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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dossier : les IMC (Infirme Moteur Cérébral)

Dossier :  les IMC (Infirme Moteur Cérébral) Les enfants atteints dans leur corps souffrent tous d’une profonde blessure narcissique, qu’il s’agisse de troubles de la motricité, de paralysie, de n’importe quelle maladie grave ou même d’une disgrâce physique. L’enfant se sent différent, il a souvent une image très négative de lui-même. Une image dévalorisante que les autres s’empressent d’ailleurs de lui renvoyer sans même y penser. En effet, Erving Goffman, à travers son livre Stigmate, exprime qu’un individu présente un stigmate lorsqu’il possède un attribut qui jette le discrédit, le disqualifie lors de ses interactions avec autrui et l’empêche d’être accepté pleinement par la société. Cet attribut constitue un écart par rapport aux attentes normatives des autres à propos de son identité.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Faut-il sanctionner pour éduquer?
Mes diverses expériences professionnelles en tant qu’éducatrice spécialisée m’ont permises de rencontrer des publics d’âge, de sexe, de personnalité et de problématique diverses. Au sein des différents établissements accueillant un jeune public, j’ai pu accompagner des enfants et des adolescents en devenir et avoir la possibilité de partager des connaissances, des valeurs, des règles de conduite qui, je l’espère, contribueront à les socialiser, c’est-à-dire les aider à s’intégrer, s’adapter et évoluer harmonieusement dans notre société.
Cependant, intérioriser des normes n’est pas chose agréable et aisée. Tout comme Rome ne s’est pas construite en un jour, je me suis aperçue que la transmission de règles n’appelle pas l’assimilation immédiate de ces dernières, même avec la meilleure volonté du monde. Alors que je m’évertuais au quotidien à expliquer, imposer, rappeler des règles de la vie en communauté, les enfants me renvoyaient souvent les interrogations suivantes : pour quelles raisons faudrait-il se contraindre à un modèle de conduite imposé par d’autres, ce qui, de toute évidence, nous restreint dans notre liberté d’agir? N’est-il pas plus plaisant de n’écouter que ses désirs et de les satisfaire loin de toutes ces limites ? Après tout, en quoi est-ce si grave ?
L’enfant et l’adolescent sont confrontés à ce questionnement des limites. A l’idée d’une frustration trop pénible à supporter, ils peuvent faire le choix de s’affranchir de toute exigence et finalement transgresser les règles pour parvenir à leurs fins.
L’éducateur, face à ces écarts de conduite, se retrouve englué dans une préoccupation répétitive auquelle j’ai moi-même été confrontée. Je sais qu’il y a eu transgression et qu’il faut que je réagisse, mais comment ? S’offre alors une succession de choix dont l’un, qui semble faire le plus d’effet et marquer les esprits. Celui-ci est appelé la sanction. La sanction est souvent l’outil choisi par l’éducateur pour signifier à l’Autre qu’il est allé trop loin dans ses actes. Ce qui m’amène à m’enquérir de son bien-fondé : faut-il sanctionner pour éduquer ? Et sur un plan personnel, pourquoi m’est-il difficile d’avoir recours à cet outil ?
2 Analyses de la pratique : A table ; un atelier informatique
Tout le monde prend place autour de la table, Gaston s'installe en face de moi. Le repas a débuté depuis environ cinq minutes et chacun a déjà terminé son hors d'œuvre. Gaston commence son plat de résistance (il s'agit d'un plat en sauce). Il s'aide de la main pour pousser les aliments sur sa fourchette. Lorsque je remarque cela, j'interviens en lui disant : « Gaston, tu ferais mieux d'utiliser ton couteau plutôt que ta main pour pousser les aliments sur ta fourchette » ! Il garde la tête baissé sur son assiette, imperturbable, et continue son repas de la même manière. Je lui réitère alors ma demande en haussant d'avantage le ton : « Gaston, tu as entendu ce que je viens de te dire ? Utilise ton couteau plutôt que ta main pour manger s'il te plaît » ! A ce moment-là, il marque une pause, essuie le bout de ses doigts dans une serviette en papier, lève la tête, plisse le front en fronçant les sourcils, regarde autour de lui les autres jeunes qui sont attablés en tournant rapidement la tête de gauche à droite puis, saisi un morceau de pain et l'utilise pour pousser les aliments sur sa fourchette.
DPP : Problématique d’une personne SDF
A travers l’écriture de ce Dossier de Pratiques Professionnelles, je me suis interrogée sur la problématique SDF, et surtout sur ma pratique professionnelle que j’ai choisis d’adapter lors de mon accompagnement. Par la recherche théorique, j’ai appris beaucoup de choses que je ne savais pas sur le public SDF, comme la présence de deux types de personnes sans abris, la compréhension d’un auteur qui nous explique à quel point vivre de la rue est destructeur pour un homme.
J’ai appris que l’estime du corps est un point de repère dans le quotidien d’une personne, dans son suivi éducatif.La problématique du logement reste un point majeur. En effet, entreprendre des demandes de logement lorsque nous avons vécu 2 ans dans la rue, semble très impressionnant, et peut faire peur. En effet, dans la rue il y’a du bruit, du passage le SDF n’est jamais seule même s’il ne connait pas les personnes autour de lui. La présence de ces citoyens le rassure.
La contenance d’un cadre
J’ai pu remarquer au cours de ce stage que ces jeunes s’expriment souvent par des actes violents et agressifs envers eux-mêmes et envers les autres. Selon l’équipe pluridisciplinaire ces jeunes exprimeraient une souffrance intérieure, un mal être qu’ils n’arriveraient pas à exprimer par la parole, ils seraient en mal de repères, dans l’incapacité de maîtriser, de comprendre des comportements qui pourtant leur appartiennent. Tout au long de mon stage, les situations de ces enfants m’auront montré un phénomène constant de répétition dans leurs actes au quotidien. Des répétitions qu’il fallait essayer de décoder et de comprendre pour les accompagner. N’étaient-elles pas pour certaines, le résultat de possibles traumatismes, de carences affectives et éducatives, d’échecs successifs, dans leur jeune existence?

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