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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Comment être mère lorsque l'on est accueillie en CHRS?

Comment être mère lorsque l'on est accueillie en CHRS?

Ce remplacement au sein de la protection de l’enfance a contribué fortement à la base de mon questionnement de ce mémoire de fin d’étude. Lors de cet accompagnement quotidien d’enfants en difficultés sociales et familiales, il m’arrivait ponctuellement de rencontrer les familles. Toutefois, avec le recul, j’ai parfois l’impression que je n’ai pas assez travaillée avec celles-ci, de ne pas avoir pris en compte la totalité du système familial. Je considère que le travail que j’effectuais à cette période était incomplet. Comment permettre à un enfant victime de négligence, de carence et diverses maltraitances de retrouver sa place au sein du système familial lorsqu’il en est retiré par placement judiciaire et que le travail avec la famille n’est que très succinct ou parfois très moralisateur ?

A travers cet écrit, j’ai tenté de répondre à certains questionnements qui s’étaient imposés à moi, soit par mes expériences professionnelles antérieures à la formation, soit par des éléments constitutifs de mon stage à responsabilité éducative. En abordant les évolutions identitaires de la femme, et de la mère en corrélation avec celle du système familial, je pense que cela permet la mise en relief des avancées législatives mais aussi les représentations sociales. Il est vrai que le statut de la femme a favorablement évolué sur certains domaines tels que le droit de vote, où plus récemment par sa place dans le monde politique.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Parole d’enfants, parole de parents pour une participation partagée : Une mutualisation des savoirs et des compétences
Dans un ouvrage exclusivement dédié à la question de la participation des usagers, L’UNIOPSS donne la définition suivante : « la participation des personnes en situation d'exclusion relève d'une logique où l'on fait « avec » elles, et non plus « pour » elles : elles prennent part à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation d'un projet, d'un service, d'une politique, afin que ceux-ci soient définis au plus proche de leurs besoins et contribuent le plus efficacement possible à leur insertion ». Si on se réfère à l’origine des mots, à leur étymologie, la notion de participation désigne « le fait de prendre part à une action collective, de s’associer pour être ensemble porteurs de projets, de propositions, de revendications (...) Ainsi la participation a comme objectif principal l’accès à une citoyenneté pleine et entière. » La question de la participation est pour l’éducatrice spécialisée en formation que je suis, une question sensible. Aussi ai-je souhaité construire mon projet de fin de formation sur cet objet. Par ailleurs, le cadre règlementaire construit depuis 2002 à ce sujet n’a cessé d’évoluer. Les récentes évaluations externes (66% des institutions SMS* sur le plan national en 2014)3, conduisent à penser l’intervention sociale à un tournant important de son histoire ; le renforcement de la question de l’empowerment, et l’impérieuse nécessité d’impliquer concrètement l’usager et sa famille dans son accompagnement pour aller vers une inclusion sociale dépassant la simple adhésion au projet personnalisé pour aller vers une co-élaboration et une co-construction de ce dernier. Cette dernière année de formation a été pour moi l’occasion de m’intégrer dans l’équipe éducative de l’Institut Médico Educatif (IME*) où j’ai effectué mon stage. Le Chef De Service Educatif (CDSE*) a souhaité, dans une perspective d’évolution de son service que la question de la participation des familles au projet personnalisé du jeune soit abordée. Profitant de ma position particulière d’étudiante (en lien avec l’IRTS*), il m’a demandé, avec le concours de l’équipe éducative de penser et d’agir cette question. Nous avons eu l’occasion de préciser cette demande et de la transformer en commande : Comment introduire les familles de manière participative, dans l’élaboration de la demande de séjour en hébergement séquentiel a visée éducative. Cette demande fait suite à un travail commandé lors de ma deuxième année, portant sur une analyse quantitative et donc statistique sur ce dispositif. Après un mois au sein de l’IME, j’ai intégré ce dispositif avec des représentations qui se sont par la suite déconstruites. Dans un premier temps, je me suis questionnée sur l’histoire de ce dispositif, son évolution depuis 2002 puis j’ai observé son fonctionnement et enfin procédé à des accompagnements. L’accueil des jeunes se fait après une demande de séjour où apparaissent les objectifs de travail, c’est à partir de cette demande que j’ai pu faire part de mes interrogations éthiques à l’équipe éducative : - Pourquoi les familles et les jeunes ne sont pas associés à la co-construction de cette demande de séjour ? - Pourquoi n’y a-t-il pas un modèle unique de demande de séjour ? - Pourquoi n’associe-t-on pas les familles ? - A quelle place peut prétendre la famille ? Certains professionnels ont énoncé des craintes (mises en garde) relatives à la place des familles dans l’accompagnement arguant du fait qu’elles pouvaient devenir envahissantes. Un débat s’est construit autour de cette question avec des points de vue différents et parfois opposés. Tout cela nous a conduits à réfléchir collectivement sur notre positionnement professionnel, sur l’ouverture de l’établissement.
L'internat pour jeunes sourds : un lieu pour s'entendre ?

