LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Rapport de stage

Afficher :
Ce CSST appartient au groupe SOS Drogue Internationale depuis 1998. Ce groupe œuvre dans le domaine de l’aide et du soin aux usagers de drogues et de la lutte contre les toxicomanies. Le CSST Danielle Casanova a une équipe pluridisciplinaire composée d’une chef de service, d’une secrétaire, de trois infirmières (deux sont à la distribution de traitement de substitution et autres et la troisième s’occupe exclusivement de la consultation hépatite), d’un médecin, d’une psychologue, une assistante sociale et deux éducatrices à mi-temps. Le centre a une file active d’usagers d’environ 500 personnes. Chacune d’entre elle bénéficie d’une prise en charge médico-psychosociologique individualisée et est suivie par un référent qui peut être soit une infirmière, soit un travailleur social.
Je souhaitais tout d’abord découvrir le secteur de la Protection de l’Enfance que je méconnaissais quasiment. Mon objectif était donc d’identifier le mode de prise en charge, la mission de l’institution, le rôle des intervenants extérieurs, des partenaires et des organismes de tutelles. Mais également de travailler avec les familles dans le soutien à la parentalité (autant que possible et que nécessaire), et de travailler enfin auprès des usagers cette « fameuse » RELATION EDUCATIVE, cette relation dite de confiance que l’éducateur doit savoir instaurer pour travailler avec un individu. Enfin dans le cadre de mon stage j’ai souhaité mettre en place un projet basé sur des temps en groupe de partage d’activités, balades, jeux, le tout pour passer un moment différent ensemble.
Tout d’abord, il me semble nécessaire d’expliquer le choix de mon orientation pour ce premier stage. Comme son intitulé le précise, ce stage doit être une « découverte », découverte d’un public, découverte d’une technique éducative, pour ma part j’ai opté pour un public qui me posait questions et pour lequel j’avais des représentations. En effet, jusqu’à présent je n’ai eu l’occasion de travailler qu’auprès d’enfants ou adultes handicapés mentaux et je me représentais les personnes polyhandicapées comme des personnes avec lesquelles il y avait peu de possibilités. Mais, les représentations, bien que légitimes, sont souvent bien loin de la réalité. Sachant cela, j’ai voulu confronté les représentations que je me faisais du travail de l’éducateur spécialisé auprès d’enfants infirmes moteurs cérébraux à la réalité du terrain.
J’ai eu envie de faire un projet s‘intitulant « et demain?», dans mon lieu de stage, sous forme de tableau planifiant le week-end. Ce planning du week-end sera sous la forme d’une grande fresque où seront notés: Les jours du week-end (vendredi, samedi, dimanche), avec une colonne pour chaque jour. Une délimitation entre le matin et l’après-midi. En début, de chaque week-end, l’éducatrice s’occupant du groupe fera avec les enfants « le planning du week-end », en y collant des aimants représentant les activités et le menu du week-end. Mon objectif est de mettre en avant leurs capacités de développer leurs créativités. Car, pour des raisons de manque de personnel … ont les laissent bien souvent sans activités (TV, ou bien feuille de papier et feutres …). Les enfants sont en demande de savoir ce qu’on va faire … (« on fait quoi? », « on mange quoi? »)
En formation d’éducateur spécialisé depuis quelques mois et ne justifiant que de quelques courtes expériences dans le secteur social, j’ai choisi de faire mon stage auprès du public de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ce public sujet à de nombreuses difficultés sociales m’a semblait intéressant pour une première approche du milieu. De plus, l’ensemble de l’ASE est un maillon important du secteur social en France. J’attendais donc de pouvoir en découvrir le fonctionnement général. Mon choix s’est orienté vers un foyer départemental de l’enfance : se situant au confluent des nombreux partenaires de l’ASE, ce type d’établissement m’intéressait plus particulièrement car je souhaitais découvrir le rôle de l’éducateur d’internat, la spécificité de la prise en charge en institution et le fonctionnement global d’un tel foyer. Mon envie de connaître le secteur adolescents m’a amené à effectuer mon stage dans un service de jeunes filles âgées de 14 à 18 ans. Il s’agît d’un souhait motivé par la méconnaissance que j’ai j’avais alors de ce public malgré un projet professionnel en lien avec celui-ci.
