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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Dossier de Pratiques Professionnelles (DPP) : Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addiction (CSAPA)

Dossier de Pratiques Professionnelles (DPP) : Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addiction (CSAPA)

Les unités du CSAPA sans hébergement accueillent au quotidien (sauf  le week-end) toutes personnes qui ont un usage problématique de substances psycho-actives licites ou illicites et de produits associés mais aussi des addictions sans substances (le jeu par exemple) ainsi que, le cas échéant, leur entourage.

Chaque personne est accueillie de façon anonyme et peut bénéficier de prestations gratuites dispensées par le Centre. Cet accueil est fondé sur la libre adhésion et le volontariat. Toutefois, il est possible que la personne soit contraint de nous rencontrer (injonctions thérapeutiques, contrôle judiciaire, obligation de soin, stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de stupéfiants, …) c’est dans ce cadre contraint qu’il appartient aux travailleurs sociaux de transformer le caractère forcé de cette démarche vers un projet porteur de sens pour eux et d’aboutir, si possible à une prise en charge volontaire et durable.

Car s’il est vrai que l’on voit bien souvent l’aspect médical par la mise en place d’un traitement de substitution au  sein du CSAPA, il n’en est pas de même pour le rôle  et la place de l’éducateur au sein de la structure car il est le seul à ne pas travailler dans le champ du « soin ».

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Instaurer une relation éducative se manifeste parfois simplement dans la présence, le simple fait d’être  dans l’écoute, l’empathie, savoir observer, entendre l’autre dans ce qu’il a de singulier afin d’envisager le meilleur accompagnement, l’éducateur prend ainsi en compte la relation dans toutes ses dimensions (physiologiques, corporelles, émotionnelles, psychologiques, cognitives, sociales, culturelles, …). C’est dans ce temps de la rencontre et de la relation qu’il contribue à donner sens et valeur aux vécus, qu’il fonde ses actions et ses hypothèses de travail. Cela nécessite que nous les « éducateurs » soyons là pour l’autre, que nous considérions la personne qui franchit le seuil du centre en lui donnant de la place dans ce lieu ici et maintenant en lui permettant d’  « être » et par conséquent d’ « exister ».

