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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les stratégies des éducateurs face au paradoxe.

Les stratégies des éducateurs face au paradoxe. Il n’est pas nouveau de mettre en relief les contradictions et les paradoxes de l’éducation ou du travail social. Il reste, néanmoins, intéressant d’en décrypter de nouveaux, notamment au sein d’une institution éducative qui va au-delà de l’école et de la classe : l’éducation spécialisée. Cette forme d’éducation est récente et en constante évolution, notamment en ce qui concerne ses pratiques, ses lois et son organisation. Certains secteurs travaillent avec le corps et ses constantes ont stabilisé leurs fonctionnements (l’aide aux personnes âgées et handicapées) autour de structures médicalisées et de personnels spécialisés. Est-il possible d’étendre ces évolutions aux secteurs de l’intervention sociale n’ayant pas pour mission de soulager les douleurs du corps ?

Suite à notre pré-enquête théorique et empirique qui viendra s’enrichir au fur et à mesure d’un approfondissement et d’un élargissement quantitatif et qualitatif de l’observation, nous espérons comprendre au mieux le travail des éducateurs avec des mineurs étrangers en situation illégale. Cette recherche s’inscrit dans la durée et nous attache particulièrement au terrain d’investigation : l’observation et le travail au contact des éducateurs autant que des jeunes étrangers sont riches en complexité. En admettant que notre pré-enquête soit une exploration limitée de la complexité qui s’offre à comprendre, nous pouvons faire émerger le sens qui sous-tend les pratiques et les stratégies des éducateurs.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

L'autisme le silence

L’autisme aujourd’hui, grâce en partie à l’action d’associations de parents puissantes, jouit (pourrait-on dire) d’une certaine notoriété. Aux côtés des personnes souffrant d’un traumatisme crânien, les autistes bénéficient d’une loi particulière (et d’une circulaire) qui vient compléter les lacunes, en terme de prises en charge, de la loi du 30 Juin 1975. Le choix de mon stage est à inscrire dans cet engouement, qu’aujourd’hui, suscite la personne autiste. Son caractère éminemment énigmatique participe à cette explosion récente du souci qui lui est porté. Durant cette année passée auprès d’un tel public, je me suis efforcée de comprendre quels pouvaient être les besoins spécifiques et quels outils éducatifs je pouvais mettre en place afin d’y répondre.

Dès le mois de Mars 1999, mon intérêt s’est tourné vers les difficultés de communication dont les autistes pouvaient souffrir. Ainsi, dans cet écrit de fin d’étude, j’aspire à présenter un outil éducatif, pour le moins original, le silence, qui tente de répondre à cette difficulté particulière dont souffre la personne autiste : celle d’une impossible communication. Or, tout au long de ma formation, (et de mes différents stages plus particulièrement), je me suis interrogée sur les qualités de la parole dans l’acte éducatif et aussi sur les difficultés qu’elle engendre bien souvent. Comment, en effet, aider des adolescentes murées parfois dans un certain mutisme à dire quelque chose de leurs souffrances ? Qu’en est-il aussi de la compréhension de notre parole qui, parfois, sanctionne, auprès d’enfants lourdement handicapés mentaux ? Et enfin, quel sens à notre parole auprès d’adultes autistes ?

L'internat pour jeunes sourds : un lieu pour s'entendre ?

C’est tout naturellement que je suis entrée en formation d’éducateur spécialisé. Mes activités d’enfant et d’adolescente, l’éducation que j’ai reçue m’y ont conduite avec évidence. Ma famille m’a transmis une ouverture d’esprit certaine et surtout une grande curiosité du monde qui nous entoure et des gens qui y vivent. De nombreux voyages et des relations multi-culturelles m’ont amenée à appréhender naturellement la différence, à l’accepter et à m’en enrichir. C’est, sans aucun doute, cet aspect de mon éducation qui m’a donné l’envie de m’orienter vers une profession sociale. Le fait d’avoir beaucoup travaillé en colonie de vacances et d’avoir eu l’occasion d’encadrer des enfants atteints de maladies ou de handicaps mentaux (dans le cadre d’une activité équestre) et, de ce fait, de côtoyer des éducateurs spécialisés, m’a fait choisir, plus particulièrement, ce métier. Avant d’entrer à l’IRTESS de Dijon, je m’étais fixé un parcours de formation.

Je souhaitais tout d’abord travailler auprès d’adultes atteints de handicap mental (pour avoir déjà côtoyé des enfants déficients mentaux, je m’interrogeais sur ce que leur proposaient les services médico-sociaux lorsqu’ils devenaient adultes). Ensuite, j’étais attirée par la communauté sourde que je connaissais déjà pour pratiquer la Langue des Signes Française (LSF) en association, depuis plusieurs années. Touchée par la problématique des enfants handicapés en général, et des sourds en particulier, ce n’est pas par hasard que je m’étais fixé comme objectif de travailler dans une institution pour jeunes sourds lors du stage long. Outre ma connaissance de leur langue et de leur communauté, je souhaitais mieux connaître le parcours de vie (et de développement) des personnes sourdes que je ne côtoyais qu’adultes.

Du besoin de s'alimenter... au plaisir de manger. Le repas en institution: un enjeu

Lors de stages effectués en institution pour personnes handicapées mais également au cours de mes expériences professionnelles, j’ai été interpellé par le temps du repas et le déroulement de celui-ci. Il m’est arrivé plusieurs fois d’être surprise et même choquée tant par le contenu lui-même du repas que par son déroulement. Bien souvent le repas, alors qu’il devrait être un moment convivial se transforme en un moment de tension pour les usagers et les encadrants.

« L’éducateur en prison ! » Ou l’intérêt de la pratique de prévention spécialisée dans un lieu fermé.

Au cours de mon expérience en prévention spécialisée, j’ai eu à effectuer à de nombreuses reprises, des visites en prison pour rencontrer des personnes avec qui je travaillais au quotidien dans mon quartier d’intervention. Ces rencontres en milieu fermé sont d’un premier abord assez éloignées du travail en milieu ouvert et des prérogatives de la prévention spécialisée. Mes premières visites ont été assez difficiles car je ne savais pas comment appréhender cet environnement inconnu pour moi, je ne savais pas quelles orientations donner à ces visites hormis de maintenir un lien avec la personne détenue.

J’ai affiné au mieux ma pratique par une réflexion personnelle, des échanges avec mes collègues, les supervisions d’équipe, etc. Aujourd’hui, je souhaite profiter de ce mémoire pour organiser ces réflexions et les mettre en lien avec ma pratique ainsi qu’avec quelques éléments de recherche théorique.

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