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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les femmes migrantes et le VIH/SIDA

Les femmes migrantes et le VIH/SIDA La séropositivité chez les femmes migrantes multiplie encore les difficultés auxquelles elles sont confrontées et renforce aussi leur précarité sociale et leur solitude. Cela est dû au manque de confiance que les femmes migrantes n’arrivent pas à trouver au sein de la communauté dans laquelle elles vivent. Pour cela, les femmes se tournent plus vers les personnes étrangères à leur environnement c'est-à-dire, vers les associations, les assistantes sociales etc. Ceci reste un appui fondamental dans leur lutte contre la maladie. Le VIH/SIDA reste encore au sein de la communauté migrante une maladie qui stigmatise les personnes atteintes. Dans les discours des femmes interviewées, la perception que les femmes ont du VIH/SIDA est un sentiment de gêne et de honte. Les représentations sociales négatives de la maladie au sein de la communauté ne font que renforcer ce sentiment d’exclusion et de malheur. La séropositivité pousse les femmes à trouver plusieurs stratégies afin de se protéger contre la stigmatisation qui existe au sein de la communauté.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

Comprendre, s'approprier, se projeter - Accompagner l'enfant vers la mise en sens de son accueil en MECS

En effet, en observant les jeunes au quotidien, je me suis rendu compte qu’ils ont du mal à comprendre, pour la plupart, leur situation. Ils disent en effet ne pas accepter la mesure de placement, certains nient les difficultés familiales, adoptent des conduites d’échec, et adhèrent difficilement au projet que nous essayons de mettre en place avec eux. Cependant, au travers de ces manifestations, j’ai aussi repéré des jeunes qui se sentent coupables, qui craignent d’être de nouveaux « abandonnés », qui sont en quête manifeste d’affection et qui semble s’apaiser au sein de la Maison d'Enfants. Ainsi les jeunes se retrouvent souvent en prise avec des sentiments clivés pour essayer de vivre au mieux leur situation qu’ils ne comprennent pas. Plusieurs questionnements sont apparus suite à ces différentes observations : quels sont les causes et les objectifs des séparations parents-enfants dans le cadre d’un placement ? Qu’est ce qui peut contribuer au fait que les jeunes adoptent ce comportement de refus du placement ? Vers quoi l’accompagnement éducatif s’oriente pour amener l’enfant vers la compréhension de la mesure ? Partant de l’observation que le phénomène de « séparation-placement », entraînait chez l’enfant des sentiments ambivalents qui ne lui permettaient pas d’investir le placement, j’ai posé les hypothèses suivantes.

L’accompagnement éducatif tend à permettre au jeune de mettre du sens sur son placement et de se projeter dans une perspective d’avenir. Ma seconde hypothèse est que les outils qui permettent cette mise en sens sont le travail autour de la temporalité, l’écoute, la disponibilité proposé par l’éducateur et le travail engagé auprès de la famille. Afin de vérifier ces hypothèses, je tiens à étayer mon exposé d’exemples tirés de mon expérience et de celles de mes collègues. Je tiens cependant à préciser que la particularité des difficultés parentales, la reconduction des mesures (8 jeunes sur 10 sont accueillis depuis plus de trois ans) m’amène à moduler mes propos et à ne pas les généraliser. En cela il m’importe de préciser que ma réflexion fait principalement état de mes observations auprès des jeunes du groupe 2 de la Maison d'Enfants Verdier et de leurs parents. Dans un premier chapitre, je retrace l’évolution, au cours des siècles, des comportements sociaux à l’égard de la protection de l’enfance avant d’en expliquer le fonctionnement actuel. Je distingue ainsi les mesures de prévention administrative des mesures judiciaires, avant d’aborder le contexte d’un accueil en MECS. J’essaie ensuite de préciser clairement à l’aide d’exemples, quelles sont les difficultés qui ont été repérées dans la cellule familiale et qui ont provoqué une mesure de placement.

L'insertion professionnelle des personnes porteuses de trisomie 21, dans l'ordre des possibles

C’est pourquoi j’ai intègre la formation DUPITH (Diplôme Universitaire des Professionnels de l’Insertion des Travailleurs Handicapés) en Janvier 2003. Au travers de nos expériences au sein du dispositif SFPA, nous aborderons dans ce mémoire, la difficulté à s’insérer professionnellement lorsque que l’on porte un stigmate physique. C’est à partir d’expériences constatées au sein du SFPA que nous avons été amenés à conduire cette démarche de recherche.

En effet, le constat que nous faisons, est que malgré une expérience professionnelle de deux ans en entreprise et l’obtention d’un diplôme du Ministère du Travail aucune des personnes porteuses de trisomie 21, ayant suivies la totalité du cursus de formation sur le dispositif SFPA, n’a été insérée durablement. L’autre aspect est que certaines personnes porteuses de trisomie 21 n’ont pas pu suivre la formation faute d’avoir trouvées des employeurs, cette absence d’employeurs étant directement liées à la perception de ce type de handicap. Pour développer ce travail de mémoire, nous présenterons dans la première partie, l’histoire de l’association et comment le dispositif SFPA s’inscrit dans cette histoire, ensuite nous verrons l’origine du SFPA, son contexte politique ainsi que ses buts et missions.

