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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les stratégies des éducateurs face au paradoxe.

Les stratégies des éducateurs face au paradoxe. Il n’est pas nouveau de mettre en relief les contradictions et les paradoxes de l’éducation ou du travail social. Il reste, néanmoins, intéressant d’en décrypter de nouveaux, notamment au sein d’une institution éducative qui va au-delà de l’école et de la classe : l’éducation spécialisée. Cette forme d’éducation est récente et en constante évolution, notamment en ce qui concerne ses pratiques, ses lois et son organisation. Certains secteurs travaillent avec le corps et ses constantes ont stabilisé leurs fonctionnements (l’aide aux personnes âgées et handicapées) autour de structures médicalisées et de personnels spécialisés. Est-il possible d’étendre ces évolutions aux secteurs de l’intervention sociale n’ayant pas pour mission de soulager les douleurs du corps ?

Suite à notre pré-enquête théorique et empirique qui viendra s’enrichir au fur et à mesure d’un approfondissement et d’un élargissement quantitatif et qualitatif de l’observation, nous espérons comprendre au mieux le travail des éducateurs avec des mineurs étrangers en situation illégale. Cette recherche s’inscrit dans la durée et nous attache particulièrement au terrain d’investigation : l’observation et le travail au contact des éducateurs autant que des jeunes étrangers sont riches en complexité. En admettant que notre pré-enquête soit une exploration limitée de la complexité qui s’offre à comprendre, nous pouvons faire émerger le sens qui sous-tend les pratiques et les stratégies des éducateurs.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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La Re-Co-Naissance de la femme victime de violences conjugales

La réalité des violences conjugales est un fait établi et connu depuis longtemps (même si il est parfois mal reconnu), néanmoins le travail effectué avec les victimes de ces maltraitances est beaucoup plus récent. En effet, la victimologie est une science qui s’est créée en se distinguant de la criminologie, Pendant de nombreuses années les scientifiques ont tenté de comprendre ce qui poussait telle personne à transgresser la loi et devenir criminel. Progressivement un nouveau regard est porté sur la victime, qui n’est plus étudiée pour mieux appréhender le phénomène criminel, mais pour que cette dernière retrouve une place dans la société en tant qu’acteur.

Ainsi, dans les années 80, un mouvement féministe prend son essor en France donnant naissance à des associations d’aide aux victimes, à la nouvelle victimologie de la réaction sociale, mais aussi à un droit des victimes. Cependant qu’entendons nous par victime ? Le mot victime du latin « victima » a été créé en 1495 et renvoie à une connotation sacrificielle. Dans les textes juridiques la victime n’a qu’une définition presque inexistante, il s’agit de partie lésée, de plaignant, de partie civile, de personne ayant subi un préjudice ou ayant personnellement souffert du dommage causé par l’infraction.

Des mineurs pas comme les autres

Quel statut pour les mineurs étrangers « sans-papiers » ? Sens et finalités de l’action éducative auprès des demandeurs d’asile mineurs isolés Depuis plusieurs années, on constate, en Europe, en France (notamment dans les grandes villes), une arrivée massive, de plus en plus importante de mineurs étrangers, « sans famille », qui ont fui leur pays d’origine, fuite due la plupart du temps aux conflits, aux guerres, aux conditions sociales et économiques très précaires rencontrées chez eux. Si l’on considère qu’un enfant abandonne rarement son pays, ses racines, par plaisir, son exil vers une société industrialisée et développée, apparaît comme une demande de protection du pays d’accueil (reconnaissance des persécutions, des traumatismes vécus) et correspond à l’espoir d’une vie meilleure. Historiquement en France, les premiers mineurs bénéficiant d’une protection furent les enfants juifs persécutés pendant la seconde guerre mondiale, puis plus tard dans les années 70 les enfants cambodgiens fuyant le génocide orchestré par Pol Pot pour trouver asile sur le territoire français.

L’histoire mondiale contemporaine et les conflits en divers lieux de la planète conduiront des enfants à arriver seuls sur notre territoire, des survivants pour la plupart : survivants des persécutions ethniques, raciales ou religieuses, du parcours d’exil, rescapés de l’embrigadement dans des milices (enfant-soldat), dans des réseaux mafieux de drogue et de prostitution, échappés des camps de réfugiés, de prisons, isolés de leur famille (parents décédés, disparus…). S’il est habituel d’entendre parler d’eux, en terme de mineurs isolés demandeurs d’asile, peut-être serait-il souhaitable de les définir comme des demandeurs d’asile mineurs isolés pour affirmer une première spécificité de leur statut de demandeurs d’asile ( lié aux persécutions, aux traumatismes, à la fuite, à l’exil…) à laquelle s’ajoute l’état de mineurs isolés (abandon, solitude, parents décédés…). Le régime juridique de ces mineurs est très complexe : il peut être fait appel au droit international privé du fait de leur nationalité étrangère, au droit administratif, aux règles du droit de la nationalité, au droit civil et aux conventions internationales (Convention de Genève, des Droits de l’Homme, des Droits de l’Enfant). A partir de mes recherches (lectures, documentations, rencontres avec des intervenants d’autres départements…) et grâce à des observations faîtes au SAPA et sur mon lieu de stage, j’ai pu constater, que les mineurs étrangers ne disposent pas tous d’un traitement égal (arbitraire de fait) suivant leur destination d’arrivée en France : ainsi selon que le mineur arrive à Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse, il ne bénéficie pas du même traitement quant à la possibilité ou non de saisir un juge pour enfants, un juge des Tutelles.

Il verra ou non son dossier de demande de reconnaissance de la qualité de réfugié déposé à l’OFPRA (Office français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides). Le droit commun, qui attribue à l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) la compétence en matière d’accueil et de protection des mineurs isolés en danger, est difficile à mettre en place dans la pratique. En effet, plusieurs départements, où se concentrent les arrivées, se doivent d’assumer la charge financière supplémentaire de ces accueils (que l’Etat pourrait assumer du fait des situations d’asile) et sont contraints de redéfinir les dispositifs et la compétence des travailleurs sociaux en charge de cette population spécifique. 

Dans quelle mesure l’affect peut-il servir d’outil à l’éducateur spécialisé dans la relation éducative ?

Lorsque j’ai commencé à chercher un sujet de mémoire, la question de la distance dans la relation éducative s’est imposée à moi. C’est un questionnement que j’avais avant d’entrer en formation et qui me tenait à coeur. En commençant à travailler sur ce sujet, j’ai essayé de comprendre ce qui m’interpellait réellement dans cette question. Je me suis rendue compte en tentant de faire un déroulement de ce questionnement au travers de mes trois années de formation et notamment des stages, que la notion d’affect ressortait. En fait, je pense que c’est la place des affects dans le travail de l’éducateur spécialisé qui est au centre de la question de la distance. Ces affects qui me semblaient, à mon arrivée en formation, être un handicap me semblent aujourd’hui être quelque chose de positif dont l’éducateur doit prendre conscience afin que cela devienne pour lui un outil de la relation éducative.

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