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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Partenariat et réseau

Partenariat et réseau J’ai réalisé ce dossier sur le travail en partenariat et en réseau, en m’appuyant sur des situations vécues lors de mon stage de première année de formation d’éducateur spécialisé. Celui-ci a duré environ quatre mois et s’est effectué dans un lieu de vie agréé par le Conseil Général. Il a été créé en 2007, et fait partie d’une association fondée en 2006. C’est une association régie par la loi de 1901, elle est à but non lucratif. Son but est de « favoriser l’autonomie, l’intégration sociale et professionnelle de tout être humain par l’éducation, la formation professionnelle et la réadaptation à travers des activités manuelles, culturelles et sportives » .

Je peux dire que ce stage m’a beaucoup appris sur le fonctionnement d’un lieu de vie, sur le métier d’éducateur spécialisé, et sur le travail en partenariat et en réseau. J’ai pu me renseigner et lire tous les documents rendus obligatoire par la loi 2002-02, intervenir auprès des partenaires et des réseaux, et créer une relation avec adolescents accueillis et l’éducateur du lieu de vie. L’élaboration de ce dossier m’a permis de comprendre les avantages et la nécessité d’un partenariat dans le travail social. Il permet aux différents acteurs d’apprendre à se connaître, et ainsi de comprendre les différents rôles de chacun dans la réalisation d’un projet commun. Le fait de pouvoir confronter ses idées, de proposer des solutions différentes avec des partenaires qui ont une culture professionnelle autre que la nôtre, est un enrichissement pour la construction de sa propre identité professionnelle. La collaboration dans le partenariat, assure à l’usager un accompagnement cohérent. Un accompagnement cohérent, la connaissance du rôle de l’autre et la diversité des compétences sont des enjeux du partenariat qui visent l’amélioration de la prise en charge de l’usager.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Partenariat et réseau dans un foyer de vie
La notion de partenariat est très présente dans le secteur du social tout comme celle de réseau bien que plus récente. L'idée de « travailler ensemble » semble s'imposer comme nouvelle référence pour les travailleurs sociaux. Mais cette idée n'est cependant pas totalement nouvelle. Ce sont les termes de partenariat et réseau qui traduisent l'évolution des politiques sociales. Ils permettent d'exprimer le besoin de ne pas travailler seul face à des situations parfois complexes mais d'unir les compétences et les ressources. L'idée de partenariat et de réseau sous entend une réorganisation du travail visant à « essayer d'aller plus loin que là où on aurait pu aller seul » et tenter de faire mieux en faisant autrement.
Partenariat entre une équipe éducative et les délégués de tutelle
Ce dossier est présenté dans le cadre de la certification du Domaine 4 « Implication dans les dynamiques partenariales, institutionnelles et interinstitutionnelles ». Il présente les modalités du travail en partenariat entre les acteurs du social (les éducateurs) et ceux intervenant dans le champ du judiciaire (les mandataires judiciaires des majeurs protégés) au sein d'un établissement accueillant des personnes en situation de handicap mental pour lesquelles une mesure de protection juridique a été prononcée par le Juge des Tutelles. C'est le magistrat qui désigne la personne ou le service habilité à exercer la mesure. La question que je me suis posée au départ était de savoir comment deux acteurs qui ne se sont pas choisis, issus de champs professionnels différents, parviennent à devenir partenaires pour servir le projet des personnes. Le partenariat repose sur une dynamique construite à partir d'une ambivalence : il est à la fois synonyme de séparation des missions, des tâches et contribution des acteurs pour dépasser leurs différences au service d'objectifs communs.
Dossier notions et concepts: l'errance
« Errer » vient du latin « errare » qui veut dire « s’écarter, s’éloigner de la vérité », mais aussi « aller ça et là à l’aventure », « faire fausse route, s’égarer ». J’effectue mon stage de première année dans un CHRS proposant une prise en charge de type « stabilisation », accueillant des hommes de plus de 40 ans. Je m’intéresse au concept « d’errance » car ce terme tend, de plus en plus, à désigner les hommes accueillis dans la structure où je suis en stage. Existe t-il plusieurs types d’errance ? Comment la reconnaître ? Comment est t-elle vécue par les personnes dites « en errance » ? Comment en tant que travailleur social, nous pouvons la prendre en compte dans notre pratique professionnelle ? Après avoir retranscrit diverses définitions de l’errance; je souhaite approfondir cette notion auprès d’une population particulière : les hommes de plus de 40 ans, en errance depuis plusieurs années.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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