Problématiques des jeunes accueillies Le placement peut être motivé par : -Des carences graves d’éducation (manque de cadre, d’un environnement relationnel stable…) -Des conflits importants entre la jeune et ses parents, -Des violences intra familiales, -Une fragilité psychique et/ou sociale des parents, -L’impossibilité des parents à assurer l’éducation de la jeune (Décès, absence - c’est le cas notamment des jeunes mineures isolées -, maladie grave, déficience mentale, addictions diverses, incarcération…)
Suite au recueil de données, il m’est demandé de travailler sur la notion de relation éducative. Je vais ici rendre compte de mes observations et de ma participation à une relation avec une jeune fille du groupe : Noémie. Je tiens à préciser que pour préserver l’anonymat de l’enfant, le nom qui lui est ici donné est un pseudonyme. Dans un premier temps, je décrirais la situation de Noémie, la relation en elle-même, avec un acte précis. Puis, je tenterais d’établir une réflexion selon quatre axes de travail à propos de cette relation éducative singulière.
La Cie du Baron Perché est une association Loi 1901 installée à Rouen qui s’est spécialisée dans l’animation Cirque. L’équipe qui a crée « Le Baron Perché », en 1997 est essentiellement constituée d’animateurs, de directeur de vacances et de bénévoles qui pour la plupart sont des étudiants. Cette association a pour but de développer les arts de cirque et de rue dans la région normande et c’est dans cette optique que le public concerné est très large (les enfants solarisés ou en activités extrascolaires, les étudiants, les adultes et les handicapés). Elle a également pour objet de faire connaître et d’enseigner les arts du cirque ainsi que les métiers du spectacle en général par tous les moyens possibles en privilégiant la formation et l’animation.
La rencontre de J et G lors d’une visite chez leur famille d’accueil m’a interpellée et déstabilisée et m’a amenée à me questionner sur la place que je pouvais prendre dans la relation éducative avec ces 2 petites filles. Cette visite était prévue pour évoquer le vécu familial de ces 2 jeunes filles et leur évolution depuis le placement. Cette rencontre a été très riche de réflexions autour de la place que je pouvais prendre au sein de la relation éducative. Ainsi, j’analyserai mon attitude éducative dans les 2 temps de cet entretien en me référant aux différentes théories concernant la place de l’éducateur dans la relation, le jeu comme support à la relation et l’importance du lieu pour rentrer en communication. Enfin, je mettrais en sens mon action éducative auprès de J et G.
Au cours de mon expérience professionnelle, j’ai travaillé dans une MECS (Maison d’Enfants à Caractère Social) accueillant des garçons âgés de 13 à 19 ans, j’étais plus précisément sur le groupe des 13-15 ans. Ces jeunes avaient tous des problèmes familiaux allant de la difficulté familiale à la maltraitance physique et psychique. A travers cette expérience auprès d’adolescents, j’ai pu me rendre compte que la parole avait différentes fonctions et me permettait d’appuyer ma pratique éducative sur mes propos. De plus, lors de mon deuxième stage de découverte, j’ai travaillé dans un foyer occupationnel auprès d’adultes présentant une déficience mentale. Je me suis ici questionné sur les limites de la parole comme support à l’accompagnement éducatif que je pouvais avoir auprès de ces adultes. En effet, certaines fois leur compréhension était restreinte et l’échange n’était pas toujours évident.
Le « 105 » dispose de 4 postes éducatifs à temps plein et de 1.20 poste de veilleurs. L’équipe se compose de 2 éducatrices, d’un éducateur, d’un moniteur éducateur en cours de validation des acquis de l’expérience, d’une psychologue et d’un chef de service, présent sur les temps de réunion, c’est à dire le mardi après midi. Ce temps permet de rendre compte des situations passées la semaine, de prendre des décisions ensemble. L’éducateur intervient généralement de 17h à 22h30 auprès des jeunes du 105. Cette structure à la particularité de fonctionner avec des éducateurs qui interviennent de façon individuelle. Le support écrit est alors privilégié (cahier de liaison). C’est un outil éducatif qui permet la cohérence entre les différentes décisions prises par les éducateurs. Les éducateurs sont chargés d’élaborer et de porter le projet du jeune, de gérer le budget des jeunes, de faire respecter un cadre, d’être en relation avec la famille etc.
