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Tsiganes et non tsiganes "je" et "enjeux" de stéréotypes

Tsiganes et non tsiganes

Mon histoire est habitée par ceux que l’on nomme « Tsiganes », « Gitans », « Roms » ou « Manouches ». Symboles d’un imaginaire collectif, ils oscillent entre répulsion et fascination, exclusion et intégration. Prisonniers d’une vision stéréotypée (qu’eux-mêmes nourrissent), ils cristallisent les processus de stigmatisation. Ils interpellent cette volonté inéluctable à les considérer comme composantes d’une « Grande communauté », en un mot, à les uniformiser. Largement relayée par les médias, cette appréhension globale élude leurs identités plurielles. On oublie trop souvent qu’avant d’être « Tsiganes », ils sont tout simplement porteurs d’une histoire individuelle et collective.

En somme accepter cette altérité menaçante à part entière, comme « être » à part entière serait risquer de voir la périphérie devenir le centre, risquer d’altérer les fondements mêmes d’une vision normée et normative. Cette crainte se justifie d’autant plus lorsqu’il s’agit de « La communauté Tsigane ». La mélopée évoque, en effet, élogieusement et illusoirement la « Cohésion familiale, la solidarité et l’intergénérationnalité ».

Catégorie: Autre
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Toutefois, c’est à une lecture métapsychologique freudienne (dynamique, économique et structurale) des conflits, pulsions, défenses et symptômes que j’ai commencé à m’intéresser au cours de ce stage et avec laquelle je souhaite maintenant me familiariser. Il me paraît également indispensable d’entamer un travail d’analyse personnelle « tant il est vrai que notre comportement dans l’entretien et plus encore notre perception même de ce qui s’y joue sont en partie conditionnés par tout ce qui a tissé, depuis notre enfance, les structures de notre propre inconscient » (Chiland, 2008, p 155).

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