LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Autre

Le jouet du prédateur

Le jouet du prédateur

L'être humain, selon les psychologues et les neurobiologistes, serait conditionné pour redouter certaines situations et pour en apprécier d'autres. De telles phobies et de telles préférences, variables d'un individu à l'autre, seraient enracinées dans l'enfance et détermineraient en partie les rejets ou les choix irrationnels. Qui plus est, certains événements laissent parfois une empreinte indélébile sur le psychisme : le fait d'avoir vécu une situation très difficile dans sa vie personnelle ou professionnelle pourrait modeler les circuits cérébraux, suscitant la crainte irraisonnée d'être à nouveau confronté à des situations analogues, de revivre les mêmes peurs et les mêmes angoisses.

Le mécanisme de conditionnement de la peur atteint son paroxysme dans le traumatisme psychique, une situation de choc émotionnel vécu par exemple dans un accident, un viol ou un attentat : la situation est tellement intolérable que le cerveau réagirait exagérément à tout élément évoquant l'instant dramatique, car des circuits, dans ses structures profondes, seraient configurés de façon définitive.

Catégorie: Fiche de lecture
Type de fichier: application/pdf
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Les politiques de la ville : CLAUDE CHALINE
Cet ouvrage traite des politiques de la ville et des 1500 quartiers, 6.5 millions d’habitants dans environ 250 agglomérations les plus touchés par des dysfonctionnements sociaux. Claude Chaline se base sur les territoires les plus concernés par les politiques publiques pour nous faire part des observations relatives au malaise social et à la précarité que témoignent ces quartiers. Avant tout, l’auteur définit en précisant les origines de la politique de la ville avec ces différentes interprétations. Il nous apporte une analyse des déterminants de la politique de la ville par la lutte contre l’exclusion et contre les nouvelles formes de pauvreté. Ensuite, il fait une analyse des actions de l’urbanisme qui comprend trois volets : l’économie, le social et le cadre de vie et nous apporte une évaluation des effets, des bénéficiaires et des dépenses de l’argent public (40 milliards d’euros depuis 15 ans).
L'échec de la protection de l'enfance en France : BERGER Maurice
Le dispositif de la protection de l’enfance coûte chaque année pas moins de cinq milliards d’euros aux contribuables français. On dénombre quelque 270 000 mineurs concernés par ce dispositif. Pourtant cet effort important consenti par les pouvoirs publics en faveur de la protection de l’enfance semble inefficace, puisqu’une multitude de rapports d’experts (une dizaine entre 2000 et 2006, dont 3 de l’IGAS) sont venus en pointer les dysfonctionnements, et partant en exacerber les critiques. Celles-ci concernent essentiellement la complexité de l’organisation du dispositif conjuguant des finalités parfois antithétiques, voire même inconciliables, savoir d’un côté la protection de l’enfance en danger, de l’autre, les droits des parents et le soutien à la parentalité. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’ouvrage de Maurice BERGER, intitulé : l’échec de la protection de l’enfance, publié dans sa première édition en 2003. Sous la forme d’un véritable réquisitoire, Maurice BERGER dénonce, (outre l’inefficacité de ce dispositif, qu’il qualifie volontiers de « bateau ruineux à la dérive » et « d’irrémédiable gâchis »), la nuisance de celui-ci, non seulement, au regard de l’enfant qu’il ne protège guère, voire même dont il aggrave les déficiences, mais aussi au regard de la société, qui à terme, supportera la charge durable de ces «inadaptés en tout genre», qu’aura engendré un tel dispositif.
La Société des Individus : Norbert Elias
Né en Allemagne dans une famille juive en 1897, mort aux Pays-Bas en 1990 à l’âge de 93 ans, Norbert Elias se forme à la sociologie après des études de médecine et de philosophie, puis il enseigne en Angleterre où, fuyant l'Allemagne nazie, il s'est réfugié avant la Seconde Guerre mondiale, après une vaine tentative d'installation en France. La réception de l'œuvre d'Elias fut brouillée par ces avatars de l'histoire : ce n'est qu'à partir de la fin des années soixante que ses ouvrages commencent à être traduits en français. Ils portent sur l'histoire de l'autocontrôle de la violence et l'intériorisation des émotions (dans des domaines aussi divers que les manières de table, le sport, la musique, les rapports entre les sexes ou la mort) ainsi que sur les conséquences d'une redéfinition des relations d'interdépendance (dans le rapport au temps, au groupe de référence ou à la situation) qui ouvre à une véritable “ révolution copernicienne” en sociologie
Stigmatisation sociale - CROIZET & LEYENS
Dans leur livre intitulé Mauvaises réputations – Réalités et enjeux de la stigmatisation sociale paru en 2003, Jean-Claude CROIZET et Jacques-Philippe LEYENS nous dressent les dernières recherches menées en matière de stigmatisation. Bien que ce thème ait déjà été abordé de nombreuses fois par les experts de la sociologie et de la psychologie, l’originalité du travail des deux psychologues CROIZET et LEYENS, demeure dans le fait qu’ils recherchent le regard des stigmatisés face à leur propre situation, et non plus seulement celui de ceux qui créent, concourent et alimentent les situations de stigmatisation (les « dominants ») à l’égard des porteurs de stigmates visibles ou non.

Connexion

Abonnement

Recherche