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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le corps-objet/corps-sujet

Le corps-objet/corps-sujet

Nous abordons le thème de corps-objet/corps-sujet à partir des phénomènes de violence que nous avons pu repérer chez des personnes suivies dans quatre structures. On peut définir la violence comme étant tout acte verbal et ou physique portant atteinte à l’intégrité physique, psychologique et ou moral de l’individu. Nous allons donc aborder ce sujet à partir d’études faites dans les services suivants ; Un service d’accompagnement et de suite pour personne cérébro-lésées, Un foyer d’accueil d’urgence pour adolescents en rupture sociale, familiale, Un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) accueillant des femmes avec ou sans enfant, victimes de violences, Un service d’Assistance Educative en Milieu Ouvert (AEMO) qui suit des familles avec enfants sous ordonnance judiciaire.

LA NOTION DE CORPS-OBJET/CORPS SUJET DANS LE TRAVAIL EDUCATIF AUPRES DE PERSONNES CEREBRO-LESEES A . PRESENTATION DE LA STRUCTURE 1 . Cadre législatif de la structure Le service d’accompagnement et de suite (S.A.S) « L» a été créé en 1998 suite à la circulaire n°98-13 du 12 janvier 1998 de la DASS permettant aux préfets départementaux l’ouverture de structures pour personnes traumatisées crâniennes. Cette structure est financée par une enveloppe globale versée en 12/12ème par le conseil général. Ce financement permet l’accueil de 20 adultes. Ce service est ouvert tous les jours de l’année hormis les week-ends et jours fériés. Il accueille 20 adultes présentant des séquelles cérébrales entraînées soit par un traumatisme crânien (T.C), soit par un accident cérébro-vasculaire soit par une tumeur cérébrale. Le SAS accueillant donc des personnes adultes handicapées, il est régit par la loi d’orientation du 30 juin 1975. 2 . Les Objectifs de la structure Le projet institutionnel du SAS « L » s’articule autour de six objectifs : · Le soulagement des familles confrontées le plus souvent seule à la réalité de la vie quotidienne du TC, · L’élaboration et la mise en œuvre de projet de vie individualisé tenant compte des handicaps spécifiques mais aussi des centres d’intérêts exprimés et des potentialités repérées, · La recherche de la plus grande autonomie possible dans les actes de la vie quotidienne pour maintenir ou développer l’intégration sociale, · La recherche des conditions favorisant l’épanouissement de la personne, · La mise en œuvre de moyens susceptibles d’éviter un placement dans un établissement, · La préparation progressive à un changement de prise en charge (établissement ou autre). B . L’USAGER RESSENTI EN TEMPS QUE CORPS-OBJET LORS LES SUIVIS EDUCATIFS 1 . Observation dans le travail d’accompagnement Durant les différents accompagnements que je suis amenée à faire, je suis confrontée régulièrement à un discours qui traduit une mise à distance du corps avec le psychisme. En effet, souvent les personnes suivies s’expriment de telle manière qu’elles donnent l’impression que leur corps est détaché, qu’il fonctionne comme une entité à part entière et non comme l’élément complémentaire et non dissociable du psychisme. Ex : « Mes yeux m’envoient des informations mais je ne peux pas analyser ce que je vois, ni le mémoriser ni le comprendre…ça m’épuise ! » « Ma jambe se bloque, elle fait ce qu’elle veut » « Je veux faire bouger mon corps, m’en occuper pour le retrouver. Je veux que mon corps revienne » Ces expressions relatent une mise à distance, voire une séparation entre le corps et le mental de la personne. Dans ce discours, il ne ressort pas un problème de douleur. On peut même avancer qu’il n’y a pas d’affecte qui transparaît dans le comportement verbal. Par contre, le non contrôle, la non-gestion de ce corps par le psychisme place les personnes dans une situation de souffrance non négligeable qui leur rappelle, quand elles prennent du recul, leur état de personne handicapée traumatisée crânienne. Cette souffrance est identifiable par le verbal, d’une part : « ça m’épuise » mais également dans des attitudes corporelles observables lors des suivis. De plus, dans l’accompagnement de la personne traumatisée crânienne, il est souvent difficile pour les personnes de prendre des initiatives, de poser des choix et de s’affirmer en tant que sujet. En effet, il est remarquable lors de notre pratique qu’une proposition faite à l’usager est souvent acceptée. Par contre, quand on leur donne le choix, souvent ils répondent : « comme tu veux ». En conséquence, dans le discours mais également dans les actes observés pendant les accompagnements, nous pouvons avancer ou admettre que l’usager à tendance à se mettre en position d’objet, d’une part vis-à-vis de lui-même mais également vis-à-vis d’autrui et de l’équipe éducative.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Le CHRS, une structure d'insertion

