager vers une action soutenue par l’institution. La difficulté avec des individus qui présentent les symptômes sociaux et psychologiques de la grande exclusion est qu’ils ont un réel besoin de prise en charge sur le long terme induisant des projets individuels souvent modestes loin du format social d’insertion comme le travail ou le lien familial. Nous devons, éducateurs et usagers rester réaliste et diriger notre effort vers un champ des « possibles ». C’est ce que l’ URAS essaye d’accomplir préférant d’ailleurs parler de « reconquête de l’autonomie sociale ».
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Quand l'éducateur se retrouve en position de tiers à l'ASE
Ainsi, mon parcours de formation fut marqué par plusieurs expériences de terrain très enrichissantes. J’ai commencé la première année avec un stage hors champ de l’éducation spécialisée (stage externe), à la Croix-Rouge Française à Marseille. J’intervenais sur trois secteurs : l’accueil familial (distribution de colis alimentaires, vêtements, conseils, orientation), la « petite plume » (espace de jeux, d’éveil, de socialisation pour les jeunes enfants, et en même temps de rencontre pour les parents), et le SAMU Social, en lien avec le 115 et le SAMU Social de la Ville de Marseille. Cette expérience en direct avec la grande précarité, qui mêle à la fois des personnes sans domicile, des travailleurs pauvres, des étrangers en situation irrégulière, des personnes toxicomanes ou alcooliques… a été pour moi une expérience humaine et professionnelle très forte. Mon premier stage spécialisé s’est déroulé en IMPRO, les Chalets (Marseille 14ème) avec des adolescents de 16 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle, en pré-formation professionnelle dans la Restauration cuisine et service. Ce stage a été pour moi l’occasion de découvrir de façon plus approfondie le handicap et tout le travail de formation et d’insertion qui y est réalisé. Pour le second stage spécialisé, j’étais en Maison d’Enfants, la Reynarde (Marseille 11ème) sur un groupe d’adolescents de 12 à 17 ans. Ce travail en internat m’a vraiment permis de prendre conscience de l’importance du quotidien dans l’acte éducatif. Et dans ce quotidien fait de levers, couchers, accompagnements divers, sorties, loisirs… deux dimensions coexistent sans cesse : la routine, avec tous ses rituels, et l’imprévu. Comme le dit J. Rouzel, « il faut laisser une porte ouverte a l’imprévu, à l’insu, à l’inouï (…). Trop souvent nous considérons l’imprévu sur le mode de quelque chose qui dérange »
Co-éducation et « faire ensemble » :Pour un soutien à la Parentalité cohérent.

Au fil des années, la population française s'est transformée. Au fil des années, les inégalités entre les individus se sont creusées... Nous assistons, parfois les bras baissés, à la montée de la solitude, à cette prise de pouvoir de l'individualisme que finalement beaucoup finissent par accepter. Dans un pays où la solidarité se veut être une valeur commune, pourquoi des familles en grande précarité se retrouvent-elles isolées faisant face, seules, à leurs difficultés ? Depuis l’existence du champ de l'éducation spécialisée et du travail social, les professionnels ont vu se modifier, s'accroître leurs cadres d'intervention. Si l'éducation de l’enfance dite inadaptée demeure l'une de ses premières missions, l'éducateur spécialisé doit aussi répondre à de nouveaux besoins exprimés par la population concernée par le secteur social. On parle d'insécurité, de violence ou encore de nouvelle pauvreté...

L’éducateur en accompagnant le jeune à développer ses capacités à faire et à produire pourra amorcer un processus d’estime de soi plus positive.
Une des missions principales de l’éducateur dans ce contexte d’intervention est d’accompagner le jeune à retrouver une place au sein de la société. Pour cela, un projet individualisé va être co-construit avec lui afin de définir entre autre son projet professionnel ou bien scolaire. Très vite, cette question du projet professionnel / scolaire m’a interpellé. En effet, une grande partie des jeunes arrivants sur l’hébergement sont des jeunes en situation de rupture socioprofessionnelle. Pour la plupart, cette rupture est installée dans une certaine temporalité et certains sont mêmes déscolarisés depuis quelques mois voir des années. En échangeant avec les adolescents, je me suis aperçue qu’ils rencontraient des difficultés à se projeter et à s’investir durablement dans leur projet. Je me suis interrogée sur ce constat : pourquoi ces jeunes ont-il tant de difficulté à se mobiliser dans leur projet ? Quel accompagnement en tant qu’éducatrice spécialisée puis-je leur proposer pour favoriser cette émergence ? Afin de mettre en lumière ce questionnement et de mener une intervention éducative au plus juste des besoins du public, je me suis intéressée de plus près au parcours de ces jeunes, à ce qu’ils étaient, à ce qu’ils les caractérisaient.
Le corps, support éducatif pour accompagner le jeune psychotique dans sa relation à autrui