C’est au sein d’une maison d’enfants à caractère social que j’ai effectué mon stage de découverte de troisième année, et plus particulièrement avec le groupe des grands et grandes (entre 15 et 19 ans). La structure d’accueil et son histoire. Cette association née de la résistance en 1943, notamment par Edmond de Rothschild, pour protéger les enfants juifs de la déportation. A partir de là, un travail de liens permanents avec les enfants sauvés a commencé. Il a fallu trouver rapidement des familles d’accueils et des moyens pour les payer. Quand la Shoah s’est arrêtée, il a fallu se retrouver. A ce moment, des centaines d’enfants étaient orphelins (leurs parents n’étant pas revenus des camps). Les résistants ayant promis aux parents de s’occuper de leurs enfants quoi qu’il arrive, l’association a créé 17 maisons d’enfants dans toute la France. Pourtant personne ne pensait avoir les qualités requises pour s’occuper de ces enfants, donc il a fallu former très rapidement des éducateurs, pour soutenir ces enfants et pour les guider vers l’âge adulte dans les meilleures conditions possible
Le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Riquet est un établissement encore jeune. Non seulement sa création est récente (1999), mais ses missions et le travail éducatif sur le mode d'un hébergement d'urgence, avec le public qu'il accueille en priorité, étaient, il y a peu de temps, rares et fortement teintés d'expérimentation. En effet, encore aujourd'hui l'accueil et le soutien aux personnes les plus exclues, les plus marginalisées, doivent beaucoup à la volonté d'associations caritatives et humanitaires. Le bénévolat y occupe une grande place. Depuis la mobilisation de l'abbé Pierre en 1954 avec Emmaüs , soutenue plus tard par celle de Coluche avec les restos du cœur , puis encore cet hiver par les enfants de Don Quichotte ,l’accueil hivernal est encore aujourd'hui le prétexte à la mise en place d'un dispositif d'hébergement d'urgence. Une mise à l'abri des plus démunis qui ne vise essentiellement que la survie grâce à la bienveillance et aux dons de la société civile.
J’ai choisi d’effectuer mon stage d’observation de première année dans le champ du handicap et plus particulièrement dans l’Institut Education Motrice Paul Durant Viel de Saint Martin du Bec afin de découvrir ce secteur. J’avais comme objectifs de découvrir le public, de comprendre le fonctionnement de l’établissement ,de suivre un éducateur spécialisé pour connaitre sa fonction au sein du centre, travailler en équipe pluridisciplinaire et de savoir utiliser les différents outils (carnet de bord, synthèse...) Paul Durand Viel est un institut d’éducation motrice géré par l’APF qui accueille 70 enfants adolescents et jeunes adultes de 5 a 20ans, en internat de semaine ou en semi internat. Les jeunes gens accueillis présentent tous une déficience motrice plus ou moins importante nécessitant fauteuils, appareillage divers, scolarité adaptée et accompagnement éducatif L’établissement est situé à 17 km du Havre, dans un petit village Saint Martin du Bec. L’établissement fonctionne autour de 3 sections bien distinctes. La section des enfants dont le principal objectif sera la scolarité quand elle est possible et la rééducation, comprenant entre autres la kinésithérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie La section des adolescents dont le souci sera le choix et la maturation d’un projet d’avenir (c'est-à-dire de savoir leurs désirs, vivre en foyer, ou a domicile...) La troisième est la section Médico éducative sera la section qui nous intéressera le plus précisément.