La juste distance dans la relation éducative

Je présenterai pour commencer ce qui pour moi constitue ma propre posture éducative ou du moins celle vers laquelle je souhaite tendre. Nous traiterons ainsi de l’implication de l’éducateur et de la distinction entre le personnel et le professionnel, d’une vision Rogerienne de la posture éducative, et d’un positionnement clinique de l’éducateur, prenant en compte le sujet dans sa dynamique et dans le cadre de ses ressources interculturelles. Dans une seconde partie nous nous intéresserons aux jeux relationnels qui sont au coeur de la relation éducative.

Nous questionnerons ainsi ce que sont les demandes de la personne et comment l’éducateur doit les prendre en compte. Nous aborderons la question du transfert, des projections et résistances qui s’opèrent dans la relation et analyserons les interactions qui s’y jouent en terme de dons et contre dons.

L'inceste, mieux comprendre, pour mieux intervenir.

Introduction Août 1998, je fais les derniers préparatifs avant de partir en camp d’été, avec quelques garçons de l’établissement et mon collègue de travail. La Directrice de l’époque nous demande de la rejoindre dans son bureau, car un changement doit se faire dans l’effectif des jeunes. En effet, elle nous signifie qu’un garçon de douze ans doit arriver dans quelques heures à la gare. Je lui demande tout naturellement quelques renseignements concernant ce garçon. Ses réponses me font l’effet d’une « douche glacée ». Ce jeune est admis en urgence, car les services de l’A.S.E. ont fait un signalement pour « abus sexuels sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur ledit mineur ». En d’autres termes, cet enfant a été victime d’inceste.

La situation est urgente et ne peut permettre la mise en place du protocole d’accueil habituellement usité. Un silence pesant s’est installé dans le bureau… Indescriptible, personne ne dit mot. Chacun est (peut-être) entrain de chercher ce qu’il va pouvoir dire… Mais que dire, à une victime de l’inceste ? Comment et faut-il aborder le sujet d’emblée ? Qu’allais-je faire avec lui durant ces dix jours de vacances à passer en sa compagnie ? Comment l’aider à « porter » ce poids ?… Je pourrais ainsi lister un répertoire de questions qui m’étaient venues à ce moment là. Mais c’est sur la route et en sa présence que j’ai compris que ce n’était pas tant de savoir quelles actions éducatives étaient à mettre en place qui me posait problème, mais qu’il s’agissait de moi, de ce que je pouvais ressentir face à cette situation. Les images qui venaient à mon esprit étaient insoutenables. Je ne savais pas comment « regarder » cet adolescent. Pour la première fois, je ne savais pas su me situer professionnellement car un « malaise profond » vis à vis de cette situation entravait mon action. Ainsi, ma recherche tentera-t-elle de cerner et de comprendre ce qui est en jeu dans la relation d’aide au public victime de violences sexuelles, avec pour objectif une utilisation de ces données, tant dans ma réflexion que dans ma pratique. De ce fait, mon étude, au delà de l’intérêt sociologique et théorique, met en évidence des enjeux professionnels qui méritent à la fois réflexion et approfondissement. Aussi, mes préoccupations d’ordre professionnelle constitueront-elles les tenants et les aboutissants de ma recherche.

A noter que le travail de théorisation est alimenté à chaque phase de mon travail par des éléments directement liés aux besoins des publics concernés et/ou à mes actions. De plus, ces apports théoriques permettront de « nourrir » des éventuels débats, réflexions, autour des pistes qu’elles suggère, pour une action plus efficace. Mon mémoire de fin d’études, n’est pas le lieu d’une évaluation du travail social, ni celui de plaidoyer ou de polémiquer sur telle ou telle institution, ou telle ou telle profession. Ainsi, tenterais-je à partir de ma propre expérience, d’identifier les raisons pour lesquelles un malaise « trouble et profond » surgi, face à une situation d’inceste. Il ne s’agit pas de savoir, uniquement ce qu’est l’inceste, bien que cela soit nécessaire de manière théorique, mais bien au delà de l’identification de ces situations, tenter de mieux me situer, pour mieux intervenir… Tenter de « balayer » mes a priori, mes préjugés.

Septembre 1986, le livre d’Eva Thomas, « Le viol du silence »·, est publié : témoignage émouvant et poignant d’une femme victime d’inceste à l’âge de quinze ans. Apporté par une victime, ce témoignage met à nu du ressenti et non une approche théorique à distance. Pour la première fois en France, le voile du silence est levé sur un sujet aussi tabou, les valeurs fondamentales sociales ébranlées et les discours forcément passionnels. Personne n’est indifférent, choqué, outré, curieux, compatissant, ce « séisme » provoque une résonance en chacun de nous. L’été 1988, meurtrier, on se souvient des enfants retrouvés assassinés après avoir été violés, n’a fait qu’amplifier cette prise de conscience collective et médiatique des dangers encourus par les enfants. En mars 1989, l’émission télévisée « Médiations », de François De Closets, est consacrée au thème de l’inceste, une première : de nombreuses femmes témoignent et livrent leur vérité au grand public, choqué, mais parfois incrédule, doutant d’une réalité insupportable. 

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