INTRODUCTION GENERALE J’ai effectué mon stage long à responsabilités dans un Institut Médico- Educatif (I.M.E.) grenoblois qui dépend de l’A.F.I.P.A.E.I.M., l’Association Familiale Iséroise des Parents et Amis d’Enfants Infirmes Mentaux. Les I.M.E. sont des structures médico-sociales, créées dans le cadre de la loi de 1975, qui relèvent à la fois du ministère des Affaires sanitaires et sociales et du ministère de l’Education Nationale. Ils accueillent des enfants et adolescents déficients intellectuels, qui peuvent aussi être atteints de divers handicaps moteurs (Infirmes Moteurs Cérébraux) ou d’encéphalopathies graves. Ils fonctionnent soit en externat soit en internat, et leur visée est avant tout pédagogique. Ils disposent par ailleurs d’une section éducative et d’une section professionnelle. L’I.M.E Daudignon est un semi-internat, qui accueille sur deux sections 90 enfants et adolescents déficients intellectuels moyens, autistes, psychotiques et déficitaires graves. A mon arrivée sur le groupe 3 de la Section Education, qui accueille huit jeunes de 12 à 14 ans, j’ai d’emblée été intriguée par certains d’entre eux, dont le comportement particulier me déstabilisait. Ainsi, leur relation à l’autre semblait excessivement perturbée : certains ne pouvaient se détacher de l’adulte et agissaient de manière très agressive et incontrôlée, d’autres au contraire étaient très inhibés, semblant craindre la moindre tentative d’approche. Ils m’ont peu à peu émue, étonnée, j’ai alors voulu mieux les connaître et tenter de comprendre le monde dans lequel ils vivaient. Dans ce mémoire, je m’attacherai donc à retracer ma réflexion éducative concernant ma rencontre avec les jeunes psychotiques. Au fil du temps, j’ai essayé de trouver un moyen pour les approcher, tout en m’inscrivant dans le projet de groupe et, au delà, dans le projet de la section Education. La section éducation vise entre autres, à travers de nombreuses activités, l’expression et l’autonomie des jeunes ainsi qu’un travail relationnel et un travail sur le corps. Quant à l’objectif éducatif majeur du groupe 3, il est d’aider les jeunes à « grandir » : l’éducateur les accompagnera donc au quotidien pour qu’ils se développent à partir de leurs capacités, tout en leur permettant d’acquérir une plus grande confiance en eux. Peu à peu, j’ai ainsi pu comprendre tout l’intérêt des activités médiatrices, comme élément moteur de la prise en charge dans l’établissement. Ma réflexion a commencé à se structurer avec l’observation des jeunes et le partage de moments du quotidien avec eux. J’ai constaté qu’ils expriment leur état intérieur à travers leur corps plus qu’à travers la parole. Cependant, cette expression symptomatique ne permet pas l’échange avec autrui. Je me suis alors demandée comment le corps, que de nombreux auteurs ont mis en évidence comme le premier élément de la relation au monde, pourrait être pour eux un support à la relation. Tout en s’incluant dans le projet éducatif du groupe 3, la mise en place d’un atelier ayant le corps comme support m’a donc semblé pertinente pour inscrire ces jeunes dans une relation d’échange, tout en prenant en compte leurs difficultés d’expression. Pour débuter cette étude, je situerai le cadre de mon action éducative : après avoir présenté de manière générale les psychoses infantiles, je développerai les constats qui m’ont amenée à m’intéresser à un outil éducatif particulier pour accompagner les jeunes psychotiques. Je m’attacherai ensuite à analyser les symptômes que j’ai pu observer, avant d’évoquer l’intérêt du support choisi pour accompagner ces jeunes. Je décrirai dans un deuxième temps la manière dont j’ai construit mon projet d’action éducative et ses caractéristiques, avant de présenter deux jeunes psychotiques qui ont participé à l’atelier. Dans ces études, je tenterai de voir si le support choisi leur a permis ou non de s’ouvrir à autrui et j’émettrai des hypothèses à ce sujet. Pour finir, je questionnerai le rôle de l’éducateur en m’attardant sur les limites et les apports de mon action.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche