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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

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D’une manière générale, la vie sexuelle et affective des personnes présentant une déficience intellectuelle paraît être questionnante, inquiétante, un souci nécessitant une réflexion tant pour les parents que pour les professionnels. Longtemps occultée, ignorée, cette vie affective et sexuelle était inexistante, non envisageable, impossible, inconcevable dans l’esprit des parents, de la société, des professionnels. Aujourd’hui, malgré quelques grandes avancées comme la reconnaissance de la personne présentant une déficience intellectuelle comme personne, sujet de droits donc autorisée à vivre dans des conditions les plus naturelles possible, nous pouvons tout de même faire le constat suivant : La révolution des mentalités au niveau de la sexualité des personnes déficientes intellectuelles s’est arrêtée aux portes de certains établissements spécialisés et celles de la maison des parents. Pourtant, la loi de 1975 et sa réforme prône pour les personnes déficientes intellectuelles le droit de vivre le plus naturellement, de la façon la plus proche possible des conditions de vie normales. Cependant, il faut constater que si les savoirs leur sont fournis, il n’en est pas toujours de même des savoirs être et des savoir-faire, notamment en ce qui concerne leur sexualité et leur affectivité. La sexualité des personnes déficientes intellectuelles est souvent un sujet tabou, rarement abordé par les établissements spécialisés ou les parents. Il a fallu, par exemple, attendre la circulaire ministérielle du 10 décembre 1996 pour qu’une politique de prévention du V.I.H soit développer alors que cela faisait déjà 12 ans que l’on parlait du SIDA, notamment à l’école.

INTRODUCTION 5 Première partie : Faisons connaissance avec une association, un établissement et trois adolescentes déficientes intellectuelles qui (se) posent (des) questions en adéquation avec leur âge 8 I- Une politique, un lieu, des adolescentes et des bribes de leurs histoires de vie 9 1.1- Une association : les Papillons Blancs de Lille 9 1.2- Un établissement : l’Institut Médico Professionnel C V 11 1.2.1- Historique sur la création de l’I.M Pro 11 1.2.2- Des projets 12 1.2.3- Des groupes en fonction de l’âge et des besoins des adolescentes 13 1.3- Un public : des adolescentes avec une déficience intellectuelle légère ou moyenne 15 1.4- Des tranches de vie 16 1.4.1- Ludivine 17 1.4.2- Linda 19 1.4.3- Hayat 21 1.5- Des actions menées 25 1.5.1- Apports «théoriques » 25 1.5.2- Sorties à thème 27 1.5.3- «Rencontre du troisième (... sexe...) type» 28 1.5.4- Se servir de toutes les occasions pour parler de sexualité 29 Deuxième partie : Les représentations de la sexualité des adolescentes déficientes intellectuelles par leur entourage et l’incidence de celles-ci sur leur vie de tous les jours 35 II- L’adolescent déficient intellectuel et la sexualité ? ... Un adolescent, avant tout, avec ses besoins, sa maturation et ses désirs malgré ce que l’on imagine ! 36 2.1- La déficience intellectuelle 36 2.1.1- La déficience intellectuelle d’hier... 37 2.1.2- ... à aujourd’hui 39 2.2- Adolescence et puberté 42 2.2.1- Les modifications corporelles chez les adolescents 43 2.2.2- L’effervescence psychologique caractérisant cette période 44 2.2.3- Adolescence, puberté, sexualité et déficience intellectuelle 46 2.3- Sexualité, génitalité, affectivité de (tous les) adolescents 48 2.3.1- La sexualité, c’est quoi ? 48 2.3.2- Les différents types de comportements 49 2.3.3- Qu’en est-il de la vie affective des adolescents déficients intellectuels ? 51 2.4- Les représentations sur la sexualité des personnes déficientes intellectuelles 52 2.4.1- Les représentations que les parents se font de la sexualité de leur enfant déficient intellectuel 53 2.4.2- Les représentations sociales des éducateurs quant à la sexualité de la population qu’ils accompagnent 55 2.4.3- Les représentations que les adolescentes ont de leur propre sexualité 56 2.5- Une certaine considération de la personne déficiente intellectuelle : Une personne d’abord ! 57 2.5.1- Aplanir les différences ou la théorie de la normalisation 57 2.5.2- Reconnu par et dans la société : la valorisation des rôles sociaux 58 2.5.3- Réflexion autour de la qualité de vie 58 2.5.4- De l’apartheid à.… l’intégration : la loi de 1975 59 2.5.5- La promotion de la santé 59 Troisième partie : Que proposer aux adolescentes, leur parent pour que leur sexualité ne soit plus un sujet douloureux, tabou, fantasmatique ? 61 III- Perspectives d’actions, réflexion et apports 62 3.1- Qu’envisager pour que la sexualité ne soit plus un sujet tabou ? 64 3.1.1- (in)formations 64 3.1.1.1- « Parlez moi d’amour … » ou l’éducation sexuelle pour adolescentes déficientes intellectuelles 65 3.1.1.2- Un éducateur au clair avec LA sexualité 67 3.1.1.3- Une direction qui se positionne 69 3.1.1.4- Exemple d’un programme d’éducation sexuelle 70 3.1.1.5- La participation des parents 73 3.1.2- Et si on envisageait la mixité ? 75 3.2- Réfléchir au positionnement à adopter au quotidien pour un accompagnement de qualité 78 CONCLUSION 80 BIBLIOGRAPHIE 81

