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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'illusion du père

L'illusion du père

En premier lieu et avant de rentrer dans le « vif » du sujet que traite ce mémoire, je souhaite faire une brève présentation de mon parcours et ce qui m’a amené à vouloir me pencher sur le thème de la fonction paternelle. Tout d’abord, j’ai trente-quatre ans et suis père de deux enfants, un garçon de onze ans et une petite fille de huit ans. Cette paternité précoce m’a long-temps interrogé et m’a souvent renvoyé à mes propres difficultés.

Au fur et à mesure de mon parcours et de mes expériences professionnelles, je me suis aperçu que je véhiculais naturellement ce comportement « paternant », pro-tecteur, quelquefois « surprotecteur ». Au point que cette attitude m’a sou-vent été reprochée dans le cadre de mon travail, dans la proximité qu’elle générait.

Lors de ce travail sur le mémoire, j’ai pu m’apercevoir que ma position entant qu’homme mais aussi en tant que « père » potentiel auprès des jeunes que j’accompagne dans le cadre de l’internat est à réinterroger à chaque ren-contre. D’une part, j’ai pu montrer que l’histoire de l’homme et du père dans la société lui a conféré une place qui a muté dans le temps. Cette histoire ré-sonne en moi car elle est empreinte d’un héritage que je transmets, que j’induis aussi dans ma relation à l’autre. En revanche, même si je crois que la fonction paternelle est symbolique, il me semble que la présence humaine « générale » doit contribuer à alimenter ce symbolique.

L’absence de l’image du père dans certaines familles peut donner l’occasion à certains jeunes, de par ma présence, de resituer la fonction de ce « père-éducateur » dans l’autorité qu’il représente et l’apport de limites structurantes que cela peut permettre. Je crois que beaucoup de jeunes peuvent intégrer ces repères sans pour autant s’approprier la personne de l’éducateur qui les porte et les pro-pose.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Pour débuter notre réflexion sur « fonction » du jeu chez l’enfant, ce au regard de la psychologie clinique, nous examinerons d’abord l’une des toute première observation relatée par écrit et issue de la clinique psychanalytique ; celle effectuée par S.Freud.

Synthèse et limite de notre propos Le temps de la synthèse est maintenant là. Que retenir de notre parcours dans le monde du jeu chez l’enfant ? Nul doute qu’au travers de notre réflexion, il est essentiel de retenir que si jouer (pour l’observateur profane) est une activité des plus banale, et même universelle, pour autant l’engagement psychique est profond. Comme nous avons pu le noter, le jeu de l’enfant s’inscrit avant tout dans la dynamique de son développement psychoaffectif, et ce en lien étroit avec la relation essentielle qu’il vit avec sa mère. Le jeu, dans cette dynamique, participe du dégagement de l’enfant à l’égard des toutes premières identifications. En cela il est une activité humanisante

Pas après pas, en construisant, tu te construis

Construire, créer, est un processus de vie par lequel on s’inscrit dans le monde. On y laisse sa trace, on participe à son existence, on est. J’ai effectué mon stage long en hôpital de jour, rattaché à l’hôpital la Grave, auprès d’enfants dont certains présentent des problématiques psychotiques. Et pour ces enfants, il m’a semblé que le fait même de parvenir à construire et par conséquent à s’inscrire soi dans le monde, revêt une importance particulière, un moyen privilégié de lutter contre la sensation de vide et de perte de soi qui menace. En fait, au cours de ce stage, j’ai noté qu’il y avait dans les activités mises en place par les éducateurs un certain nombre d’ateliers que j’appellerais « de construction ». C’est-à-dire où l’enfant fait naître quelque chose à partir d’un certain matériel, où, selon une demande précise ou pas, il construit un objet. J’ai regroupé sous ce terme le fait de créer quelque chose, mais aussi le processus qui entre en jeu dans la construction : image mentale, nécessité de poser une base, de procéder étape par étape. Certaines activités auxquelles j’ai participées entrent dans cette catégorie (terre, construction d’une ferme, musée, peinture), mais j’ai également choisi de parler des jeux de construction à proprement parler, « Légos », « Duplos », se composant de briques qui vont fournir le cadre, mais aussi de personnages, d’objets pour faire vivre l’intérieur de la maison réalisée. J’ai remarqué que certains enfants s’investissaient particulièrement dans ces constructions. Parfois même, ils semblent éprouver comme un « besoin » de construire et avoir du mal à faire autre chose. Par contre d’autres enfants étaient, au début du moins, dans une attitude de refus par rapport à la construction ou dans l’incapacité de s’y inscrire, de créer, de laisser une trace. Ces derniers sont d’ailleurs les enfants les plus en difficulté sur un plan général…

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