C’est tout naturellement que je suis entrée en formation d’éducateur spécialisé. Mes activités d’enfant et d’adolescente, l’éducation que j’ai reçue m’y ont conduite avec évidence. Ma famille m’a transmis une ouverture d’esprit certaine et surtout une grande curiosité du monde qui nous entoure et des gens qui y vivent. De nombreux voyages et des relations multi-culturelles m’ont amenée à appréhender naturellement la différence, à l’accepter et à m’en enrichir. C’est, sans aucun doute, cet aspect de mon éducation qui m’a donné l’envie de m’orienter vers une profession sociale. Le fait d’avoir beaucoup travaillé en colonie de vacances et d’avoir eu l’occasion d’encadrer des enfants atteints de maladies ou de handicaps mentaux (dans le cadre d’une activité équestre) et, de ce fait, de côtoyer des éducateurs spécialisés, m’a fait choisir, plus particulièrement, ce métier. Avant d’entrer à l’IRTESS de Dijon, je m’étais fixé un parcours de formation.

Je souhaitais tout d’abord travailler auprès d’adultes atteints de handicap mental (pour avoir déjà côtoyé des enfants déficients mentaux, je m’interrogeais sur ce que leur proposaient les services médico-sociaux lorsqu’ils devenaient adultes). Ensuite, j’étais attirée par la communauté sourde que je connaissais déjà pour pratiquer la Langue des Signes Française (LSF) en association, depuis plusieurs années. Touchée par la problématique des enfants handicapés en général, et des sourds en particulier, ce n’est pas par hasard que je m’étais fixé comme objectif de travailler dans une institution pour jeunes sourds lors du stage long. Outre ma connaissance de leur langue et de leur communauté, je souhaitais mieux connaître le parcours de vie (et de développement) des personnes sourdes que je ne côtoyais qu’adultes.

Dé-peints-moi

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours trouvé une manière de laisser une trace de son passage. 10 000 ans avant Jésus Christ, des peintures relatant la vie des hommes marquaient déjà les murs des grottes. L’utilisation de la peinture a contribué à comprendre et à connaître l’histoire de l’humanité. La création de la photographie par le physicien Niepce (1765/1833) au XIXè siècle a permis à la peinture de prendre un nouveau sens. Avant cette découverte, les peintures représentaient des portraits de famille, mais aussi tout ce qui pouvait toucher de loin ou de prêt à la religion. La photographie remplace la peinture par ses possibilités de représentation fidèle et objective de la réalité.

Le rapport des adolescents avec le risque.
Pour moi, travailler le rapport au risque, c'est responsabiliser l'adolescent quant aux dangers qu'il va très certainement rencontrer dans sa vie de tous les jours. C'est également lui donner davantage de repères dans une société où les rites de passage officiels se sont estompés, où le parcours n'est plus clairement balisé. C'est aussi l'aider à avancer, progresser, vers une dimension positive. Je vais essayer de montrer ici pourquoi certains adolescents éprouvent des difficultés à combler le manque laissé par le progressif deuil d'une enfance que certains fuient et que d'autres regrettent. Soulever certains problèmes avec ces jeunes m'est apparu assez difficile, c'est pourquoi j'ai l'impression que l'éducateur, s'il veut se faire entendre et comprendre, doit mettre en œuvre une approche élaborée de patience, d'écoute et de compréhension. Émettre un jugement sur l'adolescent peut se révéler source de conflit ou de rupture de communication, aussi est-il important d'apprendre à le guider en réussissant à le convaincre plutôt que de le contraindre.

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