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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La valorisation : un premier pas vers l'estime de soi
« Le plus grand bien que nous faisons aux autres hommes n'est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur . » Cette citation de Louis Lavelle, reflète pour moi une partie de notre travail d’éducateur spécialisé auprès des personnes que nous accompagnons au quotidien. A savoir l’importance de révéler la richesse, le potentiel, les compétences de ces personnes. Dans notre métier, il est très fréquent de rencontrer des personnes qui ne s’estiment pas à leur juste valeur. Elles se considèrent le plus souvent incapable de réaliser ou d’entreprendre des actions de leur quotidien. C’est le plus souvent suite à leur parcours (placements, handicap, manque d’amour et/ou de reconnaissance lors de l’enfance, sa place au sein de la famille, dévalorisation permanente…) que cette mauvaise estime de soi apparaît.
Quand l'éducateur se retrouve en position de tiers à l'ASE
Ainsi, mon parcours de formation fut marqué par plusieurs expériences de terrain très enrichissantes. J’ai commencé la première année avec un stage hors champ de l’éducation spécialisée (stage externe), à la Croix-Rouge Française à Marseille. J’intervenais sur trois secteurs : l’accueil familial (distribution de colis alimentaires, vêtements, conseils, orientation), la « petite plume » (espace de jeux, d’éveil, de socialisation pour les jeunes enfants, et en même temps de rencontre pour les parents), et le SAMU Social, en lien avec le 115 et le SAMU Social de la Ville de Marseille. Cette expérience en direct avec la grande précarité, qui mêle à la fois des personnes sans domicile, des travailleurs pauvres, des étrangers en situation irrégulière, des personnes toxicomanes ou alcooliques… a été pour moi une expérience humaine et professionnelle très forte. Mon premier stage spécialisé s’est déroulé en IMPRO, les Chalets (Marseille 14ème) avec des adolescents de 16 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle, en pré-formation professionnelle dans la Restauration cuisine et service. Ce stage a été pour moi l’occasion de découvrir de façon plus approfondie le handicap et tout le travail de formation et d’insertion qui y est réalisé. Pour le second stage spécialisé, j’étais en Maison d’Enfants, la Reynarde (Marseille 11ème) sur un groupe d’adolescents de 12 à 17 ans. Ce travail en internat m’a vraiment permis de prendre conscience de l’importance du quotidien dans l’acte éducatif. Et dans ce quotidien fait de levers, couchers, accompagnements divers, sorties, loisirs… deux dimensions coexistent sans cesse : la routine, avec tous ses rituels, et l’imprévu. Comme le dit J. Rouzel, « il faut laisser une porte ouverte a l’imprévu, à l’insu, à l’inouï (…). Trop souvent nous considérons l’imprévu sur le mode de quelque chose qui dérange »
Du bien-être face à l’inexorable

Ma formation de trois années touche à sa fin. J’ai alterné les cours à l’école et les stages pratiques dans des établissements sociaux et médico-sociaux. Il me reste aujourd’hui à construire ce mémoire, pierre de théorie après pierre d’observation après pierre de pratique qui ont étayé ma réflexion. Au cours de ces trois ans j’ai eu la chance d’oeuvrer dans les trois champs de l’éducation spécialisée. J’ai ainsi pu, lors de mes stages courts, accompagner des pré-adolescentes dans une Maison d’Enfants à Caractère Social et des usagers en situation de grande précarité dans un Accueil de Jour. J’ai réalisé mon stage long dans un Foyer d’Accueil Médicalisé dont les résidents sont atteints d’une pathologie psychiatrique.

Cette diversité de champs dans ma formation m’a donc fait connaître des publics différents, avec des attentes différentes et de équipes pluri professionnelles variées. J’ai toujours été accompagné par des professionnels soucieux de me transmettre leurs savoirs. Ils ont aussi toujours répondu à mes interrogations. Ainsi dans le quotidien mon positionnement et ma posture s’en sont trouvés facilités.

Je vais m’appuyer pour ce mémoire sur mon l’expérience acquise au cours de mon stage long dans le Foyer d’Accueil Médicalisé car c’est là que j’ai rencontré Michel. « Les Foyers d’Accueil Médicalisés (FAM) ont pour mission d’accueillir des personnes handicapées physiques, mentales […]. L'état de dépendance totale ou partielle des personnes accueillies en FAM les rend inaptes à toute activité professionnelle et nécessite l’assistance d’une tierce personne pour effectuer la plupart des actes essentiels de la vie courante ainsi qu’une surveillance médicale et des soins constants. Il s’agit donc à la fois de structures occupationnelles et de structures de soins ».

Stigmatisation et Handicap

J’ai choisi de porter un regard sur la question de la stigmatisation des personnes en situation de handicap en Guadeloupe dans le milieu professionnel ordinaire il s’agit pour moi :

  • D’une part, de tenter de trouver des réponses cohérentes aux comportements et regards discriminatoires que l’on porte aux personnes en situation de handicap en général et plus particulièrement dans le milieu professionnel ordinaire.
  • D’autre part, de comprendre les raisons qui font que la personne en situation de handicap suscite diversement des sentiments de répulsion, de crainte, voire d’hostilité ; comme si elle violait les valeurs dominantes.

On peut dès lors se demander :

  • Pourquoi ces personnes ne sont pas considérées sur leur lieu de travail ?
  • En quoi leur situation de handicap suscite autant d’appréhension ?

C’est une occasion qui m’est offerte de concevoir un écrit qui visera à transformer les mentalités ainsi que la vision que l’on porte sur le handicap ce qui peut constituer un frein à leur insertion professionnelle.

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