Malgré l’ambition et l’apparente facilité avec lesquelles les projets pédagogiques, d’insertion, d’accompagnement, et autres projets sont théorisés, il n’en reste pas moins que des difficultés d’insertion demeurent. L’insertion dans la vie économique inquiète nombre de jeunes. La complexité d’un système qu’ils ne maîtrisent pas en est le plus souvent la cause, car ce système ne leur ressemble pas. En quittant le mode des formations initiales, les jeunes abordent l’espace du travail comme un univers qui leur est, pour l’essentiel, étranger. Le faible degré de compréhension des rouages de celui-ci ne leur permet pas vraiment de raisonner sur ses dysfonctionnements, ni de suggérer, à partir de leur faible expérience, des solutions pour améliorer la rapidité de leur intégration. Néanmoins ils ont repris à leur compte un certain nombre de discours sur les entraves au développement des emplois, et attendent surtout qu’on les aides à s’orienter dans ce qu’il faut bien appeler, vu de la place qu’ils occupent, le labyrinthe de l’accès au travail.

L'autonomie en SESSAD

Il m’a semblé que pour favoriser la socialisation et l’autonomie dans les gestes de la vie quotidienne, l’éducateur spécialisé peut travailler à faire tiers entre l’enfant et le milieu familial, et mettre en place un travail autour de la séparation ponctuelle du milieu familial, afin de d’offrir à l’enfant une opportunité de plus dans son processus de maturation. Cette analyse m’a permis, d’élaborer un projet d’action éducative en lien avec le projet de service et avec l’ensemble de mes constats et analyses. L’action étant la mise en œuvre d’un mini séjour, qui pourrait me permettre de travailler sur l’ensemble des faits et analyses traités.

Quand l'éducateur se retrouve en position de tiers à l'ASE
Ainsi, mon parcours de formation fut marqué par plusieurs expériences de terrain très enrichissantes. J’ai commencé la première année avec un stage hors champ de l’éducation spécialisée (stage externe), à la Croix-Rouge Française à Marseille. J’intervenais sur trois secteurs : l’accueil familial (distribution de colis alimentaires, vêtements, conseils, orientation), la « petite plume » (espace de jeux, d’éveil, de socialisation pour les jeunes enfants, et en même temps de rencontre pour les parents), et le SAMU Social, en lien avec le 115 et le SAMU Social de la Ville de Marseille. Cette expérience en direct avec la grande précarité, qui mêle à la fois des personnes sans domicile, des travailleurs pauvres, des étrangers en situation irrégulière, des personnes toxicomanes ou alcooliques… a été pour moi une expérience humaine et professionnelle très forte. Mon premier stage spécialisé s’est déroulé en IMPRO, les Chalets (Marseille 14ème) avec des adolescents de 16 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle, en pré-formation professionnelle dans la Restauration cuisine et service. Ce stage a été pour moi l’occasion de découvrir de façon plus approfondie le handicap et tout le travail de formation et d’insertion qui y est réalisé. Pour le second stage spécialisé, j’étais en Maison d’Enfants, la Reynarde (Marseille 11ème) sur un groupe d’adolescents de 12 à 17 ans. Ce travail en internat m’a vraiment permis de prendre conscience de l’importance du quotidien dans l’acte éducatif. Et dans ce quotidien fait de levers, couchers, accompagnements divers, sorties, loisirs… deux dimensions coexistent sans cesse : la routine, avec tous ses rituels, et l’imprévu. Comme le dit J. Rouzel, « il faut laisser une porte ouverte a l’imprévu, à l’insu, à l’inouï (…). Trop souvent nous considérons l’imprévu sur le mode de quelque chose qui dérange »
L’accompagnement éducatif avec les jeunes adultes en errance.
Lors de ma formation d’Educateur spécialisé, j’ai choisi d’effectuer mon stage à responsabilité éducative auprès de jeunes adultes en situation d’errance dans une structure d’accueil de jour. Ma motivation fut de mettre en lien mon précédent stage en Centre d’hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) accueillant des couples de 18 à 30 ans en situation précaire avec l’expérience d’une Permanence d’accueil (ou boutique sociale). D’une prise en charge à « haut seuil d’exigences », c'est-à-dire un accompagnement contractualisé avec la mise en place d’un projet individualisé, je souhaite approfondir une prise en compte à « bas seuil d’exigences », sans contrat et dans une démarche d’accueil inconditionnel qui se situe en amont d’un dispositif d’insertion structuré.

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