Dès mon arrivée,  je suis par conséquent allée au devant de ce public encore méconnu afin de me présenter et d’engager le processus relationnel. C’est ainsi que j’ai rencontré Anthony vêtu de couleur vive  portant chapeau,  lunette et poncho : une personne atypique comme certains le nomme au sein de la structure. Je précise qu’Anthony, âgé de 54 ans, est une figure emblématique du SATO, en effet suivi depuis 2003 pour poly consommation, son addiction date de plus de 30 ans,  il a expérimenté à peu près tout ce qui peut se trouver sur les marchés parallèles avec un usage nasal et injecté.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Dossier partenariat et réseau à l'ASE
À mon arrivée à l’ASE, l’équipe m’a expliqué comment accéder aux dossiers des usagers. Pour chaque dossier existe une « fiche partenaire » où figurent les parents. Intriguée par ce statut donné aux parents, dans le cadre de la protection de l’enfance, et l’utilisation du mot « partenaire » par l’équipe pour désigner tous les acteurs travaillant autour de l’enfant, je sens un décalage dans la nature de ces deux partenariats. Ce dossier est l’occasion non pas de donner une définition unique du partenariat mais tenter de savoir ce qu’est le travail en partenariat en construisant un projet utilisant ce moyen. Dans une première partie, je m’attacherai à conceptualiser mon lieu de stage, à savoir l’Aide Sociale à l’Enfance, tout en présentant les partenaires, le territoire et le public. La seconde partie présentera un projet que j’ai pensé autour d’une famille portugaise. Le thème central de ce projet est l’interprétariat. Ce projet n’a pu voir le jour. La troisième partie sera consacrée à l’évaluation de mon projet au regard de ma démarche et de ce que ce projet aurait pu apporter aux acteurs et aux usagers.
Réseau et Partenariat au Québec
Actuellement en formation d’éducateur spécialisé, j’ai pu repérer, lors de mes différentes expériences quelques bénéfices du travail en partenariat : L’ouverture des établissements permet d’abord de ne pas stigmatiser les personnes accueillies en institution. Ces dernières peuvent l’être sur un territoire, par le lien direct à la structure. Si l’on ne donne pas l’occasion à la population de rencontrer les personnes accueillies, cela n’impulsera pas leur inclusion dans la société. Or, c’est une des missions du travailleur social que de participer à cette inclusion. Ensuite, cela permet de compléter les compétences de l’équipe pluridisciplinaire de l’établissement. Un professionnel ou une équipe ne peut pas répondre à elle seule à l’ensemble des besoins et désirs des personnes accompagnées. Il est donc nécessaire de faire appel aux ressources du territoire pour garantir un accompagnement complet des personnes. Enfin, ce travail conjoint amène à prendre du recul par rapport aux situations ou populations accueillis pour mieux répondre à leurs besoins et donc, favoriser une possibilité d’accompagnement complète de la population. De plus aujourd’hui, s’unir avec les autres acteurs du territoire est devenu une obligation légale à travers différentes lois. Par exemple, celle du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale « marque la volonté explicite des pouvoirs publics de favoriser le développement des réseaux en leur accordant une légitimité accrue ». L’intérêt du réseau et des partenaires est donc à mon sens, facilement justifiable, néanmoins, il ne suffit pas de connaître ces potentiels bénéfices pour mettre en pratique ce travail ensemble. Il faut comprendre les dynamiques des relations entre les personnes ou les institutions afin d’être capable, par la suite, de s’adapter et d’être efficace avec les différents acteurs du territoire. En ce sens je débuterais mon travail en définissant ce qu'est un partenariat, ce qu'est un réseau, et mon lieu de stage de deuxième année. Ensuite, en m’appuyant sur des observations de cette expérience au Québec, j’analyserais un partenariat plus en détail afin d’étayer ma réflexion sur ce sujet. Enfin j'apporterais des propositions d'amélioration et d'évaluation liées à ce travail conjoint. L’accueil très hétérogène de l’organisme explique en grande partie la diversité du réseau et des partenaires. En effet, les partenaires seront différents entre un jeune qui rencontre des problèmes d’addictions et une mère de famille qui est suivie par la Direction de la Protection de la Jeunesse. De plus, cette diversité est induite par le fait que les acteurs du réseau peuvent devenir des partenaires et inversement selon les situations des jeunes accueillis. Par exemple, une crèche est dans le réseau car l'organisme a déjà travaillé avec elle et les deux institutions sont membres de la même table de concertation. Elle devient partenaire lorsqu'un des enfants du volet jeune parent y est inscrit et qu'il y a un besoin de suivi du développement de ce dernier ou de suivi de la relation mère-enfant. C'est d'ailleurs peut être cela qui peut expliquer la vision du réseau et du partenariat de mes collègues. En effet, ces notions ont engendré un échange intéressant entre les idées québécoises et françaises. Les membres de l'équipe que j'ai interrogé sur ce sujet m'ont renvoyé que la différenciation n'était pas présente au sein de l'organisme. Il est plutôt évoqué différents niveaux de réseau : l'un très large qui rassemble tous les organismes communautaires de l'île à qui on peut s'adresser en cas de besoin sans nécessairement les connaître. Le deuxième niveau de réseau selon eux, concerne les organismes avec lesquels les liens sont plus étroits, aussi les partenaires selon ma définition que les membres du réseau, sans différenciation. Ce travail ensemble est très présent dans le quotidien des professionnels de cet organisme, il est en effet rare qu’un jeune soit accompagné uniquement par nos services.
Cadre de vie et quotidien « Le temps des devoirs »
De l'enfant victime à l'enfant délinquant, de l'enfant exubérant à l'enfant mutique, de l'enfant souffrant à l'enfant rageur, de l'enfant rejeté par sa famille d'accueil à l'enfant rendu par une institution, du premier placement à celui qui dure depuis la plus « tendre enfance », les raisons d'accueil des jeunes sur ces services sont diverses. Les situations vécues par les jeunes accueillis au sein du foyer sont d'une grande diversité. Regroupé sous le vocable « d'enfants en danger », ils présentent tous des problématiques particulières. Certains ont vécu au sein d'un environnement familiale pathogène ou disloqué (maltraitances, abus sexuels, négligences, carences affectives, alcoolisme, problèmes psychologiques...). Certains arrivent après une rupture dans leur famille d'accueil ou dans l'établissement spécialisé qui les accueillaient. Tous on vécu ou sont en train de vivre une rupture ou une séparation avec le milieu familial. Par conséquent le travail autour de la relation avec les familles est incontournable.
L'instabilité, trouble du comportement et de la personnalité
Il existe normalement une certaine instabilité chez l'enfant dans les premières années de sa vie, souvent à partir de l'âge de la marche. Elle accompagne ce besoin de l'enfant d'explorer le monde qui l'entoure mais aussi de découvrir son propre corps et ses multiples possibilités. Cette instabilité "physiologique" se prolonge en général jusqu'à 4 ans, voire plus. Si une certaine instabilité est physiologique chez les jeunes enfants qui ont un besoin naturel de bouger et ne soutiennent également pas leur attention de façon prolongée, l'instabilité psychomotrice, quant à elle, est connue depuis les premières décennies comme l'un des motifs de consultation les plus fréquents en psychiatrie de l'enfant. Tantôt la demande vient de la famille, en particulier chez les enfants d’âge préscolaire, tantôt de l’enseignant qui pousse souvent les parents à consulter, en centrant alors souvent ces remarques sur l’instabilité de l’attention plus que du comportement. D’emblée se révèle par ces plaintes la double polarité de l’instabilité : le pôle moteur et le pôle des capacités d’attention.

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