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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

DTPR "Les initiatives citoyennes" en MECS

DTPR La réflexion qui m’a amené à vouloir établir un réseau de partenaires autour « d’actions citoyennes durant lesquelles les jeunes seraient acteurs », a cheminé longtemps dans mon esprit, mais c’est au début de ma troisième année d’apprentissage que le déclic est survenu. Pour l’anecdote, ce déclic a eu lieu lorsque, pour le suivi d’un jeune, je suis allé à la mairie de Meudon. Alors que je patientais dans le hall de celle-ci, j’ai surpris la conversation de trois mères de familles. Ces quadragénaires étaient choquées et exaspérées du comportement des jeunes accueillis au sein du Village Educatif Saint-Philippe, dans lequel se trouve la Maison d’Enfants à Caractère Sociale « Le Hameau » où je travaille. La crainte que ces mères éprouvaient pour leurs adolescents, m’a définitivement convaincu qu’il fallait que les jeunes de Saint Philippe cassent les préjugés et qu’en parallèle le village éducatif s’ouvre au reste des Meudonnais.

En guise de conclusion, je dirais que je trouve très intéressant le fait que pour obtenir le Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé, nous sommes invités à expérimenter ce qu’est la réalité du travail en partenariat et réseau. En effet, la démarche de construire un réseau nécessite de s’ouvrir à d’autres partenaires, qui par leur personnalité et leur philosophie font évolués nos structures et notre propre posture professionnelle. En ce qui me concerne j’ai pu apprendre beaucoup, des personnes avec lesquelles j’ai été en contact, par rapport à leurs missions mais aussi ce qu’est la réalité du travail dans le domaine de l’exclusion.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

L'ordonnance du 2 février 1945

Rompant avec le système juridique prévalant sous l’ancien régime, qui ne faisait aucune différence entre les adultes et les enfants concernant la responsabilité pénale, le Code Pénal de 1810 fixa la majorité pénale à 16 ans. Le juge chargé d’une affaire mettant en cause un mineur de moins de 16 ans se fondait alors sur le critère de discernement. S’il était établi que le mineur avait agi sans discernement, le juge prononçait un acquittement, mais le mineur devait être éloigné de la société et faisait l’objet d’un placement en maison de correction où il bénéficiait de mesures éducatives, pour une durée, qui ne pouvait aller au-delà de son vingtième anniversaire. En revanche, si le juge estimait que le mineur avait agi en pleine connaissance de cause, il bénéficiait d’une atténuation de peine, mais devait effectuer celle-ci dans les conditions de droit commun. Ce système fut critiqué car il favorisait la promiscuité et ne prenait pas suffisamment en compte les spécificités de la délinquance juvénile par rapport à la criminalité en général. Pour remédier à cette insuffisance, la loi du 5 avril 1850 instaura alors les colonies pénitentiaires de jeunes détenus, accueillant tous les mineurs délinquants quel qu’ait été leur niveau de discernement. Une loi du 12 avril 1906 porta la majorité pénale à 18 ans.

Partenariat et réseau dans un IME
Il convient dans un premier temps de différencier le réseau du partenariat. En effet, le réseau permet un travail de collaboration basé sur une volonté et des échanges plutôt informels. C’est un « ensemble de flux d’échanges matériels ou relationnels » . Le réseau se caractérise par des relations horizontales sans qu’un des acteurs n’occupe une place centrale. Quant au partenariat, il s’appuie fortement sur une forme définie et formalisée tel qu’un contrat ou une convention, parfois de façon tacite. Selon Fabrice Dhume, le partenariat est « une méthode d’action coopérative fondée sur un engagement libre, mutuel et contractuel d’acteurs différents mais égaux, qui constituent un acteur collectif dans la perspective d’un changement des modalités de l’action , -faire autrement ou faire mieux- sur un objet commun- de par sa complexité et/ou le fait qu’il transcende le cadre d’action de chacun des acteurs- et élaborent à cette fin un cadre d’action adapté au projet qui les rassemble, pour agir ensemble à partir de ce cadre. »
La parole face à la violence
Pour définir le terme violence j’ai retenu les définitions de J. BERGERET et H. GARAT parce qu’elles ont été révélatrices pour moi. Auparavant, je prenais la violence comme souvent gratuite, en réponse à une provocation ou pour se confronter à l’autre. Aujourd’hui je me rends compte qu’elle a un sens, une symbolique, peut être en lien avec une souffrance, une difficulté d’expression verbale… C’est pourquoi je pense que la violence verbale et physique des jeunes en Mecs est une force de vie qui s’exprime en réponse au cadre que l’éducateur tente de mettre en place et qui représente une menace pour le jeune. La parole est quand à elle, non seulement un moyen de communiquer, d’échanger, mais offre également la possibilité d’exprimer et de verbaliser des ressentis, des pensées, d’expliquer des comportements. Ce qui lui donne sa valeur, c’est le sens qu’on lui donne, elle permet aux jeunes d’accéder à la symbolisation de leurs actes. Il est important que les jeunes puissent mentaliser leurs actes (violences physiques et verbales), pour réfléchir, s’interroger intérieurement, tenter de comprendre la cause de leur mal être et les conséquences de leurs comportements. La place de l’adulte est importante. L’éducateur doit instaurer des espaces de communication afin que les jeunes puissent exprimer leurs maux par des mots et surtout leurs permettre de donner du sens. Ce n’est que par le sens qu’on lui donne, que la parole a une valeur essentielle de contrôle des pulsions, de la violence, permettant ainsi l’accès à la socialisation.
Le quotidien comme repère structurant
Tout individu est confronté dans la vie à la réalité de son quotidien. L’éducateur, lui, se doit de gérer le quotidien d’une pluralité de personnes dont il a la charge ; il est donc amené à réfléchir sur la façon dont il va utiliser ce quotidien, afin d’en faire un outil professionnel efficient. En effet, son rôle va être de s’appuyer sur ce quotidien pour pouvoir apporter au public qu’il accompagne l’ensemble des repères qui vont lui permettre de se structurer psychiquement. Si l’on s’intéresse à la signification de ce mot « quotidien », le dictionnaire le Petit Robert en donne une définition tout à fait générale comprise et acceptée de tous : « ce qui appartient à tous les jours ».

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