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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La bonne distance éducative

La bonne distance éducative Au travers des situations que j’ai rencontrées lors de mes diverses expériences, je fais le constat que l’éducateur intervient professionnellement auprès de personnes qui lui sont confiées en raison de leur fragilité. Cette fragilité est à la fois la cause et l’effet de nombreuses difficultés, habituellement répertoriées dans le champ éducatif. L’éducateur n’existe donc qu’en fonction du besoin et de la demande du sujet en souffrance, relayés par la société et ses institutions. Pour que se créer un lien entre l’autre et soi, il faut que l’éducateur s’engage dans la proximité affective jusqu’à prendre le risque parfois du transfert. Alors, je pense que pour instaurer une relation éducative dans une juste distance, la question du tiers devient inévitable.

Au travers des situations vécues dans mon accompagnement éducatifs auprès de Marie et Margot, j’ai pris conscience que peu importe les situations rencontrées dans la relation éducative, il s’agit d’y mettre de la part de soi. En effet, quel que soit le public accueilli, l’éducateur s’investit dans cette relation à travers le quotidien et des activités qui constituent autant de médiations, pour permettre à d’autres de construire au jour le jour leur propre vie en assumant et en dépassant, quand c’est possible, leurs difficultés premières quelles qu’elles soient : handicap physique, moteur ou sensoriel, psychique ou mental, social ou relationnel.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Projet d'Action Educative : Laura

Dans le cadre de ma formation d’éducatrice spécialisée, il m’est demandé de réaliser sur mon lieu de stage un Projet d’Action Educative. Il va être pour moi l’occasion d’analyser les objectifs et les missions de l’institution, de m’engager dans une démarche méthodologique pour mettre en place ce projet, de m’investir dans une relation structurante pour la personne prise en charge et d’évaluer cet accompagnement. Je vous invite donc à me suivre dans mon cheminement et à faire la rencontre de Laura, la petite fille que j’ai accompagnée lors de ce travail.

Le lien social et l’exclusion
La formule de la fracture sociale, porteuse politiquement, ne s'embarrasse pas de définition. Or, il faut se méfier des effets de mode, des pièges de l'exclusion et des risques de confusion dans l'emploi des termes de pauvreté et d'exclusion et donc de lien social. Cependant, même si l'histoire montre que, de tout temps, des situations de pauvreté et d'exclusion ont existé, leur présence aujourd'hui, dans les sociétés d’abondance, oblige à comprendre les chemins qui conduisent à ces situations. Comprendre, c'est cerner, au-delà des situations particulières et individuelles, les parcours que R. CASTEL, nomme "désaffiliation" ou S. PAUGAM "disqualification", ou encore selon Y. DE GAULEJAC et I. TABOADA "désinsertion ‘’. Il faut donc dépasser les simples constats qui caractérisent les vécus et retracer les chemins qui conduisent à l'exclusion, c'est-à-dire à la rupture de filiation, de qualification, d’insertion.
DPP : Élaboration d’une démarche d’accueil
Dans cet espace dispersé et hétérogène, je ne savais quelle place j'allais prendre, laquelle on allait me laisser et quelle posture j'allais adopter. J'ai eu du mal au départ, à comprendre le sens pour moi à être là, puisque je n'identifiais pas clairement la fonction de l'éducateur en ce lieu. Pour donner du sens à mon travail et réaliser les missions qui me revenaient j'ai alors du élaborer une démarche professionnelle et éthique d'accueil, autour de ces questions: Qu'est-ce qu'accueillir et qu'est-ce qui fait de moi une professionnelle effectivement « accueillante »? Pourquoi est-ce important, sinon nécessaire, d’accueillir la personne que j’entends accompagner? En quoi cela permet-il de créer un terrain propice à la relation éducative?
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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