Le travail d’éducatrice en IMP demande une attention permanente, une disponibilité psychique et une présence physique surtout avec les petits qui ne sont pas très autonomes. Au quotidien, sa priorité est de veiller au bien-être et à l’épanouissement des enfants. L’éducatrice se trouve toujours en situation d’observation du comportement de l’enfant, dans son milieu et utilise les situations de la vie quotidienne comme support principal de toute action d’aide éducative. Ces situations servent de voie d’accès à la problématique de l’enfant et sont comme autant d’ouvertures au projet individualisé.
J’ai effectué mon stage de formation dans la province du Québec au Canada. Je suis intervenue dans un service appelé CLSC (Centre Local de Services Communautaires) que je décrirai dans le développement de cet écrit. Mon stage a débuté dans un service de Santé Mentale à Québec. Il consistait à accompagner à domicile des personnes souffrant de schizophrénie ou de troubles bi polaires. Malheureusement, je n’ai effectué que deux semaines dans ce service car la personne m’encadrant n’avait pas un diplôme équivalent à celui d’éducateur spécialisé en France et le travail effectué ne correspondait pas à mes attentes. En effet, le travail relevait de l’aide quotidienne pour effectuer des achats, aller chez le médecin etc. J’ai donc changé de lieu de stage au terme de ces deux semaines.
La situation évoquée concerne un adolescent que je décide d’appeler Tom. Tout d’abord, il s’agit d’un jeune faisant parti du groupe ou j’étais affectée. Je ne le connaissais pas bien car c’était la première période de stage, avant Noël. Tom a 17 ans, il est demi-pensionnaire. Sa maman culpabilise car il est déficient intellectuel moyen. Les faits se déroulent un vendredi à 13h30. Je terminais ma journée et comme tous les vendredis, je me rendais chez le chef de service afin de déposer le cahier de liaison du groupe. Tom est assis seul sur un parapet à quelques mètres de moi. Il ne bouge pas et il dit à l’institutrice « non, j’irais pas » sur un ton sec. Je ne suis pas au courant de la conversation.
Depuis 2000, l’association a fait du vieillissement de la population une préoccupation majeure. Sont reconnues personnes handicapées vieillissantes, selon la D.D.A.S.S. : « les personnes de 40 ans et plus, qui présentent au moins une déficience survenue avant l’âge adulte et une incapacité apparue avant 20 ans ». En 2007, le service du F.A.M. accompagne 15 résidents répondant à ce critère. En effet, à partir de 50 ans, les personnes handicapées mentales peuvent décliner rapidement de part leur pathologie et une lourde prise en charge médicamenteuse. La difficulté pour le personnel est « d’assurer la prévention de la dépendance, d’accompagner ces personnes ayant des pathologies liées au vieillissement et de gérer la fin de vie » . Alors quel accompagnement éducatif et social spécialisé est le plus adapté à ces personnes ?
1.Quelques définitions : Je pense qu’avant d’aborder les adolescents carencés affectifs, il est important de cibler certains termes comme adolescence, inadaptation et carence affective. - L’adolescence est une période du développement au cours de laquelle s’opère le passage de l’enfance à l’âge adulte. Durant cette période, il peut cependant y avoir une rupture du développement, c’est-à-dire une séparation brutale à un environnement, une séparation entre des personnes qui étaient liées… Les personnes ayant connu cette rupture du développement peuvent alors devenir des individus inadaptés.
Depuis 1980, l’association s’est développé et compte aujourd’hui différents services, dirigés par un même directeur, à savoir : - L’unité de vie transitoire qui est un C.H.R.S d’une capacité d’accueil de 20 lits avec une spécificité d’urgence. Cette structure accueil des hommes seuls en situation d’exclusion ou en rupture sociale avec peu ou pas de ressources. L’U.V.T propose un hébergement de nuit avec restauration matin et soir ainsi qu’un accompagnement social. Ce C.H.R.S dispose aussi d’un point d’accueil de jour pour toutes les personnes en situation d’urgence, en grandes difficultés sociales ou en situation d’exclusion. Cet accueil a lieu tous les matins de 9h00 à 11h00 et offre un service d’écoute, d’orientation, d’accompagnement sociale ou encore diverses prestations tels que l’accès à des douches, du café ou une possibilité de domiciliation postale.

Abonnement

Connexion

Recherche