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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'accompagnement des jeunes majeurs étrangers isolés

L'accompagnement des jeunes majeurs étrangers isolés

J’ai réalisé mon troisième et dernier stage de formation d’éducateur spécialisé à l’Antenne Educative d’un Foyer de la métropole lilloise. Il s’agit d’un service habilité pour accueillir des jeunes majeurs ou proche de leur majorité (17 ans et demi à 21 ans) relevant de l’ASE ou de la PJJ . Ces jeunes proviennent de leur famille naturelle, d’une famille d’accueil, d’un établissement d’éducation spécialisée ou encore d’un pays étranger. L’Antenne Educative représente un lieu de stabilisation pour les jeunes qui n’ont pas réussi à s’insérer de manière pérenne durant leur parcours antérieur.

Le projet pédagogique de la structure appuie sur trois axes principaux : l’insertion sociale, l’insertion professionnelle et l’accès au logement. Je développerai plus précisément au cours de mon travail la notion d’insertion. Le service se compose d’un service d’internat et d’un service d’appartements. Sur la globalité des jeunes accueillis (vingt), nous comptons douze « jeunes étrangers isolés », soit plus de la moitié de l’effectif. En effet, depuis quelques années, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance prennent en charge de plus en plus d’étrangers entrant sur le territoire français.

Ce mémoire m’a permis de présenter les difficultés observées et rencontrées dans l’accompagnement éducatif et social des jeunes étrangers isolés en attente de régularisation administrative, au sein d’une structure telle que l’Antenne. Je me suis questionné sur le fait que ces jeunes arrivent en France, après un parcours de vie difficile, sont recueillis et protégés par la loi française mais que leur avenir devient incertain lorsqu’ils approchent la majorité. Ainsi, je me suis tourné vers les enjeux de l’accompagnement éducatif et social proposé par l’éducateur spécialisé.

La migration n’est pas sans effets ; beaucoup de ces jeunes ont utilisé des réseaux mafieux pour entrer illégalement en France, mais avec des objectifs bien déterminés (rejoindre de la famille, trouver du travail et gagner de l’argent, s’installer de manière durable). A leur arrivée, ils sont orientés vers des structures d’accueil d’urgence et pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. Par la suite, ils intègrent bien souvent de plus petites unités, répondant plus précisément à leur projet d’intégration et d’installation. J’ai pu remarquer que bien souvent ces jeunes font preuve d’une maturité assez précoce, qui peut être expliquée par le fait qu’ils aient été confrontés rapidement à des conditions de vie difficiles dans leur pays d’origine.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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« Le plus grand bien que nous faisons aux autres hommes n'est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur . » Cette citation de Louis Lavelle, reflète pour moi une partie de notre travail d’éducateur spécialisé auprès des personnes que nous accompagnons au quotidien. A savoir l’importance de révéler la richesse, le potentiel, les compétences de ces personnes. Dans notre métier, il est très fréquent de rencontrer des personnes qui ne s’estiment pas à leur juste valeur. Elles se considèrent le plus souvent incapable de réaliser ou d’entreprendre des actions de leur quotidien. C’est le plus souvent suite à leur parcours (placements, handicap, manque d’amour et/ou de reconnaissance lors de l’enfance, sa place au sein de la famille, dévalorisation permanente…) que cette mauvaise estime de soi apparaît.
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La personne à la rue:attention fragile! L'ES entre ancrage social et repère dans la survie.

Comment je suis passée « de la rue à l’équipe » Mes premiers mois à l’antenne, j’étais vraiment dans l’émotion, l’émulation de la découverte et complètement conquise par cette apparente convivialité si simple, si accueillante des gens de la rue. Je me sentais plus proche d’eux que de l’équipe. D’ailleurs, je me sentais plus extérieure (sentiment d’être étudiante et observatrice, du à la formation toutes les matinées au siège de l’association) que membre à part entière d’une équipe et à ce titre responsable vis à vis de sa position avec les gens de la rue.

Avec du recul, je trouve cette période dangereuse tant pour le néophyte que pour l’équipe. Cette période a également été une période de tension car ma perception des situations étant faussée, je ne comprenais pas toujours les décisions d’équipe. Peu à peu, j’ai perdu mes illusions et mes idéaux (« Il suffit de les aimer pour que tout se débloque ») pour y gagner une attitude plus sereine, une humilité qui reconnaît son impuissance. J’ai notamment compris que protéger ces personnes était inutile. En vivant à la rue, ils ont déjà supporté l’insupportable. Ils peuvent vivre - survivre - sans nous. C’est à eux de faire des choix. De toute façon, il est inutile de les porter à bout de bras : au moindre relâchement de notre part, tout s’effondre. L’équipe et l’expérience m’ont appris à garder du recul par rapport aux évènements (positifs ou négatifs) qui leur arrivent et d’une manière générale, j’ai aujourd’hui plus de méfiance vis à vis de leurs propos et plus de distance vis à vis de leurs émotions.

L'internat pour jeunes sourds : un lieu pour s'entendre ?

C’est tout naturellement que je suis entrée en formation d’éducateur spécialisé. Mes activités d’enfant et d’adolescente, l’éducation que j’ai reçue m’y ont conduite avec évidence. Ma famille m’a transmis une ouverture d’esprit certaine et surtout une grande curiosité du monde qui nous entoure et des gens qui y vivent. De nombreux voyages et des relations multi-culturelles m’ont amenée à appréhender naturellement la différence, à l’accepter et à m’en enrichir. C’est, sans aucun doute, cet aspect de mon éducation qui m’a donné l’envie de m’orienter vers une profession sociale. Le fait d’avoir beaucoup travaillé en colonie de vacances et d’avoir eu l’occasion d’encadrer des enfants atteints de maladies ou de handicaps mentaux (dans le cadre d’une activité équestre) et, de ce fait, de côtoyer des éducateurs spécialisés, m’a fait choisir, plus particulièrement, ce métier. Avant d’entrer à l’IRTESS de Dijon, je m’étais fixé un parcours de formation.

Je souhaitais tout d’abord travailler auprès d’adultes atteints de handicap mental (pour avoir déjà côtoyé des enfants déficients mentaux, je m’interrogeais sur ce que leur proposaient les services médico-sociaux lorsqu’ils devenaient adultes). Ensuite, j’étais attirée par la communauté sourde que je connaissais déjà pour pratiquer la Langue des Signes Française (LSF) en association, depuis plusieurs années. Touchée par la problématique des enfants handicapés en général, et des sourds en particulier, ce n’est pas par hasard que je m’étais fixé comme objectif de travailler dans une institution pour jeunes sourds lors du stage long. Outre ma connaissance de leur langue et de leur communauté, je souhaitais mieux connaître le parcours de vie (et de développement) des personnes sourdes que je ne côtoyais qu’adultes.

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